1943 – Félix Eboué fait emprisonner Jacques Opangault et quatre de ses amis

Opangault

 

En publiant cette image dans un groupe Facebook, monsieur Charles Ibimbou nous a alertés au sujet de cette arrestation oubliée.

Jacques Opangault, greffier au tribunal de Brazzaville, est lié d’amitié avec des cheminots européens dont les militants de la gauche. Par ailleurs, il fait partie d’un cercle clandestin de gauche strictement ouvert aux Africains. Pendant la Deuxième Guerre mondiale, en tant que partisan gaulliste, Opangault distribue des tracts contre le régime de Vichy. Militant de gauche, il s’inscrit à la Section Française de l’International Ouvrière (SFIO) et en dévient le Secrétaire Général de la Fédération de l’AEF. C’est au cours de cette période qu’Opangault s’engage dans la lutte politique.

Le 3 juin 1943 Brazzaville perd son titre de capitale de la France libre au profit d’Alger, libérée par le débarquement allié en Afrique du nord.

Le gouverneur Félix Eboué fait emprisonner Jacques Opangault en juillet 1943 pour motif « écrits séditieux et appel à la révolte contre l’autorité coloniale par la distribution des tracts.» Il est inculpé en compagnie de ses compatriotes Pamphile Adada, Jacques Mwene Kolo, Moïse Eckomband et Jean-Charles Kiba. Cette affaire est jugée par le Tribunal indigène du 2e degré.

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