LA CONSTRUCTION DU CFCO VUE PAR JEUNE AFRIQUE ET L’ATC

En 1984, alors que de Fourastier (Bilinga) à Loubomo (Dolisie) les travaux de construction du réalignement du CFCO s’achèvent, l’Agence Transcongolaise des communications et le Groupe Jeune Afrique font paraître, sous la plume de Sennen Andriamirado, un superbe ouvrage titré « LE DEFI DU CONGO-OCEAN – ou l’épopée d’un chemin de fer »[1] traitant de la construction de 1920 à 1934 du premier tracé.

Le livre, très riche en illustrations, reçoit une quadruple préface,
        Celle du Colonel Denis Sassou Nguesso, Président du Comité central du Parti Congolais du Travail, Président de la République populaire du Congo ;
        Celle du Colonel Louis Sylvain-Goma, Premier Ministre de la République populaire du Congo ;
        Celle de Monsieur Hilaire Mounthault, Ministre des Transports et de l’Aviation civile ;
l’Agence transcongolaise des communications, Président de la Chambre de commerce, d’agriculture et d’industrie du Kouilou-Niari.

Il traite en sept chapitres sans concession :
        Des raisons économiques et historiques ayant mené à la construction de la voie ferrée
« La course au fleuve »
        Des hommes de grandes décisions et des difficultés dues au relief et au climat ;
« Une nature à violer à tout prix » [sic]         Du recrutement bestial des ouvriers ;
« Chasse à l’homme jusqu’au désert »
        Des abominables conditions de travail et des protestations  y afférant ;
« Comment mourir dans le Mayombe »
        De la complétion des travaux ;
« Le fleuve Congo rejoint l’Atlantique »
        De l’intégration régionale offerte par cette réalisation ;
« Un réseau stratégique et intégré »
        Des travaux en cours et des perspectives d’avenir ;
« Demain le défi congolais »


En 1986, les mêmes, renforcés à la rédaction par Célestin Monga, éditent un second tome de facture similaire : « LE NOUVEAU CONGO-OCEAN –  dans la traversée du Mayombe »[2]

Cette suite, n’est pas préfacée mais elle est dédiée par le Ministère des Transports et de l’Aviation civile et l’Agence transcongolaise des communications au Colonel Denis Sassou Nguesso, Président du Comité central du Parti Congolais du Travail, Président de la République populaire du Congo.

Elle traite en cinq chapitres plus complaisants :
        Du constat prospectif, sous la présidence d’Alphonse Massamba-Débat (non cité), que l’augmentation du trafic implique la modification du tracé dans la traversée du massif du Mayombe ;
« Un nouveau défi pour le Congo-Océan »
        Des études et des difficultés pour parvenir à un montage financier ;
« Premières études, premiers soucis »
        Du lancement des travaux par le président Marien Ngouabi, des problèmes politiques extra congolais (attaque du Front de Libération de l’enclave de Cabinda), des difficultés géologiques  et techniques ;
« L’aventure du réalignement du Congo-Océan »
        Du tunnel long (plus long tunnel d’Afrique) et de ses problèmes de percement ;
« Le tunnel long ou le Mayombe dans ses œuvres »
        D’une tentative de justification des énormes dépassements budgétaires ;
« Cent milliards pour quoi ? »
Une postface de Monsieur Hilaire Mounthault, titrée « Le témoignage » conclut l’ouvrage.

Ces deux ouvrages sont une référence pour tous ceux qui veulent en savoir plus sur les terribles conditions qui présidèrent à la construction de cette ligne, et ne peuvent que pousser les amateurs d’aventures ferroviaires à venir visiter ce train vraiment pas comme les autres.

Ya Sanza
Septembre 2017

 


[1] Sennen Andriamirado« Le défi du Congo-Océan ou l’épopée d’un chemin de fer » – Groupe Jeune Afrique (Paris) éditeur – 2ème trimestre 1984 – ISBN 2-85258-331-3

[2] Sennen Andriamirado & Célestin Monga« Le nouveau Congo-Océan dans la traversée du Mayombe » – Groupe Jeune Afrique (Paris) éditeur – 1er trimestre 1986 – ISBN 2-85258-382-8