Zoologie – La faune mammalienne de la réserve de Dimonika

ENCADRE 2 : Liste systématique des mammifères de la Réserve de la Biosphère de Dimonika

Liste systématique des mammifères de la Réserve de la Biosphère de Dimonika

James Hogg

La réserve de la biosphère de Dimonika abrite une grande variété de mammifères, tous mis en péril par le braconnage. Nous vous les présentons brièvement à la suite.


Insectivora

Terencidae

Potamogale velox

Zone habitée par le potamogale velox

Zone habitée par le potamogale velox

Potamogale velox est la seule espèce du genre Potamogale et fut répertorié pour la première fois par le naturaliste franco-américain Paul Belloni Du Chaillu en 1860.

Le Potamogale Velox

Le Potamogale Velox

Le Potamogale (Potagomale velox) est un petit mammifère insectivore principalement présent dans la forêt tropicale duCameroun; il vit le long de cours d’eau ou dans les marais.

Il se caractérise essentiellement par sa puissante queue conique qu’il utilise pour nager. Le potamogale se nourrit de grenouilles, de poissons, de crustacés ou de mollusques.

 


 Chiroptera

Pteropidae

Rousettus egyptiacus

Rousettus aegyptiacus

Rousettus aegyptiacus

Rousettus est un genre de chauves-souris.

Les espèces du genre Rousettus communément appelés roussette ou renard volant sont les plus grandes chauves-souris et peuvent atteindre 1,5 m d’envergure. Propres aux régions tropicales et subtropicales, elles vivent en colonie, suspendues aux arbres le jour ; le soir elles s’envolent à la recherche de fruits dont elles se nourrissent (régime frugivore), causant parfois de grands dégâts dans les plantations.

Seule l’espèce Rousettus aegyptiacus est présente en Europe.

 

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Micropteropus pusillus  © Peter's Dwarf

Micropteropus pusillus
© Peter’s Dwarf

Micropteropus pusillus

Micropteropus (roussette naine de Peter) est un genre de chauves-souris frugivore.

Micropteropus pusillus pèse environ 20 g. Son avant-bras mesure 5 cm. Son pelage est épais et brun sur le dos alors qu’il est clairsemé et plus clair sur le ventre. Des touffes de poils blancs sont présentes à la base de ses oreilles. Sa tête est ronde et ses oreilles sont arrondies. Sa queue est courte.

 

 

 

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Nycteridae

Nycteris grandis

Nycteris grandis

Nycteris est un genre de chauves-souris, dites nyctères, l’unique de la famille des Nycteridés (Nycteridae).

Étienne Geoffroy Saint-Hilaire a décrit, chez des chauves-souris de ce genre, une forme étonnante d’abajoues. Celles-ci ont, au fond, une ouverture étroite par où la chauve-souris peut introduire de l’air, en fermant le canal nasal au moyen d’un mécanisme particulier et en poussant sous la peau l’air qu’elles expirent dans le tissu cellulaire très lâche qui unit la peau aux muscles sous jacents. Les chauves-souris utilisent ce dispositif pour augmenter leur volume tout en les rendant plus légères pour le vol.

Dimonika abrite deux espèces :

Nycteris grandis, Peters, 1865, 

Nycteris aethiopica

 

 

 

 


Primates

Lorisidae

Arctocebus calabarensis

Arctocebus calabarensis

Arctocebus calabarensis

L’Angwantibo du Nord (Arctocebus calabarensis), également appelé Arctocèbe de Calabar ou Potto de Calabar, est un des plus singuliers mammifères africains. C’est un primate qui a été découvert au Cameroun en 1860.

C’est un habitant des grandes forêts, qu’on cherchait vainement dans la brousse ou la savane. Il n’aime pas le soleil et fuit la lumière vive. Son domaine exclusif est la voûte des arbres et il ne descend jamais sur le sol. Assez rare dans les forêts à feuillages persistants, telle qu’elles existent dans le Zaïre, l’angwantibo est plus fréquent dans les forêts caducifoliées du golfe de Guinée. Son régime alimentaire consiste en feuillage tendre et fruits variés. Il est friand d’avocats et de bananes. Il recherche aussi les larves molles et les coléoptères.

La conformation de ses doigts opposables lui permet de s’agripper solidement aux rameaux. Il avance indifféremment sur une branche ou suspendu en dessous. Son corps très souple et ramassé lui assure une grande facilité de mouvement. Il est principalement actif à l’aube et dans les heures de la nuit. Pour dormir et se reposer, ce primate se suspend à une branche inclinée en tenant la tête vers le haut.

C’est la seule espèce de primate à posséder une membrane nictitante en état de marche.

 

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Perodicticus potto

Perodicticus potto

Perodicticus potto

Le Potto de Bosman (Perodicticus potto) est une espèce de primate lorisiforme. C’est la seule espèce du genre Perodicticus.

Le potto vit dans la canopée des arbres de la forêt tropicale humide.

Le potto mesure 30 à 40 cm avec une courte (3 à 10 cm) queue. Il pèse environ 1,5 kg.

C’est un animal nocturne.

 

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Galagonidae

Galago elegantus

Galago est un genre qui rassemble des primates d’Afrique de la famille des Galagonidae et comprenant un nombre d’espèces variable selon les auteurs. Ils ont pour nom usuel « galago », comme tous les membres de la famille des Galagonidés.

Ces petits primates possèdent une queue plus longue que le corps, au bout touffu et pouvant aller jusqu’à 30 centimètres. Sur leur face large se remarquent deux petites oreilles pointues et deux grands yeux noirs globuleux. Les galagos peuvent mesurer de 20 à 80 centimètres et sont pourvus d’une fourrure laineuse et molle d’une teinte grisâtre ou brunâtre. Leur regard est fixe. Leurs pattes munies de griffes très solides leur servent à monter facilement et agilement aux arbres.

Galago-Camp-Activities-2

Il habite exclusivement en Afrique dans les savanes arbustives, dans des plantations, dans les jardins et parfois dans les régions montagneuses. Il se loge dans les creux des arbres, qu’il creuse à l’aide de ses griffes. On peut en apercevoir dans le sud de l’Afrique et le sud du Sahara. On peut aussi trouver certains galagos à Madagascar ou sur certaines îles alentour.

Le galago est omnivore et se nourrit en général de la gomme des arbres, d’insectes, de coléoptères, de jeunes pousses et de fleurs, mais il peut parfois s’en prendre à des petits mammifères.

Ce petit primate se déplace en sautant d’arbre en arbre, un peu comme un kangourou. Son activité est essentiellement nocturne. Pour marquer son territoire, il humecte ses pattes d’urine, laquelle imprègne de son odeur tous les lieux où il passe. Quand il se sent menacé, le galago se place en position de boxeur, en crachant et en jacassant. Il est rapide et précis dans ses mouvements et peut faire des bonds atteignant cinq mètres de hauteur.

Ce genre a été décrit pour la première fois en 1796 par le zoologiste français Étienne Geoffroy Saint-Hilaire (1772-1844).

Une vingtaine d’espèces ont été recensée dont trois sont signalées dans la réserve de Dimonika

Euoticus elegantus, Galago alleni, Galago demidovii

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Cercopithécidae

Cercopithecus nictilansCercopithecus nictilans

Le Pain à cacheter ou Hocheur (Cercopithecus nictitans) est un singe africain de la famille des cercopithécidés.

Il est également appelé Hocheur blanc-nez, même si ce nom semble plutôt désigner l’espèce Cercopithecus petaurista.

Liste des sous-espèces

Selon Mammal Species of the World (16 juillet 2014) :

  • sous-espèce Cercopithecus nictitans nictitans
  • sous-espèce Cercopithecus nictitans martini

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Cercopithecus cephus

Cercopithecus cephusLe moustac (Cercopithecus cephus) est un singe africain de la famille des cercopithécidés.

Ce primate est également appelé moustac de Buffon, cercopithèque moustac ou encore moustac bleu.

Les cercopithèques comptent parmi les singes les plus brillamment colorés, chez lesquels les variations de teintes et la disposition des couleurs offrent une incomparable variété, unique dans le monde des mammifères. Le moustac, dont le nom vient du dessin noir en forme de moustache qui lui orne le visage, est assez étroitement localisé dans le Cameroun, où il habite les forêts et les galeries forestières bordant les cours d’eau traversant la savane. Il ne se tient guère au sommet des arbres, où il deviendrait facilement la proie des grands rapaces mangeurs de singes, mais préfère évoluer au cœur même des frondaisons, entre 5 et 12 m de hauteur. Là, l’ombre et l’humidité ambiantes lui conviennent, et il trouve une nourriture végétale abondante. C’est avant tout un singe végétarien, qui se délecte de bourgeons, de feuilles tendres et surtout de fruits et de graines variés. Il chasse adroitement les lézards arboricoles et gobe les œufs d’oiseaux.

Le moustac vit en petites bandes réunissant une dizaine de sujets, guidés par un vieux mâle expérimenté. La vie sociale de ce primate est très évoluée, et les spécialistes ont pu établir tout un répertoire de signaux, de mimiques et d’attitudes dont le moustac fait usage pour communiquer et se faire comprendre, tant de ses semblables que des autres espèces et même de ses ennemis. Il existe une quinzaine d’espèces différentes de cercopithèques, dont le grivet, le singe vert et le mone sont les mieux connus.

Répartition du moustac en Afrique

Répartition du moustac en Afrique

L’aire de répartition du moustac s’étend en Afrique équatoriale de la Sanaga jusqu’au fleuve Congo. Il est ainsi présent en Angola, au Cameroun, en République centrafricaine, au Congo, en République démocratique du Congo, en Guinée équatoriale et au Gabon.

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Cercopithecus pogonias

Cercopithecus pogonias

Cercopithecus pogonias

Les cercopithèques couronnés sont des singes de taille moyenne qui fréquentent la canopée des forêts tropicales de l’Ouest africain. On les retrouve au Cameroun, au Congo ou encore au Gabon.
Ces singes forment des groupes de 9 à 20 individus, groupes comptant un mâle dominant et plusieurs femelles.
Le régime alimentaire de ces singes se compose essentiellement de fruits et de graines et est complété par quelques feuilles et petits insectes.
On distingue 3 sous espèces :
– cercopithèque couronné commun (Cercopithecus pogonias pogonias);
– cercopithèque couronné de Gray (Cercopithecus pogonias grayi);
     – cercopithèque couronné à pieds noirs (Cercopithecus pogonias nigripes).

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Cercocebus albigena

Cercocebus est un genre de Primates de la famille des Cercopithecidae. Il comprend des espèces appelées en français cercocèbes ou mangabeys.

Liste des espèces

Cercocebus albigenaSelon la troisième édition de Mammal Species of the World de 2005 :

  • Cercocebus torquatus Kerr, 1792 – Cercocèbe à collier blanc ou Mangabey à collier blanc, Mangabey à collier,Cercocèbe enfumé ou Mangabey enfumé  ou encore Mangabey couronné 
  • Cercocebus atys Audebert, 1797 – Cercocèbe enfumé, Singe vert mangabey ou Mangabey enfumé  et pour la sous-espèce C. atys lunulatus : Cercocèbe couronné, Cercocèbe à col blanc ou Mangabey couronné 
  • Cercocebus galeritus Peters, 1879 – Cercocèbe agile, Mangabey à crête, Cercocèbe à ventre doré, Mangabey de la Tana ou encore Mangabey à ventre doré
  • Cercocebus agilis Milne-Edwards, 1886 – Mangabey agile, Cercocèbe à crête
  • Cercocebus chrysogaster Lydekker, 1900 – Mangabey doré ou Mangabey à ventre doré 
  • Cercocebus sanjei Mittermeier, 1986 – Mangabey sanje

Selon ITIS (Avril 2015) conjuguer avec IUCN (Avril 2015):

  • Cercocebus agilis
  • Cercocebus atys
    • Cercocebus atys ssp. atys
    • Cercocebus atys ssp. lunulatus Selon ITIS peut-être Cercocebus lunulatus ; Selon IUCN: « Considéré par certains comme un synonyme de Cercocebus torquatus pouvant même être porté à niveau spécifique. » (note: l’appellationCercocebus torquatus lunnulatus n’apparait d’aucune source fiable (avril 2015))
  • Cercocebus chrysogaster
  • Cercocebus galeritus
  • Cercocebus lunulatus
  • Cercocebus sanjei
  • Cercocebus torquatus

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Mandrillius sphinx

Mandrillus sphinx

Mandrillus sphinx

Le Mandrill (Mandrillus sphinx) est un primate de la famille des cercopithécidés, apparenté au babouin et très proche du drill. Victime de la déforestation et du braconnage, le mandrill est menacé d’extinction.

L’espèce Mandrillus sphinx a été décrite par le naturaliste suédois carl von Linné en 1758, sous le nom initial de Simia sphinx.

Il mesure de 56 à 81 cm, plus sa queue de 7 cm. La femelle pèse 20 kg, le mâle, 50 kg. Le mâle adulte se reconnaît aux couleurs vives de sa face dépourvue de poils. Sa peau bleutée est soulignée par de larges rayures. Son nez est rouge vif. Sa tête est entourée d’une collerette de poils blancs. Des couleurs vives teintent aussi ses fesses. Quand il se déplace, il frotte sa poitrine sur les troncs d’arbres pour y imprimer son odeur.

  • Ses canines supérieures mesurent jusqu’à 6 cm. Sa mâchoire est aussi puissante que celle du léopard, son prédateur.

En Afrique, dans les forêts de plaine du Cameroun et du Gabon. La rivière Ogooué sépare l’espèce en deux populations principales. Bien qu’espèce forestière, il peut faire des incursions dans les zones de savane ou dans les plantations où il cause des ravages.

Le mandrill collecte 75 % de sa nourriture au sol ou dans les bas

Masque du Mandrill sphinx

Masque du Mandrill sphinx

ses strates de la forêt. Le mandrill est omnivore : son régime est à 90 % composé de fruits et de graines. Il peut aussi se nourrir de tubercules, de champignons ou de feuilles. La part animale de son régime (10 %) provient essentiellement des petits animaux de la litière (fourmis, araignées, escargots, grenouilles…). Ils peuvent aussi chasser des petits rongeurs ou récupérer dans les nids des œufs ou des oisillons.

Les mandrills vivent en groupes sociaux multi-mâles multi-femelles très hiérarchisés. Les groupes sont très grands (600, 800, on a déjà observé jusqu’à 1000 individus) et pratiquent le nomadisme. Les femelles héritent du rang social de leur mère et restent dans leur groupe natal toute leur vie (société organisée en matrilignes). La hiérarchie des mâles est instable et dépend largement de l’aptitude au combat des individus. Entre 6 et 9 ans les jeunes mâles quittent leur troupe natale et errent en solitaires jusqu’à être acceptés dans un autre groupe. La puberté commence plus tard chez le mâle et dure plus longtemps (entre 4 et 10 ans) que chez la femelle (à 3-4 ans), la première reproduction des femelles arrivant après 4 ans tandis que celle des mâles arrive après 10 ans. La reproduction a lieu pendant la saison sèche (juin à septembre). L’essentiel des accouplements est le fait des mâles de haut rang même si le lien entre rang social et succès de reproduction est très variable. La stratégie du mâle dominant pour s’accaparer les femelles fertiles est de les surveiller jusqu’à ce qu’elles acceptent la copulation. Les autres mâles de haut rang social peuvent aussi garder des femelles mais les individus de bas rang social doivent se cacher pour s’accoupler. La monopolisation des femelles fertiles par le mâle dominant diminue lorsque le nombre de mâles augmente dans le groupe ou quand plusieurs femelles sont fertiles en même temps. Lorsqu’un mandrill devient mâle dominant son nez devient totalement rouge, en même temps que son niveau de testostérone augmente. Un nez rouge constitue un facteur de choix du mâle important pour les femelles. Les mandrills vivant en groupes importants et souvent dans un habitat forestier, il est difficile de connaître la position hiérarchique de l’ensemble des individus de la troupe. La couleur du nez permettrait également aux mâles de savoir immédiatement quelle est la position sociale des mâles qu’il rencontre et de savoir s’il est supérieur ou inférieur à l’autre. Etre mâle dominant constitue un facteur de stress important pour le mâle car il est continuellement menacé et agressé par les autres prétendants au trône. Les hauts niveaux de testostérone du mâle dominant pourraient également constituer un facteur de fragilisation. Lorsqu’il est renversé, le mâle dominant dégringole rapidement dans la hiérarchie car il est en mauvaise condition physique. Néanmoins, il garde la coloration de son nez pendant quelque temps.

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Pongidae

Pan troglogytes

Le Chimpanzé commun (Pan troglodytes) est une espèce de singes de la famille des Hominidae. Avec le bonobo, il présente des traits physiques, affectifs, mentaux, de même que des comportements relationnels et sociaux, voire moraux et spirituels, particulièrement remarquables pour l’être humain dans leur similitude ou parfois leur différence. Pour cette raison, ces deux espèces sont des sujets privilégiés d’étude scientifique avec en arrière-plan l’énigme de la nature humaine et son histoire évolutive.

Chimpanzé - Pan troglidites ©Michael-Poliza-WWF.

Chimpanzé – Pan troglidites
©Michael-Poliza-WWF.

La répartition géographique du chimpanzé commun s’étend de la Sierra Leone et de la Guinée aux lacs Tanganyika etVictoria.

Le chimpanzé est gravement menacé d’extinction du fait essentiellement de l’activité humaine : destruction de son habitat, chasse, guerre.

Famille de pan troglodytes  ©WCS

Famille de pan troglodytes
©WCS

Les chimpanzés forment des communautés organisées de deux à quatre-vingts individus sur des territoires assez vastes. Ils vivent et voyagent en petits sous-groupes et évoluent tant à terre que dans les arbres. Les adultes construisent chaque soir un nouveau nid dans un arbre pour y dormir. À l’intérieur d’une communauté, de plus petits sous-groupes peuvent se former, se défaire et se reformer (fission-fusion) ; les femelles ont tendance à migrer vers une autre communauté à l’adolescence mais les mâles ne migrent jamais.

Des interactions sociales complexes existent entre eux, comme des liens maternels solides, qui se prolongent jusque dans la vie adulte.

Les femelles en rut s’accouplent souvent avec tous les mâles d’une communauté. Certains mâles tentent de monopoliser une femelle ou de former un couple provisoire.

Les membres d’une bande coopèrent, notamment pour chasser et partager leur nourriture. La rivalité entre les femelles pour les bonnes aires de nourrissage peut conduire au meurtre de bébés par d’autres femelles.

Les mâles des sous-groupes frappent les troncs pour communiquer à longue distance (tambourinages). Ces bruits sourds s’entendent à un kilomètre et demi au plus.

Il existe une interaction constante entre les adultes, et tous les membres du groupe se toilettent mutuellement

Ces animaux font preuve d’une réelle intelligence dans la résolution de problèmes et l’utilisation d’outils simples, tels que de petites branches qui leur servent à extraire les termites de leur nid (technique dite de pêche aux termites) ou pour en faire une sonde leur servant à traverser un cours d’eau, comportement également observé chez les gorilles. Les jeunes apprennent en observant les autres. Les études récentes en primatologie ont mis en évidence des transmissions différentes de savoirs entre groupes de chimpanzés au point qu’on commence à parler de culture en ce qui les concerne.

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Gorilla Gorilla

Le Gorille de l’Ouest (Gorilla gorilla), parfois appelé simplement « Gorille », est une des deux espèces du genre Gorilla, avec le Gorille de l’Est (Gorilla beringei).

Mâle gorilla gorilla silver back

Mâle gorilla gorilla silver back

Les Gorilles, forment un genre de grands singes de la famille des Hominidés. Les mâles, en particulier, peuvent développer une force physique colossale. Ce sont les êtres vivants les plus proches de l’Homme, après le Bonobo et leChimpanzé, puisque l’ADN des gorilles est de 98 % à 99 % identique à celui des humains.

Gorilla est le plus grand genre de primates anthropoïdes qui, avec huit autres genres de Simiiformes, fait partie de la super-famille des Hominoïdes. Certaines classifications phylogénétiques font des Gorilles l’unique genre de la tribu des Gorillini pour les séparer des Hominini (Humains et Chimpanzés).

Les gorilles vivent en groupes dans les forêts tropicales ou subtropicales, où ils se nourrissent de végétaux et parfois d’insectes. Leur présence couvre un faible pourcentage de l’Afrique et ce sont des espèces menacées de disparition. On les trouve cependant à des altitudes très variées. Le gorille des montagnes vit dans les forêts de nuages des montagnes des Virunga, d’une altitude allant de 2 200 à 4 300 mètres. Les gorilles de plaine vivent eux dans les forêts denses et les marécages des plaines.

Le gorille est après le bonobo et le chimpanzé, du point de vue génétique, l’animal le plus proche de l’humain. Cette parenté a été confirmée par les similitudes entre les chromosomes et les groupes sanguins. Le génome humain ne diffère que de 2 % de celui du gorille.

Redressés, les gorilles atteignent une taille de 1,70 mètre, mais ils sont en fait un peu plus grands car ils ont les genoux fléchis. L’envergure des bras dépasse la longueur du corps et peut atteindre 2,75 mètres.

Répartition géographique des deux espèces du genre Gorilla.

Répartition géographique des deux espèces du genre Gorilla.

Il existe une grande différence de masse entre les sexes : les femelles pèsent de 90 à 150 kilogrammes et les mâles jusqu’à 275. En captivité, particulièrement bien nourris, ils atteignent 350 kilogrammes.

Le pelage dépend du sexe et de l’âge. Chez les mâles les plus âgés se développe sur le dos une fourrure gris argenté, d’où leur nom de « dos argentés ». Le pelage des gorilles de montagne est particulièrement long et soyeux.

Comme tous les anthropoïdes, les gorilles sont dépourvus de queue. Leur anatomie est puissante, le visage et les oreilles sont glabres et ils présentent des torus supra-orbitaires marqués.

  • Longévité : 30 ans en milieu naturel, jusqu’à 50 ans en captivité ;
  • Durée de gestation : 250 à 270 jours ;
  • les gorilles, comme d’autres singes proches de l’homme possèdent des dermatoglyphes (équivalent des empreintes digitales), y compris sur les phalanges des mains qui sont des zones de contacts avec le sol quand le gorille marche sur les poings fermés ou à demi ouverts.

 

Carnivora

Mustelidae

Mellivora capensis

Le Ratel ou Zorille du Cap (Mellivora capensis) est la seule espèce actuelle du genre Mellivora de la famille des Mustélidés.

Mellivora capensis

C’est un petit carnivore  mesurant environ 75 cm de long et 30 cm au garrot à l’âge adulte et qui a la réputation d’être un teigneux. L’adulte et le jeune sont noirs sur le ventre, les pattes, la queue et la partie inférieure de la tête jusqu’aux yeux. Il est blanc sur le crâne, du front jusqu’au haut du cou, et il est blanc-gris sur tout le dos. Le ratel possède des griffes d’environ 4 cm de long à l’âge adulte.

Le mâle adulte pèse environ 12 kg, mais la femelle est moins lourde : elle ne dépasse pas les 6 kg. Sa longévité à l’état sauvage n’est pas connue, mais il peut vivre jusqu’à 26 ans en captivité.

En zone désertique, le ratel, pour se « refroidir », s’allonge sur le dos exposant son ventre à la légère brise du désert et s’asperge de sable lorsque sa température interne est supérieure à celle du sable.

Lorsqu’elle élève son petit (il n’y a qu’un jeune par portée), la femelle change tous les trois à cinq jours de tanière en emportant son rejeton pour échapper aux prédateurs. Lorsqu’il sera capable de se débrouiller seul (à un peu plus d’un an), le jeune ratel ira habiter sa propre tanière et quittera définitivement sa mère qui, une fois seule, changera dès lors chaque jour de terrier. Chose étrange, le ratel a la capacité de courir en arrière, fait partagé chez les mammifères uniquement avec l’être humain8.

À l’instar du blaireau eurasiatique (Meles meles), le ratel est omnivore. Outre les  reptiles comme les serpents, même les plus dangereux, qui sont des mets de choix pour lui (aucune de leurs cachettes ne lui échappe), les trois-quarts de ses proies sont attrapées sous terre : termites, scorpions et vers de terre, qu’il déterre facilement grâce à ses longues griffes de 4 cm. Ce qui ne l’empêche pas de s’attaquer à des proies de sa taille telles que des porcs-épics ou des lièvres, et même beaucoup plus grosses que lui, comme des gnous ou des antilopes. Il n’hésitera pas à se battre avec un lion, une hyène ou un guépard pour défendre sa proie car c’est un teigneux, même si les gros carnivores comme les lions et les léopards ne se gênent pas pour le manger. Le ratel a la particularité de pouvoir métaboliser les venins des serpents les plus venimeux du monde. Suite à une chasse, il se peut qu’il ait été mordu au museau, qui se mettra à enfler pendant qu’il dévore sa proie. Le venin le plongera alors dans un coma de quelques heures, mais il reprendra ses esprits et terminera son repas avant de se remettre en chasse immédiatement.

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Lutra maculicolis

Loutre à cou tacheté. Hydrictis maculicollis syn. Lutra maculicollis

Loutre à cou tacheté. Hydrictis maculicollis syn. Lutra maculicollis

Aire de répartition de la loutre à cou tacheté

Aire de répartition de la loutre à cou tacheté

La Loutre à cou tacheté (Hydrictis maculicollis, syn. Lutra maculicollis) est une espèce de loutres (sous-famille des lutrinés), mammifères carnivores de la famille des Mustélidés. On la rencontre en Afrique.

Hydrictis maculicollis (Lichtenstein, 1835) est la seule espèce du genre monotypique Hydrictis. Elle a été décrite pour la première fois en 1835 par le zoologiste allemand Martin Lichtenstein (1780-1857) et le genre en 1921 par le zoologiste britannique Reginald Innes Pocock (1863-1947). Certains auteurs préfèrent toutefois maintenir l’espèce dans le genre Lutra.

Présente dans de nombreux pays d’Afrique, cette loutre est sans doute éteinte dans des états comme le Burundi, le Ghana, le Lesotho et le Togo. En Guinée-Bissau, il semble que l’espèce soit une forme naine, car, dans ce pays, les adultes ne mesurent que 60 cm de la tête au bout de la queue.

 

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Aonyx Congica

La loutre du Congo (Aonyx capensis congicus, synonyme : Aonyx congicus Lönnberg, 1910), aussi appelée loutre à joues blanches du Congoloutre à joues blanches du Cameroun ou encore paraonyx tacheté, est une sous-espèce de loutres africaines. On la trouve uniquement dans les zones humides d’Afrique centrale. C’est une sous-espèce de Aonyx capensis.

Loutre du Congo (Aonyx congicus Lönnberg, 1910)

Loutre du Congo

Son aspect est semblable à celui de la loutre à joues blanches du Cap mais elle est de plus petite taille, a la tête et le cou moins musclé et a un pelage plus blanc que beige sur les joues.

Aire de répartition de la loutre du Congo

Aire de répartition de la loutre du Congo

Leur auteur hésita à en faire une véritable espèce : Aonyx congicus (Lönnberg, 1910), ou plus simplement une sous-espèce de la loutre à joues blanches (Aonyx capensis): Aonyx capensis congicus (Lönnberg, 1910). Une étude faite en 2001 semble montrer qu’il s’agirait pourtant bien d’une espèce à part entière3, mais les avis sont encore partagés sur le sujet4.

Si on considère Aonyx congicus comme une espèce à part, il existerait trois sous-espèces :

  • Aonyx congica congica
  • Aonyx congica microdon
  • Aonyx congica phillippsi

Aire de répartition de l’espèce en Afrique.

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Viveridae

Civettictis Civetta

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La Civette africaine (Civettictis civetta) est une espèce de mammifère carnivore de la famille des viverridés. C’est la seule espèce du genre Civettictis.

Répartition géographique de la civette en Afrique.

Répartition géographique de la civette en Afrique.

Du Sénégal au Nigéria et jusqu’au Transvaal (région sud-africaine).

On lui connaît six sous espèces

  • Civettictis civetta civetta
  • Civettictis civetta australis
  • Civettictis civetta congica
  • Civettictis civetta pauli
  • Civettictis civetta schwarzi
  • Civettictis civetta volkmanni

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Genetta tigrina

Genette tigrine (Genetta tigrina)

Genette tigrine (Genetta tigrina)

La Genette tigrine (Genetta tigrina) est un mammifère carnivore, lié au Linsang africain et à la Civette. Il se trouve enAfrique, du Sénégal à la Somalie, et au sud en Namibie et en Afrique du Sud. Cependant, il est absent des zones arides du sud-ouest du continent. Comme les autres animaux de son genre Genetta, il est nocturne et arboricole.

La genette tigrine est de nature essentiellement solitaire sauf en période de reproduction. Les femelles semblent être territoriales et peuvent défendre farouchement leur domaine. Principalement nocturne, elle est active quelques heures après le coucher du soleil et le reste presque toute la nuit. Pendant la journée, elle se cache dans des endroits sombres tels que des troncs creux, des trous dans les arbres, la végétation dense, sous des amas rocheux et sous des monceaux de matériel végétal sec.

La genette tigrine est bien adaptée à la vie terrestre et arboricole. Elle est capable de sauter, grimper et peut courir rapidement. Elle est plus arboricole que sa cousine la genette commune. Elle peut sauter d’arbre en arbre sur des distances de 3 ou 4 m.

Lorsque la genette tigrine se sent menacée, elle cambre le dos et hérisse les poils de son dos un peu comme un chat. Pour améliorer la visibilité de son environnement, cette genette peut se dresser sur ses pattes arrière dans une position verticale se tenant en équilibre grâce à sa queue.

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Poiana richardsonii

Poyane d'Afrique centrale

Poyane d’Afrique centrale

La Poyane d’Afrique centrale (Poiana richardsonii), anciennement le Linsang Africain, est une espèce de mammifère de la famille des viverridés.

Les poyanes sont de de taille moyenne (environ 90 cm de longueur totale), au corps allongé et aux pattes assez courtes, avec une queue touffue annelée de noir aussi longue que le corps. Ils sont arboricoles, plutôt nocturnes et ne dédaignent pas de compléter leur régime carné par des fruits.

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Nandinia binotata

La Nandinie (Nandinia binotata), ou Civette palmiste africaine est une espèce de mammifère carnivore Féliformes. Elle possède de courtes jambes, de petites oreilles, un corps semblable à celui d’un chat et une longue et souple queue qui est de la même longueur que son corps. À l’âge adulte, la civette palmiste africaine pèse entre 1,7 et 2,1 kg.

Nandinie (Nandinia binotata)

Nandinie (Nandinia binotata)

Les forêts d’Afrique Orientale constituent le berceau de l’espèce et les arbres son logis. L’espèce est omnivore, se nourrit de rongeurs, d’insectes, d’œufs, de carcasses, de fruits, d’oiseaux ou même de chauve-souris frugivores.

C’est un animal généralement solitaire et nocturne.

Bien que ressemblant physiquement aux autres civettes (Viverridae), on suppose que la civette palmiste africaine s’est génétiquement différenciée de celles-ci avant l’apparition des chats.

Cette théorie est cependant soumise à controverses, l’espèce, quant à elle, est la seule de son genre (Nandinia) et la seule de sa sous-famille, les Nandiniinae.


Herpestidae

Herpestes sanguineus

La Mangouste rouge (Galerella sanguinea), ou mangouste svelte est une espèce de mangouste d’Afrique qui habite les savanes et les régions semi-désertiques d’Afrique australe.

Mangouste rouge (Galerella sanguinea)

Mangouste rouge (Galerella sanguinea)

Les individus adultes mesurent environ 25 cm et 45 cm avec la queue, pour un poids moyen de 715 g pour les mâles et 575 g pour les femelles, ce qui en fait l’une des plus petites espèces de mangoustes. Elles grimpent très volontiers aux arbres et se reconnaissent grâce aux touffes noires sur leur queue, car malgré leur nom, la couleur de leur robe peut être très variée.

Les mangoustes rouges sont souvent solitaires mais peuvent former des coalitions entre mâles pour défendre leur territoire. Il ne s’agit cependant pas de véritables communautés, car ils dorment et chassent seuls.

Les femelles s’accouplent avec un ou deux mâles et donnent naissance à une portée de un à trois petits après une gestation de 60 à 70 jours. Elles peuvent avoir deux portées par an. Les jeunes mâles quittent leur mère vers l’âge d’un an alors que les jeunes femelles restent encore associées quelque temps avec leur mère.

Très opportunistes, elles mangent des rongeurs, de petits oiseaux, des reptiles, des insectes, voire des charognes et des œufs. Conformément à l’imagerie populaire, elles sont capables de tuer et de manger des serpents venimeux, mais ceux-ci sont rares dans leur régime alimentaire habituel.

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Atilax palidinosus

La Mangouste des marais (Atilax paludinosus) est une espèce de mangoustes, la seule du genre Atilax

Mangouste des marais (Atilax paludinosus)

Mangouste des marais (Atilax paludinosus)

La mangouste des marais est relativement grande et sombre, presque noire. Son aspect est corpulent avec une grosse tête, une queue et des pattes relativement courtes et un pelage épais et rude.

Comme son nom l’indique, la Mangouste des marais a besoin d’être proche des points d’eau, mais hormis le couvert végétal qu’elle affectionne, elle s’adapte à presque toutes les conditions. La mangouste des marais est excellente nageuse.

Son régime alimentaire est constitué en majorité de crustacés de mollusques (crevette Caridina africana, le crabe Potanautes, les escargots Caelatura mesafricana et Spaerium courtebi et la moule Aspatharia senegalensis), de poissons et d’insectes aquatiques. Elle consomme aussi des vers des oiseaux, des reptiles et des œufs même ceux des Crocodiles. A la différence des autres mangoustes, elle ne casse pas les œufs et les moules en les laçant entre les jambes, mais les lance contre un rocher en position debout sur ses pattes arrières. Bien qu’elle soit surtout nocturne, elle peut aussi être observée pendant la journée, dans la végétation proche des cours d’eau et autour des mares.

Généralement, la Mangouste des marais vit solitaire, mais des adultes en couple ou en famille sont occasionnellement rencontrés. Il semble qu’elle soit territoriale, car elle défend son terrier et ses environs. Les différents domaines vitaux sont alignés le long des cours d’eau.

La Mangouste des marais émet des aboiements aigus. Le prélude au combat est une série d’aboiements et de grognements longs et graves appuyés occasionnellement par un aboiement encore plus grave.

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Bdeogale nigripes

La mangouste à pattes noires (Bdeogale nigripes) est une espèce de mangouste découverte par Pucheran en 1855. Elle fait partie du genre Bdeogale.

Mangouste à pattes noires (Bdeogale nigripes)

Mangouste à pattes noires (Bdeogale nigripes)

La mangouste à pattes noires est grande et puissante, elle a une tête massive et un nez assez large. Elle a de petits yeux et de petites oreilles arrondies et des pattes robustes, elle a les pattes postérieures un peu plus longue que les pattes antérieures avec 4 doigts elle n’a ni de pouce ni de gros orteil. Elle a des griffes puissantes de la même longueur. Elle a une mâchoire puissante muni de 40 dents. Elle un pelage court et dense, elle a les poils de la queue assez long. Elle a la tête et la gorge gris blanc et elle a le reste du dessus gris brunâtre clair à gris blanc finement moucheté, elle a le haut de la poitrine jusqu’au début du ventre et la face interne des pattes brun noir et le bas du ventre et la queue gris blanc à blanc.

Hauteur: 55 à 65 cm debout (sans la queue) Queue: 35 à 40 cm Envergure: 20 cm Poids: DD, données insuffisante

Fôrets pluviales du Nigeria (à l’Est de la rivière Cross) jusqu’au Nord Est du Zaïre et au Nord de l’Angola. Pour (Jacksoni) Sud Ouest du Kenya

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Felidae

Felis aurata

Chat doré d'Afrique Profelis aurata (Temminck, 1827)Le chat doré africain (Caracal aurata ou Profelis aurata) est un chat sauvage de taille moyenne distribué à travers les forêts tropicales d’Afrique de l’Ouest et d’Afrique centrale. Il a une longueur d’environ 80 cm, dont plus de 30 cm de queue. Découvert par le naturaliste Coenraad Jacob Temminck (1778-1858) au xviiie siècle, ce gros chat était autrefois surnommé « chat-pard ».

Profelis aurata était la seule espèce du genre Profelis. Une étude récente la classe plutôt dans le genre Caracal.

Ce félidé possède un pelage court et serré, d’une teinte brun-doré et souvent marqué de mouchetures sombres.

  • Longueur totale du mâle :80 cm
  • Longueur totale de la femelle :80 cm
  • Longueur de la queue :30 cm
  • Poids adulte :5 à 15 kg

Certains individus peuvent mesurer 1,05 m dont une queue de 55 cm selon les individus.

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Panthera pardus

Leopard - Panthera pardus

Leopard – Panthera pardus

Le léopard (Panthera pardus) ou panthère est une espèce de félins de la sous-famille des panthérinés. Ce félin présente un pelage fauve tacheté de rosettes ; une forme mélanique existe également. Excellent grimpeur et sauteur, le léopard a la particularité de hisser ses proies à la fourche d’un arbre pour les mettre hors de portée des autres prédateurs.

Félin solitaire et opportuniste, le léopard est largement distribué en Afrique et en Asie du Sud-est sur de nombreux types d’habitats. La taille de la population est toutefois considérée comme en baisse par l’Union internationale pour la conservation de la nature, qui classe l’espèce comme quasi menacée. Cinq sous-espèces sont considérées comme en danger ou en danger critique d’extinction.

Le léopard a une place importante dans certaines cultures africaines où l’animal, considéré comme le roi des animaux, est l’attribut des chefs.

Le léopard a un corps long et musclé, bien proportionné, avec des pattes larges. Les muscles pectoraux sont développés pour lui permettre de grimper aux arbres. La queue est longue, recourbée vers le haut lorsqu’il marche et sert de balancier lorsqu’il se déplace dans les arbres. Le léopard pèse en moyenne 58 kg pour le mâle et 37 kg pour la femelle. Les spécimens les plus gros peuvent atteindre 90 kg et se trouvent essentiellement en Asie centrale et en Iran, dans certaines forêts indiennes où le tigre est absent, ainsi que dans certaines parties d’Afrique notamment l’Afrique du Sud, les vallées montagneuses du Kenya, les forêts tropicales ouest-africaines (Congo, Gabon, Cameroun) et anciennement en Algérie4. La taille de la femelle représente environ deux tiers de celle du mâle. La longueur du corps est de 1 à 1,6 mètre pour les mâles et 0,95 à 1,24 mètre pour les femelles, avec une queue de 52 à 90 cm. La hauteur au garrot varie de 45 à 78 cm.


Proboscidea

Elephantidae

L'éléphant de forêt (Loxodonta cyclotis)

L’éléphant de forêt (Loxodonta cyclotis)

Loxodonta cyclotis

L’éléphant de forêt d’Afrique (Loxodonta cyclotis) est un mammifère de la famille des Éléphantidés. C’est l’un des rares éléphants contemporains survivants.

L’éléphant de forêt d’Afrique présente des oreilles généralement plus petites et plus circulaires que l’autre espèce africaine. Il a également des défenses plus minces et plus droites. L’éléphant de forêt peut peser jusqu’à cinq tonnes, et mesurer 3,5 mètres. Cette espèce, moins connue en raison des obstacles écologiques et politiques, est plus difficile à étudier et à protéger. Ils se rencontrent généralement en forêt dense d’Afrique centrale et d’Afrique de l’Ouest, mais on les trouve aussi parfois en bord de territoire forestier, comme les éléphants de savane.


Hyracoidea

Procavidae

Dendrohydrax dorsalis

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Le Daman des arbres (Dendrohyrax arboreus) est une espèce de mammifère nocturne de la famille des Procaviidae vivant en forêt équatoriale particulièrement.

Ce sont des plantigrades avec une musculature des coussinets plantaires particulière qui leur permet de faire ventouse. Ils ont quatre doigts à l’avant (plantigrade) et trois à l’arrière (digitigrade), protégés par des sabots sauf un doigt sur les pattes arrière qui présente une griffe. Leur intestin présente un cæcum développé. Sur le dos, ils présentent une zone glandulaire, étroite et nue, entourée de poils érectiles dont ils se servent pour marquer leur territoire.

Les damans sont des mammifères massifs, un peu plus gros qu’un lièvre mais sans queue et avec un museau pointu, la bouche étant pourvue de petites dents pointues très différentes de celles des rongeurs. Ils présentent la particularité d’être des ongulés, ce qu’ils sont devenus secondairement.

La classification classique rattachait ce groupe aux périssodactyles qui était structuré ainsi :

  • Mésaxoniens
    • Equidae
    • Rhinocerotidae
    • Tapiridae
  • Hyracoidea

Des études génétiques récentes montrent qu’ils sont plus proches des dugongs et des éléphants que des rhinocéros. Ils forment avec eux (dugongs et éléphants), le taxon des Paenungulata.


Pholidota

Manidae

pangolin

pangolin à longue queue (Manis tetradactyla)

Manis tetradactyla

Le pangolin à longue queue (Manis tetradactyla) est un pangolin arboricole vivant dans les forêts sub-sahariennes d’Afrique. Il doit son nom vernaculaire à sa longue queue mesurant en moyenne 60 cm. En dépit de sa longue queue, cette espèce est la plus petite des pangolins.

Ce pangolin est un insectivore nocturne.

Comme les autres pangolins, le pangolin à longue queue est recouvert d’écailles se chevauchant d’une coloration brun foncé. L’extrémité de la queue est à nu et est utilisée pour saisir les branches. L’abdomen est couvert d’une fourrure sombre au lieu d’écailles.

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Manis tricuspis

Pangolin à petites écailles ou Pangolin à écailles tricuspides (Manis tricuspis).

Pangolin à petites écailles  (Manis tricuspis)

 

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Manis gigantea

Le pangolin géant est un mammifère insectivore édenté de la famille des Manidae qui vit en Afrique équatoriale.

Pangolin géant (Manis gigantea)

Pangolin géant (Manis gigantea)

Son corps, excepté sur le ventre et sous la queue, est recouvert d’écailles imbriquées marrons. Les pangolins géants disposent de griffes avant de bonne taille capables d’éventrer les termitières. Ils se nourrissent exclusivement de fourmis et termites grâce à une longue langue gluante pouvant mesurer jusqu’à 40 cm. Il n’a pas de dent et n’a donc pas la possibilité de mâcher.

Il est le seul mammifère non-humain connu, à part le Gibbon et la Nasique qui sont deux singes, à être capable de marcher sur les pattes arrières (à l’âge adulte), en utilisant sa queue en guise de balancier. Il n’a pas d’oreille externe mais entend très bien. Son sternum est très long. Muni d’un odorat puissant et disposant de grandes glandes anales, une subtile communication animale est supposée. Très mobile et nocturne, son observation est difficile. La masse moyenne n’est pas précisément connue mais se situe autour de 30 kg pour un adulte. Les mâles sont plus grands que les femelles. Les mâles mesurent environ 140 cm contre 125 pour les femelles. Le Pangolin géant dispose d’un long museau et d’une queue épaisse. Il marche sur l’extérieur des poignets avant pour protéger ses griffes et fait reposer l’essentiel de son poids sur ses pattes arrières.

Le Pangolin Géant vit en Afrique équatoriale avec une concentration plus importante en Ouganda, en Tanzanie et au Kenya occidental mais aussi dans le désert. Ils vivent dans la savane et dans la forêt tropicale humide où l’on trouve les plus grandes populations de termites ainsi que de l’eau en bonne quantité. Ils ne vivent pas en altitude.

C’est un animal nocturne et solitaire, qui dort le jour dans son terrier qui peut avoir 40 m de long et 5 m de profondeur. Il peut à l’occasion s’avérer bon nageur. Lorsqu’il est menacé, il s’enroule en boule, sa tête entre les pattes. Plus surprenant, il est capable de vivre dans les arbres.

Le petit s’accroche au dos de sa mère lors des déplacements. Les petits vivent avec leur mère jusqu’à la prochaine période de reproduction. Les petits naissent les yeux ouverts et avec des écailles souples.

L’espèce est en grand déclin du fait de la chasse et de la destruction de son habitat. La chasse est d’autant plus importante que les populations locales attribuent des vertus magiques à cette espèce. En effet les écailles sont censées chasser les mauvais esprits et les corps de ceux-ci utilisés dans plusieurs rituels. On ne dispose que peu d’information sur l’espèce, de ce fait elle est toujours classée comme de préoccupation minime par l’UICN, mais il semble qu’ils se raréfient.


Rodentia

Sciuridae

Protoxerus stangeri

Le grand écureuil de Stanger (Protoxerus stangeri) est la plus grande espèce du genre Protoxerus. Elle a été découverte par le naturaliste britannique George Robert Waterhouse en 1843.
Grand Ecureuil de Stanger, Grand Ecureuil des forêts. Protoxerus stangeri

Il a l’allure d’un funisciure à pattes rousses, mais il est un peu plus grand, son museau est plus obtus et il a une queue plus touffue. La femelle à 8 mamelles. Il a le dessus de brun-jaune à brun-olive ou brun-roux ; il a le dessus de la tête en partie pointillée de blanc, ainsi que des taches jaunes derrière l’oreille. Il a le dessous nu, peau fauve. Il a des poils blancs sur le front, sur la gorge, et des côtés du cou et de la poitrine. Il a des traits blancs plus ou moins forts ou absents et séparant les flancs du ventre. Les pattes antérieures, comme le dos et les pattes postérieures, ont des anneaux noirs sur fond blanc. Les pattes antérieures, le dos, la racine de la queue et les pattes postérieures sont de la même couleur : brun-jaune à brun-roux. Les mâles, les femelles et les jeunes sont semblables, mais chez les jeunes la queue est blanche sauf la base qui a de fins anneaux et un trait noir au-dessous.

  • Hauteur : 24 à 36 cm (avec la queue)
  • Envergure : DD, données insuffisantes
  • Poids : de 540 g à 1 kg.

Il vit dans les ceintures forestières allant du Sierra Leone à l’Ouest du Kenya, au centre et à l’Ouest de la Tanzanie et de Fernado Po, Ouest de l’Angola.

Forêts (pluviales, marécageuses, galeries) avec clairières et voûte discontinue ; également près des villages s’il y a de grands arbres.

Ils sont diurnes ; pour se stimuler (jouer), ils montent des arbres et se poursuivent entre eux. Ils dorment et se reposent dans un nid fait de feuilles et de branches d’arbres. Ces nids sont placés dans une enfourche (coin haut) de l’arbre.

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Epixerus ebii

L’Écureuil palmiste (Epixerus ebii) est un écureuil que l’on trouve au Ghana, en Guinée, en Côte d’Ivoire, au Libéria, enSierra Leone.

Epixerus Ebii

Il est appelé de divers noms vernaculaires en français : Écureuil palmiste, Écureuil d’Ebi ou Écureuil des palmiers. Attention à ne pas le confondre avec les écureuils palmistes du genre Funambulus.

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Funisciurus lemniscatus

Funisciure rayé (Funisciurus lemniscatus)

Funisciure rayé (Funisciurus lemniscatus)

Le funisciure rayé (Funisciurus lemniscatus) est une espèce de la famille des sciuridés. C’est une sorte d’écureuil arboricole africain  qui distingue par le dos brun olive traversé par quatre raies longitudinales noires et trois plus claires.

Il vit dans les forêts pluviales de montagnes.

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Funiscurius pyrrhopus

Funisciure à pattes rousses (Funisciurus pyrropus)

Funisciure à pattes rousses (Funisciurus pyrropus)

Le funisciure à pattes rousses (Funisciurus pyrropus) est une espèce de la famille des sciuridés. C’est une sorte d’écureuil arboricole africain.

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Aethosciurus poensis

Nous n’avons pas trouvé de référence pour cet animal. Cependant un écureuil du nom de Paraxerus poensis Green bush squirrel (A. Smith, 1830) est signalé en Afrique de l’ouest et centrale, notamment au Congo. Ses habitats naturels sont les forêts tropicales et subtropicales humides de faible altitude.

Green Bush Squirrel (Paraxerus poensis)

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Myosciurus pumilio

Ecureuil africain pygmée Myosciurus pumillio (Le Conte – 1857)

Ecureuil africain pygmée (Myosciurus pumillio)

Ecureuil africain pygmée (Myosciurus pumillio)

Cette espèce d’Afrique centrale a été signalée au Cameroun, au Gabon, au nord oust du Congo et en Guinée équatoriale. Elle pourrait être plus largement distribuée que ce qui est connu à l’heure actuelle.

Cette espèce, terrestre, se trouve dans les forêts humides de basse altitude. Elle est diurne et arboricole, généralement trouvée dans les branches basses des arbres.

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Anomaliridae

Idiurus macrotis

Idiurus macrotis est une espèce d’Anomalures nains, des mammifères rongeurs de la famille des Anomalurinae. C’est une espèce arboricole qui fait partie des écureuils volants d’Afrique. L’espèce a été officiellement décrite en 1898 par le zoologisteaméricain Gerrit Smith Miller, Jr.

Idiurus macrotis

Idiurus macrotis

En français l’espèce est appelée Anomalure nain à longues oreilles ou plus simplement Anomalure nain

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Anomalurus derbianus

Anomalurus derbianus est une espèce d’anomalures, des rongeurs de la famille des Anomalurinae. C’est un mammifère arboricole d’Afrique subsaharienne qui fait partie des écureuils volants.

Anomalure de derby

Anomalure de derby (Anomalurus derbianus) © James Hogg

En français l’espèce s’appelle Anomalure de DerbyAnomalure volant de DerbyÉcureuil volant de Derby, Anomalure de Fraser ou Anomalure à nuque rousse

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Anomalurus beecrofti

Anomalurus beecrofti est une espèce d’anomalures, des mammifères rongeurs de la famille des Anomalurinae. C’est une espèce arboricole africaine qui fait partie des écureuils volants.

Anomalurus beecrofti (Écureuil volant de Beecroft)

Anomalurus beecrofti (Écureuil volant de Beecroft)

En français l’espèce est appelée Anomalure de Beecroft ou Écureuil volant de Beecroft.

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Muridae

Cricetomys emini

Cricétome de forêt (Cricetomys emini)

Cricétome de forêt (Cricetomys emini)

Le cricétome de forêt Cricetomys emini (Wroughton 1910), également appelé de manière impropre « Rat géant » est une espèce de rongeur appartenant à la famille des Muridés originaire d’Afrique.

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Oenomys hypoxanthus

Rat à museau roux (Oenomys hypoxanthus)

Rat à museau roux (Oenomys hypoxanthus)

Rat à museau roux Oenomys hypoxanthus .

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Hybomys univittatus

Souris à bande dorsale

Souris à bande dorsale (Hybomys univittatus)

Souris à bande dorsale Hybomys univittatus

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Lemniscomys striatus

La souris rayée (latin : lemniscomys striatus) est un petit rongeur à poils rayés, qui vient d’Afrique. Il y a onze espèces différentes de souris rayées, dont lemniscomys barbarus et lemniscomys striatus sont les deux que l’on rencontre le plus souvent en captivité.

Souris rayée (lemniscomys striatus)

Souris rayée (lemniscomys striatus)

Le poids moyen de l’adulte est de 42,3g. La femme atteint la maturité sexuelle à 168 jours, à peu près. La période degestation dure vingt-cinq jours, et le nombre moyen de petits par portée est de 4,54.

La vie de la souris rayée est généralement brève. Les souris rayées sauvages n’ont le plus souvent le temps de se reproduire qu’une seule fois. Elles peuvent vivre plus longtemps en captivité.

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Hystricidae

Anthérurus africanus

L’Anthérure africain (Atherurus africanus) est une espèce de rongeurs de la famille des Hystricidae. C’est l’une des deux espèces de porc-épics à queue en brosse. Ce rongeur d’Afrique équatoriale figure parmi les espèces forestières locales les plus prisées comme gibier.

Anthérure africain

Anthérure africain (Atherurus africanus)

C’est un rongeur de taille moyenne don le corps est couvert de soies brun-jaune, avec sur le dos des poils piquants couchés, brun à base blanche, devenant progressivement plus grands vers l’arrière. La tête est allongé et porte de longues vibrisses noires. Sa longue queue  trapue est recouverte de poils, de piquant et d’écailles. Elle est terminée pour une touffe de poils durs, comme chez l’espèce voisine d’Atherurus. Il a un régime végétarien et consomme des écorces, des racines ou des fruits, faisant parfois des dégâts dans les cultures.

L’Athérure africain peut vivre une quinzaine d’années. Deux à trois fois par an, après une gestation de 100 à 110 jours, la femelle donne naissance à un seul petit, rarement plus.

C’est un animal terrestre nocturne qui vit principalement en forêt ou dans la savane environnante, non loin des cours d’eaux, où il recherche solitairement sa nourriture. Il n’y creuse pas lui-même son terrier, mais se cache seul ou en petits groupes dans des trous formés par les souches d’arbres, les tronc creux, les cavités rocheuses, etc. On rencontre ce porc-épic dans les pays d’Afrique équatoriale, à toute altitude.

Cette espèce a été décrite pour la première fois en 1842 par le zoologiste britannique John Edward Gray (1800-1875).

On n’a pas identifié de sous-espèce.

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Tryonomyidae

Tryonomys swinderianus

Le Grand aulacode (Thryonomys swinderianus), applé aussi en Afrique aulacode tout court, « agouti » (Afrique de l’ouest), « hérisson » (en Afrique Centrale) ou encore « rat des roseaux » et « sibissi » (au Congo) , est une espèce de la famille des Thryonomyidae. De taille comparable à celle d’un lapin, ce gros rongeur fournit une viande très prisée des africains et l’espèce est en voie de domestication dans les élevages qui se font de plus en plus nombreux. On appelle aulacodiculture l’élevage de ces animaux.

Grand aulacode (Thryonomys swinderianus)

Grand aulacode (Thryonomys swinderianus)

L’aulacode possède une forme trapue, son pelage brun foncé est formé de poils raides et durs, subépineux (d’où son surnom de hérisson). La partie inférieure du corps est plus claire que le dos. La tête massive se termine par un large museau à lèvre supérieure fendue (caractéristique de tous les rongeurs). Les oreilles sont petites, presque cachées dans le pelage, peu poilues. Il possède de longues moustaches (vibrisses) bien visibles qui lui permettent de se repérer dans son environnement. Les puissantes incisives de couleur orangée ont une croissance continue comme chez tous les rongeurs. Trois sillons divisent chaque incisive supérieure, les inférieures étant lisses. Chaque demi-mâchoire possède 4 molaires. Ses membres sont courts. Les pattes arrières, très puissantes lui permettent de faire des bonds de plus d’un mètre cinquante de haut. Les pattes arrières possèdent 4 doigts tandis que les pattes avant en ont 5 dont un pouce réduit. Tous sont terminés par des griffes.

Le mâle adulte atteint 6 à 7 kg en élevage et peut atteindre 10 kg en milieu naturel. Il peut mesurer jusqu’à 50 cm entre le museau et le bout de la queue. La femelle adulte atteint 4 kg en élevage et 6 kg en milieu naturel. La femelle est appelée aulacodine.

La femelle peut mettre bas 2 fois par an et avoir jusqu’à 10 petits (aulacodeaux) avec une moyenne de 5 par portée. La maturité sexuelle intervient dès l’âge de 6 mois. Après 5 mois de gestation, les petits naissent avec des yeux ouverts, des poils et 4 incisives. Le sevrage des petits se fait 1 mois après la mise bas.

Ses habitats naturels sont la savane herbeuse, les clairières et les zones humides ou marécageuses, les zones déboisées. Actuellement étant donné la déforestation croissante en Afrique, la population d’aulacodes est en expansion. Il est très mal apprécié des agriculteurs car c’est un ravageur des cultures. Il est actif la nuit, en groupes pouvant atteindre une dizaine d’individus. La journée, il reste caché, souvent sous les herbes et les buissons.


Artiodactyla

Suidae

Potamochoerus porcus

Le Potamochère roux (Potamochoerus porcus) est l’une des deux espèces de Potamochère reconnues.

Potamochère roux (Potamochoerus porcus)

Potamochère roux (Potamochoerus porcus)

Il vit dans les forêts humides, les savanes africaines.

C’est un mammifère d’une hauteur de 60 à 75 cm pour un poids compris entre 55 et 80 kg. Le pelage est de couleur fauve avec les pattes noires et la tête noire et blanche.

C’est un animal grégaire, qui vit en groupe de 6 à 20 individus mené par un mâle dominant. La femelle donne naissance à des portées de 3 à 6 petits.

Le potamochère est un animal omnivore, qui se nourrit d’herbe, de fruits, de racines, d’insectes, de mollusques, de petits vertébrés et de charognes.

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Tragulidae

Hyemoschus aquaticus

Le chevrotain aquatique Hyemoschus aquaticus, également appelé biche-cochon constitue le seul chevrotain africain, les autres étant asiatiques. Il est également le plus grand des chevrotains. Il possède un pelage brun roux noirâtre.

Chevrotain aquatique (Hyemoschus aquaticus)

Chevrotain aquatique (Hyemoschus aquaticus)

L’adulte mesure le plus souvent entre 70 et 80 cm. Son poids varie entre 8 et 13 kg.

On le trouve en Afrique équatoriale et occidentale. Il habite les forêts équatoriales ou tropicales, chaudes et humides. C’est un bon nageur.

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Bovidae

Tragelaphus scriptus

Guib harnaché (Tragelaphus scriptus)

Guib harnaché (Tragelaphus scriptus)

Le guib harnaché (Tragelaphus scriptus) est une espèce de bovin de taille moyenne, à pelage roux portant un nombre variable de raies et de taches blanches sur les flancs. Il vit dans les forêts et les territoires d’arbustes en Afrique centrale et méridionale. Il est étroitement apparenté au koudou, au sitatunga et au bongo. C’est une espèce qui peut généralement fort bien s’adapter à des conditions changeantes. Il se rencontre dans la plus grande partie de l’Afrique subsaharienne.

La couleur de la toison varie du brun clair au brun foncé en passant par le brun rouge. Les femelles et les petits ont généralement une couleur de toison plus claire, souvent rouges, les mâles sont souvent plus foncés et le deviennent encore davantage à mesure qu’ils vieillissent.

Sur le corps, essentiellement le dos et l’arrière-train, courent des lignes verticales blanches (au maximum sept) et des pointillés blancs. La tête est souvent de couleur plus claire. Sur le museau court une ligne noire, tandis que la joue et les oreilles portent une tache blanche. Le guib porte une large queue en panache, blanche à l’arrière et noire au début. Une bande étroite de longs poils clairs court généralement sur le dos, depuis les épaules jusqu’à la queue. Chez le mâle, le ventre est de couleur sombre. Au-dessus des sabots noirs se trouvent des lignes blanches. Seuls les mâles portent des cornes. Longues de 25 jusqu’à 57 cm, elles sont presque droites, avec une seule courbure (parfois deux).

De la tête au début de la queue il mesure de 105 à 150 cm, pour une hauteur au garrot de 61 jusqu’à 100 cm et un poids du corps entre 24 et 80 kg (suivant le sexe et la sous-espèce). Les mâles sont plus grands que les femelles. Les mâles pèsent entre 30 et 80 kg, les femelles entre 24 et 60 kg.

Le guib harnaché est un coureur moyennement rapide, capable d’atteindre 50 km/h en vitesse de course avec des pointes à70 km/h. C’est un bon sauteur qui peut bondir jusqu’à 2 m de haut. Il est vigilant, a une bonne ouïe, un bon odorat mais une vue assez médiocre. C’est une antilope assez agressive qui peut se défendre, aboyer et/ou s’aplatir au sol lorsqu’elle a senti un danger.

Le guib harnaché vit dans la végétation claire ou dense, depuis le fourré jusqu’à la forêt ouverte et depuis les forêts denses jusqu’aux cannaies. Il arrive même à survivre dans les zones cultivées. Il a une préférence pour les bordures de forêt et les territoires aux buissons épais, de préférence au voisinage de l’eau, mais il peut survivre grâce à la rosée. Il vit dans presque toute l’Afrique au sud du Sahara. Il manque uniquement dans les régions trop sèches du sud-ouest et du nord-est. On peut le rencontrer jusqu’à 3 000 m d’altitude dans les forêts de l’Afrique Orientale.

La végétation dont se nourrit le guib harnaché est très variée, surtout de l’herbe, des fabacées, des jeunes feuilles et des pousses, mais il complète son régime avec d’autres aliments comme des racines, des navets, des plantes cultivées et des fruits. Il suit aussi les babouins et d’autres singes afin manger les fruits que ces derniers laissent tomber. Le guib harnaché est actif aussi bien la nuit que la journée, mais au voisinage des zones habitées par l’homme il est surtout actif la nuit. Il se repose dans la végétation dense.

Le guib harnaché vit solitaire ou en couple. Il vit parfois en petits groupes familiaux. La zone d’habitation d’un guib harnaché peut parfois couvrir une superficie de 5 ha. Les zones d’habitation recoupent souvent celles de leurs congénères. Le guib harnaché n’est pas territorial. Entre les mâles il existe une hiérarchie, déterminée par l’âge (qu’on peut reconnaître aux motifs de couleur) et par des poussées de testostérone.

Le petit, né après une gestation d’environ six mois, reste les quatre premiers mois dissimulé dans un fourré. Après un an, il est indépendant et adulte. Les cornes d’un mâle toutefois ne sont celles d’un adulte qu’après trois ans. Un guib harnaché peut vivre douze ans au maximum.

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Tragelaphus spekei

Sitatunga (Tragelaphus spekii)

Sitatunga (Tragelaphus spekii)

Le sitatunga (Tragelaphus spekii), ou guib d’eau est un bovin du genre Tragelaphus (anciennement du genre Limnotragus). C’est la plus aquatique des antilopes, ayant la faculté de se nourrir en étant partiellement voire complètement immergée dans l’eau. Cette antilope est proche des bongos, koudous et élands. Le Guib d’eau est un excellent nageur et plongeur.

Les mâles possèdent un pelage brun foncé, tandis que les femelles sont fauve-rougeâtre. Ils possèdent 6 rayures blanches et des taches blanches. Ils ont un croissant blanc sur la poitrine et sur la gorge. Leurs sabots sont longs, fins et largement écartés, signe particulier des antilopes adaptées à une vie semi-aquatique. Le poil aussi est adapté à une vie semi-aquatique, il est demi-dur, très long et régulier. Les mâle possèdent une fine crinière, ainsi que des cornes en spirales pouvant atteindre 90 cm. Les mâle mesurent 150 cm à 160 cm de longueur, les femelles mesurent 130 cm à 140 cm de longueur, avec une taille au garrot de 100 à 120 cm pour les mâles, contre 80 à 90 cm pour les femelles. Le poids des mâles varie de 70 à 110 kg, celui des femelles varie de 45 à 65 kg.

Il vit dans les grandes forêts tropicales africaines, les zones marécageuses et humides, les îlots, les marais de papyrus et roseaux. Morphologie adaptée aux zone marécageuses avec des sabots longs et largement écartés.

Le sitatunga est semi-social, non territorial, et sédentaire. Les marécages sont des écosystèmes très productifs et l’animal peut vivre à des densités de 55/km² ou plus. Les femelles ont tendances à former des troupeaux et les mâles non matures s’associent entre eux. Une fois adultes, ils deviennent plus solitaires et s’évitent. En période de reproduction, on peut l’observer en couple ou en petits groupes mixtes, mais cela reste temporaire.

Cette antilope peut être active pendant le jour et la nuit, mais généralement elle l’est plus à l’aube et au crépuscule. Le sitatunga se déplace à travers le marais le long des voies établies. Celles-ci ont de nombreuses branches latérales menant à des aires d’alimentation et vers la forêt riveraine voisine. Il se nourrit généralement à toute heure dans les zones où il est protégé.

Sur la terre ferme, le sitatunga est un coureur lent et maladroit, mais il est par contre un excellent nageur. Il est connu pour se submerger complètement sous l’eau, avec seulement leurs narines au-dessus de la flottaison. De plus, ses sabots larges et évasés l’empêchent de s’enfoncer dans le sol mou lui permettant de se déplacer aisément dans son environnement marécageux.

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Cephalophus monticola

Le Céphalophe bleu (Philantomba monticola) est une petite antilope vivant dans les forêts d’Afrique centrale ou du sud de l’Afrique du Sud.

Céphalophe bleu  (Philantomba monticola)

Céphalophe bleu (Philantomba monticola)

Céphalophe bleu  (Philantomba monticola)

Céphalophe bleu (Philantomba monticola)

Il atteint 35 cm au garrot pour environ 4 kg. Sa robe est brune avec un reflet bleuté — d’où son nom — et son ventre est blanc. On distingue en dessous de chaque œil une glande olfactive qui leur sert à marquer leur territoire. Leur tête est surmontée d’une légère crête et de petites cornes coniques de 2 à 10 cm. Les femelles n’ont pas toujours de cornes.

Ces animaux nocturnes vivent seuls ou en couple dans la forêt humide. Ils se nourrissent de fruits, de fleurs ou de feuilles tombées de la canopée, ou même d’œufs ou d’insectes. En retour, ils peuvent être la proie de l’aigle couronné. Très territoriaux, ils arpentent les limites de leur territoire pour les marquer de leurs crottes et d’excrétions de glandes placées au-dessus de leurs sabots et sous leurs yeux. Tout intru sera expulsé et seuls leurs jeunes seront tolérés jusqu’à ce qu’ils atteignent 18 mois.

Le céphalophe bleu n’est pas du tout menacé. Il est même très commun : au Gabon on en dénombre jusqu’à 80 au kilomètre carré.

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Cephalophus leucogaster

Le céphalophe à ventre blanc (Cephalophus leucogaster) est une antilope appartenant à la famille desbovidés. Ce céphalophe est classé dans le genre Cephalophus. Bien que le céphalophe à ventre blanc soit une espèce commune, on en sait très peu sur son écologie à cause de ses moeurs nocturnes.

Céphalophe à ventre blanc (Cephalophus leucogaster)

Céphalophe à ventre blanc (Cephalophus leucogaster)

Le céphalophe à ventre blanc est un mammifère mesurant environ 51 cm de haut pour un poids moyen de 18 kg.

La coloration générale du corps est plus claire parmi toutes les espèces du genre Cephalophus. Cela va du sable rougeâtre, mais devient plus gris près de la bande dorsale noire, sur le dos et les cuisses. Les parties inférieures du menton sont blancs. Une mince bande dorsale noirâtre s’étendant du cou ou des épaules jusqu’à la base de la queue. La queue est rougeâtre sur le dessus et les extrémités sont noires et blanches. Les pattes avant sont brun noirâtre. La crête de poils recouvrant le dessus de la tête est noir orangée.

Les cornes, présentes chez les deux sexes, sont de forme conique et sont fortement annelées et épaisses à la base. Les femelles sont semblables aux mâles, mais sont plus grandes et ont des cornes plus petites.

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Cephalophus nigrifrons

Le céphalophe à front noir (Cephalophus nigrifrons) est une petite antilope originaire d’Afrique appartenant à la famille des bovidés dans le genre Cephalophus.

Céphalophe à front noir  (Cephalophus nigrifrons)

Céphalophe à front noir (Cephalophus nigrifrons)

Le céphalophe à front noir est un petit mammifère mesurant entre 80 et 170 cm de long, environ 43 cm de haut pour un poids allant de 14 à 18 kg.

Cet animal tient son nom d’une large bande noire qui s’étend du nez vers le front, ce qui le distingue des autres espèces de céphalophes d’Afrique. Son pelage brillant est une nuance de rouge, marron, ou rouge-brun foncé. Sur ces jambes, les poils deviennent plus minces et plus sombres, virant presque au noir. Sa courte queue est noire avec une pointe blanche. La sous-espèce Cephalophus nigrifrons rubidus, parfois reconnue comme une espèce distincte, se distingue par un ventre blanc et des poils plus épais.

Les sabots sont exceptionnellement longs et étroits, et bien adaptés à cette espèce qui évolue souvent dans des habitats marécageux. Mâles et femelles portent de courtes cornes pointues. Elles mesurent entre 4 et 12 cm de long et sont utilisées pour combattre un congénère ou pour se défendre contre les prédateurs.

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Cephalophus callipygus

Le céphalophe de Peter (Cephalophus callipygus) est un mammifère herbivore appartenant à la famille des bovidés. Cette petite antilope forme le genre Cephalophus avec quatorze autres espèces decéphalophes. Autrefois, le céphalophe de Weyns était considéré comme une sous-espèce de céphalophe de Peter avec d’être reclassé comme espèce distincte.

Le céphalophe de Peter est un petit ongulé mesurant entre 80 et 115 cm de long, de 20 à 50 cm de haut, pour un poids allant de 17 à 24 kg.

Céphalophe de Peter  (Cephalophus callipygus)

Céphalophe de Peter (Cephalophus callipygus)

Le pelage varie du fauve pâle à un riche roux et brun foncé. Une large bande foncée s’étend depuis les épaules, le long de la colonne vertébrale et augmente encore sur les flancs arrière. Quelle que soit la couleur de la robe, une touffe de poils roux est visible sur le front entre les courtes cornes pointues. Le crâne du céphalophe de Peter est l’un des plus fortement armé parmi les espèces de céphalophes, l’os mesurant jusqu’à 13 mm d’épaisseur chez certains mâles.

L’aire de répartition du céphalophe de Peter se situe en Afrique centrale. On le trouve notamment en République centrafricaine, au Congo, en Guinée équatoriale et au Gabon. Il se produit en forêt équatoriale humide dans les zones de plaines et de montagnes. Il préfère les zones de sous-bois dense où il peut s’abriter.

Le céphalophe de Peter est un animal diurne. Comme la plupart des espèces de céphalophes, il est très discret, favorisant les sous-bois dense où il peut se cacher des prédateurs potentiels.

Son régime alimentaire se compose principalement de fruits, qu’il trouve généralement sur le sol de la forêt. Le reste de son alimentation comprend des feuilles et de petites quantités de fleurs et de champignons.

On ne sait quasiment rien sur la reproduction de cette espèce. La femelle donne naissance à un seul petit qu’elle cache sous le couvert de la végétation au cours des premières semaines de sa vie. On soupçonne qu’il soit territorial et marque son territoire avec ses glandes odorantes placées sous ses yeux en les frottant contre les arbres.

Le céphalophe de Peter demeure une espèce relativement répandue et localement commune. Mais même si ce céphalophe reste commun dans certaines régions non perturbées, ses populations sont généralement réduites à des niveaux très faibles dans les zones où la chasse est élevée. Est (1999) a produit une estimation de la population totale de 382 000 individus. Les tendances démographiques sont généralement stables dans les principaux domaines de son aire où les densités humaines sont faibles, mais ailleurs, elles sont en déclin.

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Cephalophus dorsalis

Le céphalophe à bande dorsale (Cephalophus dorsalis) est un mammifère herbivore appartenant à la famille des bovidés. Ce céphalophe est une des quinze espèces du genre Cephalophus. Il est parfois considéré comme une sous-espèce de céphalophe d’Ogilby.

Céphalophe à bande dorsale (Cephalophus dorsalis)

Céphalophe à bande dorsale (Cephalophus dorsalis)

Le céphalophe à bande dorsale est une petite antilope dont la taille varie entre 70 et 100 cm de long, environ 50 cm de haut pour un poids allant de 15 à 24 kg. Les cornes sont présentes chez les deux sexes. Elles sont coniques et mesurent entre 5 et 10 cm de long.

Ce céphalophe possède un pelage rouge ou brun jaunâtre grossièrement texturé. Une bande dorsale de couleur noire longe la totalité du dos partant du nez jusqu’à l’extrémité de la queue. Certains spécimens ont également une autre bande sombre longeant le centre du ventre. Ce dernier est généralement blanc. Les pattes sont noires ou brun foncé. Des taches blanches sont également visibles sur le haut des yeux.

Le crâne du céphalophe à bande dorsale est plus large et plus plat que chez les autres céphalophes. Le museau est court et les yeux sont placés assez haut sur la tête. Cela est dû aux muscles des joues élargies, une adaptation permettant une mastication plus efficace. Sous chacun des yeux est placée une grande glande odorante utilisée pour marquer leur territoire.

Le céphalophe à bande dorsale vit dans la forêt de plaines équatoriale d’Afrique, du Sénégal jusqu’en Tanzanie. On le trouve notamment au Gabon, au sud du Cameroun, au nord du Congo, en Sierra Leone, au Libéria, au Ghana, au Bénin et dans la partie sud de la Côte d’Ivoire.

Son habitat se compose généralement de forêts où il peut s’abriter dans les arbres creux, sous les troncs tombés au sol et dans les fourrés denses. Il semble avoir une préférence pour la forêt tropicale primaire, et est plus fréquent dans les zones où la forêt est intacte.

Dans les forêts tropicales denses où il vit, le céphalophe à bande dorsale se nourrit principalement de plantes, de fruits et de feuilles. Fait étonnant pour un bovidé, ce céphalophe est également connu pour se nourrir d’insectes et de petits oiseaux.

Le céphalophe à bande dorsale est un animal nocturne qui s’abrite pendant la journée dans la végétation dense, dans le creux d’un arbre ou encore sous les troncs des arbres tombés, ce qui rend ce mammifère particulièrement difficile à étudier. C’est n’est pas un animal grégaire, préférant vivre en solitaire ou en couple monogame.

La femelle donne naissance à un seul petit, qui se cache parmi la végétation pour les premières semaines de sa vie, et passe très peu de temps avec sa mère. Il est sevré à l’âge de 2 mois et atteint sa maturité sexuelle vers 1 an. L’espérance de vie du céphalophe à bande dorsale varie entre 10 et 12 ans.

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Cephalophus sylvicultor

Céphalophe à dos jaune (Cephalophus silvicultor)

Céphalophe à dos jaune (Cephalophus silvicultor)

Le céphalophe à dos jaune (Cephalophus silvicultor) est une des quinze espèces de céphalophes appartenant à la famille des bovidés dans le genre Cephalophus. Cette petite antilope, originaire du centre et de l’ouest de l’Afrique, est l’espèce de son genre ayant l’aire de répartition la plus vaste. Le céphalophe à dos jaune est également appelé Céphalophe géant.

Le céphalophe à dos jaune est le plus grand parmi les espèces de céphalophes connues. Il mesure entre 1,25 et 1,90 m de long, environ 76 cm de haut pour un poids allant de 45 à 80 kg. La queue mesure entre 11 et 20 cm de long. Mâles et femelles se ressemblent en apparence, bien que les femelles soient légèrement plus grandes.

Le pelage est brun noirâtre sur la plupart de son corps avec une bande jaune sur ses membres postérieurs. La zone de la bouche est d’une couleur gris clair qui entoure ses lèvres blanches. Les jeunes céphalophes à dos jaune naissent de couleur brun foncé avec les flancs inférieurs tachetés de rouge. Ces couleurs cryptiques aident à se cacher des prédateurs de la forêt.

Le corps de ce bovidé est plus haut à la croupe par rapport aux épaules. La tête est longue et en forme de triangle. Les deux sexes ont des cornes courtes et cylindriques qui sont striées à la base. Celles-ci mesurent entre 8,5 et 21 cm de long. Une longue touffe de poils est visible entre la base des cornes.

Le céphalophe à dos jaune est doté de glandes odoriférantes situées en arrière de chaque œil. Contrairement à d’autres espèces d’antilopes, ces glandes sécrètent leur substance grâce à un regroupement de pores. Ces glandes odoriférantes sont utilisées pour marquer les limites du territoire.

Le céphalophe à dos jaune a une large aire de répartition au centre et à l’ouest de l’Afrique. Celle-ci part du Sénégal jusqu’en Zambie, bien qu’il soit rare et très localisé dans ces vastes régions. Cet animal réside dans pratiquement tous les types de forêts tropicales, tels que les basses terres, les forêts de montagnes, les mosaïques de forêts et de savanes, les forêts riveraines et parfois les habitats plus ouverts comme les clairières, les savanes, les savanes boisées ouvertes et taillis, et même les forêts secondaires ainsi que les plantations.

Il existe des preuves de compétitions interspécifiques entre le céphalophe à dos jaune et le céphalophe de Jentink (Cephalophus jentinki). Dans certaines situations, le céphalophe de Jentink peut forcer le céphalophe à dos jaune à quitter son habitat préféré pour qu’il puisse s’y établir.

Le céphalophe à dos jaune est un mammifère herbivore dont le régime alimentaire se compose essentiellement de fruits, de feuilles, de pousses, de graines, d’écorce et de bourgeons. Fait étonnant pour un ongulé, il arrive parfois que cette antilope chasse de petits animaux comme des oiseaux, destortues ou des lézards. Il lui arrive également de consommer des charognes.

Le céphalophe à dos jaune s’est spécialisé dans la consommation de fruits tombés des arbres et peut consommer des fruits ou des graines étant trop gros ou difficiles à manger pour les primates et les autres espèces frugivores. Les dents de ce céphalophe sont capables de mâcher l’écorce et les racines très dures. Une longue langue pointue et des lèvres mobiles permettent d’attraper aisément les feuillages. Sa grande taille l’oblige à se nourrir presque constamment.

Le céphalophe à dos jaune a un caractère secret, et ceci, combiné avec son habitat dense et inaccessible, signifie que peu de choses sont connues sur le comportement de cette espèce. Principalement solitaire, on peut néanmoins l’observer en couple et est actif de jour comme de nuit.

Lorsqu’il se trouve en présence d’un danger, comme un prédateur, ce bovidé se fige sur place. Les poils jaunes de sa croupe s’hérissent. On ignore s’il s’agit d’un signal visant à alerter les autres céphalophesdu danger ou encore pour attirer l’attention du prédateur, donnant ainsi une chance aux autres congénères de s’enfuir.

Le céphalophe à dos jaune n’est pas une espèce grégaire. Il se repose uniquement pendant la journée sous les arbres tombés, dans les sous-bois denses ou dans des creux dans le sol. Mâles et femelles partagent leurs territoires et ne s’associent que pendant la reproduction. En captivité, l’animal est exceptionnellement sensible au stress.

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Syncerus caffer nanus

Le buffle nain (Syncerus caffer nanus) est une sous-espèce de buffle d’Afrique. Étroitement lié au buffle du Cap et au buffle des savanes, il est le seul à vivre en forêt tropicale. Le buffle nain est également appelé Buffle de forêt.

Buffle Nain (syncerus cafer nanus) © iero.org

Buffle Nain (syncerus cafer nanus)
© iero.org

Le buffle nain est la plus petite sous-espèce de buffle d’Afrique. Alors que le buffle du Cap peut peser entre 400 et 800 kg, le buffle nain ne dépasse pas les 320 kg. Son poids n’est pas la seule caractéristique permettant de distinguer ce buffle des autres sous-espèces. En effet, son pelage est brun rougeâtre, le visage est plus sombre et ses cornes sont moins développées que chez les autres sous-espèces. D’ailleurs, celles-ci ne fusionnent pas au niveau du front.

Le buffle nain vit dans les forêts tropicales d’Afrique occidentale et centrale. Cependant, les domaines vitaux de cette sous-espèce sont généralement constitués d’une combinaison de marais, de savanes herbeuses et de forêts. Les savanes lui servent principalement à se nourrir, tout en profitant du couvert des forêts à l’abri des prédateurs ainsi que les marais pour se vautrer dans la boue. Il s’aventure rarement dans la canopée profonde des forêts, préférant rester en lisière de celles-ci.

bofaloLe régime alimentaire du buffle nain est principalement composé d’herbe et de diverses plantes présentes dans les savanes et les clairières. La variété des habitats est essentielle pour le buffle nain. L’expansion et l’empiétement de la forêt tropicale ainsi que des savanes sont une difficulté majeure pour le maintien des écosystèmes. Ce bovidé profite d’anciennes routes et de pistes forestières, là où la forêt est moins dense et où l’herbe ainsi que d’autres aliments peuvent se développer.

Contrairement aux autres sous-espèces de buffle d’Afrique, le buffle nain vit en petits troupeaux composés de 3 à 30 individus maximum. Un troupeau typique se compose d’un mâle (parfois deux), d’un harem de femelles et de jeunes veaux. À l’inverse du buffle du Cap qui ne rejoint les femelles que pour se reproduire, le mâle nain reste avec le troupeau en permanence toute l’année et y reste durant toute sa vie. Les petits troupeaux formés par le buffle nain offrent une bonne protection contre les prédateurs. Cependant, ces animaux ne sont pas à l’abri d’agressions des léopards qui peuvent s’en prendre aux jeunes lorsqu’ils en ont la possibilité.