A PROPOS DE DMCARC

 

La tâche des historien de l’Afrique centrale se heurte à l’absence totale de documentation écrite avant l’intrusion européenne. Longtemps après le début de celle-ci, les textes ne seront rédigés que par les occupants. L’objectivité de ces documents est donc toujours douteuse et il faudra lire entre les lignes pour se faire une idée de ce que devaient endurer les populations locales.

Force est de constater que les congolais s’intéressent peu à leur histoire antérieure aux prémices de l’indépendance. Seule la « tradition », que l’on sait évolutive, leur rappelle, parfois, les hauts faits et coutumes d’antan.

Les colons de leur côté ont occulté bien des actes et exactions qu’ils ont commis dans ces territoires conquis au dépens des autochtones. Pour la plupart, ils ne se sont intéressés qu’à leur domaine d’activité principal et à une critique féroce des sociétés locales qu’il n’ont su que comparer à la leur sans jamais tenter de les comprendre ni essayer de combler l’abîme qui les en séparait.

Rarissimes sont les chercheurs qui se sont intéressés à cette histoire. Nous rendrons ici hommage à Mme Catherine Cocquery-Vidrovitch qui, bien que controversée par de nombreux historiens en connaissant beaucoup moins qu’elle, est la grande spécialiste de l’histoire de l’Afrique coloniale.

Nous avons délibérément choisi, pour la constitution de ce fonds documentaire, de présenter des textes bruts en nous abstenant, autant que faire se peut, de donner notre sentiment sur des faits que, pourtant, nous ne pouvons souvent que réprouver.

Bonnes lectures.

Ya Sanza