1906 – Les indigènes du Congo Français – Quelques remarques psychologiques et sociologiques – Par Félicien Challaye

NDLR : Ce texte date de 1906, son auteur est considéré comme un humaniste anticolonialiste. Il y développe pourtant tous les clichés et poncifs qui pour beaucoup d’européens ont encore cours pour qualifier les noirs.

Les huit, neuf ou dix millions d’indigènes qui habitent le Congo Français se répartissent en plus de vingt-cinq peuplades, isolées les unes des autres et nettement distinctes, malgré le mélange de sang qu’entraîne nécessairement l’esclavage. Ces peuplades diffèrent au point de vue physique comme au point de vue moral ; de l’une à l’autre varient les habitations, les vêtements, les coiffures, les tatouages, les parures, les danses ; les mœurs ne sont point identiques ; enfin les langues présentent des particularités telles qu’aucune de ces peuplades ne comprend bien ses voisines.

Impossible de confondre les Gabonais, race affinée, voluptueuse et molle ; les Pahouins, sauvages et fiers, batailleurs et commerçants ; les Loangos, peuple de domestiques superficiellement européanisés ; les Batékés, grands aristocrates paresseux ; les Ballalis et les Bakongos, fins, vigoureux et actifs; les Bondjos, brutaux et sanguinaires…

Cependant on peut provisoirement négliger ces différences : il y a entre tous les noirs du Congo assez de ressemblances pour qu’on puisse caractériser en termes généraux leur vie psychologique et leur vie sociale,[i]

Les noirs du Congo appartiennent aux races les plus primitives qu’il y ait au monde. L’influence du milieu et celle de l’hérédité expliquent que leur sensibilité et leur intelligence soient restées rudimentaires.

Vivant en groupes peu nombreux, au sein d’une nature exubérante et féconde, les habitants de l’Afrique équatoriale trouvent autour d’eux, sans peine, les aliments dont ils ont besoin pour ne pas mourir de faim : fruits, racines, produits de chasse et de pêche.

La douceur du climat leur permet de vivre à peu près nus et de n’avoir pour habitation que des cases extrêmement simples. Satisfaisant sans grand effort le peu de besoins qu’ils ont, ils sont rarement sollicités au travail ; et d’ailleurs la lourde chaleur les incline à la paresse. Quelques occupations toujours identiques remplissent la vie des hommes, des femmes et surtout des esclaves : la chasse et la pêche, la guerre (autrefois surtout), la préparation de la nourriture, la confection des rares objets de première nécessité et des objets de parure; comme distraction principale, la danse. Dans ces villages isolés, séparés les uns des autres par d’immenses espaces ou d’impénétrables forêts, aucun événement ne vient rompre la monotonie de ces existences très lentes. Depuis un nombre incalculable de siècles, les mêmes forces agissent sur ces races pour les rendre paresseuses et comme somnolentes ; l’hérédité vient fortifier encore l’influence directe du milieu sur l’individu.

Dès lors, le noir peut être comparé au petit enfant et même à l’animal, tant sa vie psychologique est restreinte. Ce qui le préoccupe avant tout, c’est la satisfaction des besoins physiques ; c’est la nourriture et la boisson ; c’est aussi le plaisir sexuel. La sensation présente occupe presque tout le champ de ces consciences étroites. Peu de place pour le souvenir du passé ou la prévision de l’avenir.

Certes, l’habitude joue un grand rôle dans la vie monotone du noir : il tend à répéter identiquement, mécaniquement, les actes déjà accomplis. Mais il est peu favorisé au point de vue de la vraie mémoire ; ses souvenirs sont vagues, confus; il a peine à évoquer les images changeantes des temps écoulés ; il mêle à ce qu’il se rappelle ce qu’il imagine, et se laisse prendre lui-même à ses propres fictions. Il ignore jusqu’à son âge. Se souvenant mal de ce qui a été, il est incapable de se représenter à l’avance ce qui sera.

Ainsi l’exclusive sensation présente et le tyrannique désir de la jouissance immédiate chassent de ces petites âmes le souvenir du passé et l’attente de l’avenir. On comprend alors que les noirs du Congo n’aient ni sentimentalité profonde, ni art, ni science, ni véritable religion.

Ils n’ont qu’une vie sentimentale superficielle et mesquine. Ils se montrent naïvement égoïstes et vaniteux avec candeur. C’est de leur vanité que procède leur manie d’imitation : il faut les voir orgueilleusement porter un débris d’uniforme, un vieux chapeau, un képi troué, un unique soulier percé ! Les sentiments altruistes ne s’étendent pas au-delà d’un cercle restreint. La passion amoureuse est rare, et rare aussi la reconnaissance filiale. L’amour maternel seul est tenace et profond : « Le dévouement de la mère pour son enfant est entier, et de tous les instants. »[ii] Les autres sentiments sont beaucoup plus fragiles : l’amitié n’est qu’une camaraderie momentanée, la haine une crainte passagère. Trop souvent, le noir se montre dur envers ceux qui n’appartiennent pas à sa famille, à son village, à sa tribu. Trop souvent, il confond bonté et faiblesse. S’il manque de bienveillance, il a un assez clair sentiment de ce qui est juste : « Une punition sévère, infligée à propos, ne provoque pas le ressentiment. Notre indigène en admet très volontiers le principe, conforme à ses idées en matière de justice et d’autorité. »[iii]

Comme les autres sentiments de luxe, les sentiments esthétiques sont peu développés. N’ayant pas d’écriture, ils ne peuvent avoir de littérature écrite ; ils n’ont même pas de littérature orale. Les pères ne confient aux enfants aucune tradition sur le passé de leur race. C’est à peine si certaines peuplades content quelques fables très simples. Pas d’architecture, pas de peinture, pas de dessin. Les seules manifestations d’ordre artistique qu’on trouve chez eux, c’est la danse, sorte de mimique érotique; et c’est la musique vocale et instrumentale, l’une et l’autre primitives et monotones.

La science leur est encore plus étrangère que l’art. Ce n’est pas qu’à proprement parler les idées générales leur fassent défaut. Comme les animaux eux-mêmes, ils généralisent instinctivement, sous l’influence des nécessités pratiques ; ils distinguent les objets en utiles ou nuisibles; ils groupent les choses en catégories, selon qu’elles présentent des avantages ou des inconvénients analogues. (Les philosophes professionnels remarqueront que l’étude du sauvage confirme entièrement la nouvelle théorie de la généralisation exposée par M. Henri Bergson dans son admirable ouvrage Matière et Mémoire.) Seulement ces idées générales ne s’appliquent qu’à un nombre restreint d’objets matériels. Les mots imprécis expriment mal des idées vagues.

Surtout le noir ne se doute pas de ce que peut être une explication positive des phénomènes. Son anthropomorphisme naïf explique les événements de la vie, surtout la maladie et la mort, par la malveillance d’êtres humains, morts ou vivants. Il y a des jeteurs de sorts puissants pour faire le malheur d’ autrui. Dans beaucoup de peuplades, l’individu soupçonné d’avoir causé par ses maléfices la maladie ou la mort de quelqu’un doit boire un poison d’épreuve qui, selon la manière dont il est supporté, révèle la culpabilité ou l’innocence. Il y a des féticheurs (nganga) qui préparent ces poisons d’épreuve et prescrivent aussi les remèdes contre tous les maux de la vie, maladies ou accidents : ils indiquent par quels moyens magiques on peut obtenir une belle récolte ou une pêche abondante, éviter les voleurs, vaincre l’ennemi, rendre les femmes fécondes ou fidèles… Nul ne met en doute la puissance du féticheur. « La droite raison fait défaut à ces têtes mobiles, étourdies, versatiles, tout à l’impression du moment et que préoccupent seules les nécessités de l’existence. »[iv]

Incapables de science positive, les noirs de l’Afrique centrale n’ont même pas à proprement parler de religion. A peine trouve-t-on chez eux quelques superstitions primitives se rattachant à cette idée que les esprits des morts continuent à vivre autour de nous. Des revenants peuplent les ténèbres, jouent aux vivants les plus mauvais tours. Des fétiches animent la nature, et on peut les forcer à accomplir la volonté de l’homme par certains procédés magiques… Si quelques peuplades paraissent avoir l’idée extrêmement vague d’un être supérieur, conçu comme un homme très puissant, c’est peut-être sous l’influence lointaine de religions non autochtones : le christianisme, introduit au Congo dès le dix-septième siècle, et l’islamisme.

Ainsi, en Afrique équatoriale comme dans certaines îles de l’Australasie, l’individu qui naît en un petit village isolé ne reçoit de ses parents aucune éducation, ne doit aucune tradition à ses ancêtres; privé du secours de ceux qui l’environnent et de ceux qui l’ont précédé, il n’a aucune occasion de développer ses facultés intellectuelles et sentimentales. Réduit à sa seule expérience, il reste toute la vie un enfant. Ces races primitives, sans passé, appartiennent à la préhistoire : elles sont, pour ainsi dire, antérieures à toute civilisation.

C’est surtout le manque de tradition qui différencie profondément, au point de vue psychologique, les noirs des jaunes. Chez les jaunes, race supérieure, le culte primitif des ancêtres s’est développé en une religion philosophique très profonde, inspiratrice d’art, de morale et de moralité. Pour reprendre la belle comparaison du grand écrivain japonisant Lafcadio Hearn, le cœur des Extrême-Orientaux est comme recouvert de douces et précieuses enveloppes de courtoisie, de délicatesse, de patience, de désintéressement. Au contraire, l’âme des noirs est toute nue, comme leur corps.

Et ce qui distingue surtout les noirs de tous les blancs, quel que soit le degré de leur culture, c’est que chez tous les blancs la vie psychologique est nettement orientée dans le sens de l’avenir. Quelles tendances poussent les blancs à l’action? L’ambition, qui souhaite de futures jouissances, ou réclame de futurs triomphes ; la foi religieuse, qui espère une éternelle vie future ; l’enthousiasme humanitaire, qui rêve pour l’espèce humaine un progrès indéfini. Toutes ces forces sentimentales entraînent l’Europe blanche et la blanche Amérique vers une vie toujours plus active, plus rapide, plus intense. Au contraire, le noir, calme et fataliste, se satisfait de l’heure qui passe, sans rien demander au futur.

Pour résumer d’un mot la psychologie des trois grandes races humaines, on pourrait proposer cette formule : Les jaunes vivent dans le passé, les noirs dans le présent, les blancs dans l’avenir.

Au point de vue social, tous les rapports entre les indigènes du Congo sont évidemment et ostensiblement des rapports de force : le fort n’a aucun scrupule à dominer le faible; sa tyrannie ne s’enveloppe d’aucun prétexte ni d’aucune hypocrisie.

Le spectacle de la vie quotidienne suffit à éveiller cette impression. Vous rencontrez un homme et une femme allant ensemble d’un village à l’autre : c’est la femme, plus faible, qui porte les plus lourds fardeaux.

Vous rencontrez deux enfants : c’est le plus jeune qui porte tout, et le plus fort qui ne porte rien. Mon boy loango, que je ne frappe jamais, n’hésite pas à frapper mes porteurs bandas et mandjias ; et j’ai quelque peine à l’empêcher d’utiliser sur le dos de ses frères noirs la chicotte dont je me sers pour cravacher mon cheval.

La sociologie et l’histoire confirment ce que révèle le spectacle de la vie journalière. C’est par la force que les chefs de villages, grands ou petits, imposent à leurs sujets leur domination. C’est par la force qu’un puissant tyran noir, comme Rabah, a jadis réussi à constituer un vaste empire.

De là trois phénomènes caractéristiques des sociétés congolaises : la polygamie, l’esclavage, l’anthropophagie. Les noirs assez riches pour posséder plusieurs femmes ne manquent pas de s’offrir ce luxe-là ; la femme, outre ses devoirs conjugaux et maternels, remplit aussi l’office de servante, prépare les aliments, cultive la terre. Le mari verse une dot aux parents de sa femme, étoffes, bétail, perles, armes, poudre, etc. Il paye naturellement beaucoup plus une fille libre qu’une esclave. Si le mariage se dissout par la mort ou le divorce, la famille de la femme est tenue de rendre la dot. La femme étant considérée comme seulement prêtée à son mari par ses parents, les enfants lui appartiennent à elle et entrent dans sa famille.

L’homme libre possède des esclaves qu’il a achetés ou fait prisonniers à la guerre. Ce sont les esclaves, avec les femmes, qui font le peu de travail nécessaire à la vie : chasse, pêche, fabrication des tissus et des parures, [v] Il faut se garder de confondre l’esclavage domestique usité entre noirs en Afrique équatoriale avec l’esclavage pratiqué jadis par les blancs en Amérique et alimenté par les odieuses razzias des traitants. Jusqu’à l’arrivée des Européens, la condition des esclaves de case était plutôt douce au Congo : ils étaient bien traités en général, rarement brutalisés ; en échange d’un travail facile, ils recevaient la même nourriture, menaient la même vie, participaient aux mêmes réjouissances que tous les membres de la famille. Il y avait beaucoup moins de différence entre la vie de l’esclave et celle de son maître qu’il n’y en a entre la vie de l’ouvrier d’Europe et celle de son patron.

La plupart du temps, les esclaves n’avaient aucune envie d’être libérés. Un ancien administrateur de Brazzaville m’a conté qu’un jour il voit arriver au poste un esclave fugitif. L’esclave explique qu’il s’est enfui parce que son maître l’a battu. L’administrateur lui déclare qu’il est libre et qu’il sera nourri au poste, à la condition qu’il travaille. « Travailler? Mais je ne fais rien chez mon maître! » Et l’esclave se sauve, heureux de retrouver son maître noir.

Enfin l’anthropophagie est un des traits distinctifs de certaines tribus congolaises.

Qu’on ne se représente pas l’anthropophage comme une brute féroce, altérée de meurtre; c’est tout simplement un homme, parfois plutôt doux, qui préfère à la chair animale la chair humaine, « gibier de choix ». « Il n’y a pas de sa part méchanceté ni perversité, c’est l’indifférence, le mépris pour l’étranger; c’est la guerre considérée au point de vue alimentaire, une extension de la chasse. »[vi] Tous les voyageurs qui ont traversé l’Afrique centrale ont eu l’occasion de visiter des villages de cannibales sans courir le moindre danger j’en ai fait personnellement l’expérience, sur l’Oubangui, au village bondjo de Bétou, en guerre cependant avec l’administrateur et les commerçants du voisinage.

L’anthropophage mange la chair d’un homme étranger à sa famille ou à sa tribu sans plus de remords que nous, quand nous mangeons un rosbif ou une côtelette. Le respect de la vie, que le bouddhiste étend à tous les vivants, nous ne retendons qu’aux hommes; l’anthropophage ne l’étend qu’à un tout petit nombre d’hommes : voilà toute la différence ! Il y a à peu près entre un noir anthropophage et un blanc Carnivore la même distance morale qu’entre un blanc Carnivore et un bouddhiste végétarien.

Au reste, toutes les tribus du Congo ne pratiquent pas l’anthropophagie ; et parmi celles qui la pratiquent, il y a bien des différences à signaler. Le Pahouin ne mange que l’ennemi tué à la guerre, et c’est, paraît-il, pour s’assimiler son courage, ses vertus. Le Bondjo, comme le Nzakara et le Boubou, n’hésite pas à abattre un homme pour le manger : dans cette intention, il engraisse des esclaves; il mange les corps de ceux qui meurent de mort naturelle, va jusqu’à déterrer les cadavres. Mais les pires anthropophages se trouvent de l’autre côté de la frontière, dans l’État indépendant du Congo. « Le docteur Hinde, raconte froidement M. A.-J. Wauters, nous explique pourquoi les Batétélas ont l’aspect d’une race splendide; on ne voit chez eux ni cheveux gris, ni boiteux, ni aveugles : les enfants mangent leurs parents au premier signe de décrépitude. » (i)[vii]

On m’a conté cette bonne histoire d’anthropophagie, absolument authentique. Elle se passe non pas à l’intérieur de l’Afrique, mais à Brazzaville. Elle a pour héros non des primitifs perdus en un lointain village, mais des demi-civilisés, des tirailleurs yakomas à notre service et parlant français. Les Yakomas amènent un jour au docteur T… un noir, blessé quelques jours auparavant, dont l’une des jambes est gangrenée. Le docteur fait immédiatement l’opération nécessaire. Alors les tirailleurs, montrant la jambe coupée :

— Tu ne fais rien de cette viande? disent-ils au docteur; donne-la-nous à manger.

Le docteur, stupéfait :

— Mais elle est pourrie, cette jambe; elle sent mauvais.

— Ça ne fait rien, on ne mange pas l’odeur.

Le docteur essaye vainement d’expliquer aux tirailleurs qu’il ne faut pas manger de la chair d’homme. Les Yakomas ne veulent rien entendre. Et comme ils parlent d’aller déterrer au besoin dans le jardin de l’hôpital cette jambe coupée, le docteur l’arrose de poison sous leurs yeux.

Cette brève étude montre à quel point sont primitifs les indigènes du Congo Français, qu’on analyse leur vie psychologique ou leur vie sociale. Ce n’est pas du tout une raison pour les mépriser ou les maltraiter ; c’est, au contraire, un motif pour les juger avec indulgence et ne pas trop exiger d’eux. Il est impossible d’obliger brusquement à un travail intensif des races habituées depuis des siècles à ne rien faire ; il serait absurde de prétendre imposer immédiatement à des sauvages les mêmes charges sociales qu’à des civilisés.

L’auteur :
vers

Félicien Robert Challaye vers 1940

Félicien Robert Challaye, né le 1er novembre 1875 à Lyon et mort le 26 avril 1967 (à 91 ans) à Paris, est un philosophe et journaliste français, anticolonialiste et pacifiste.

En 1905, Félicien Challaye est envoyé au Congo avec Pierre Savorgnan de Brazza par le ministre des Colonies pour enquêter des scandales révélés par la presse. En 1906 il publie — seul : Savorgnan étant décédé — ses notes de voyages dans la revue de Péguy Les Cahiers de la Quinzaine sous le titre « Le Congo français » (notes qu’il reprendra dans le volume Souvenirs sur la colonisation en 1935) que vous venez de lire. En 1911, il signe un article intitulé « Politique internationale et journalisme d’affaire » dans la Revue du mois où il dénonce les agissements de la compagnie de la N’goko Sangha, société concessionnaire opérant au Congo et en Oubangui-Chari, actuelle République centrafricaine

[i] C’est cette étude qu’a faite, entre autres, le docteur Cureau. avec finesse et profondeur, dans plusieurs articles sur la psychologie des noirs de l’Afrique équatoriale. (Revue générale des Sciences, juillet 1904)

[ii] Docteur Cureau. Article cité.

[iii] Docteur Cureau. Article cité.

[iv] Docteur Cureau. Article cité.

[v] « Le noir aime la liberté, surtout celle de dormir, de ne pas travailler. Après la malédiction de Dieu, c’est là une des causes de l’esclavage. » Le Père Rémy, le Catholicisme et la vapeur au centre de l’Afrique. Cité par Cousin, Concessions Congolaises (Ghalamel, 1901), page- 7.

[vi] Docteur Cureau. Article cité.

[vii] A.-J. Wauters. L’Etat indépendant du Congo, page 280.