1947 – PROJET DE POSTE DE GENDARMERIE A MVOUTI

 

Ce document issu des archives coloniales de Brazzaville nous a été transmis par l’historienne Meike de Goede. Comme la plupart des fichiers fournis par ces archives, il est de très médiocre qualité. Nous avons donc tenté de le transcrire.

L’officier de gendarmerie qui l’a rédigé a fait un travail totalement partial et entièrement orienté vers l’installation du poste de gendarmerie au PK 102, sans chercher le moindre avantage au site de Dimonika. Si, sur le fond nous ne pouvons que constater qu’en effet cette implantation est meilleure, nous ne pouvons que sourire du manque de professionnalisme de son rédacteur et dans doute de son désir de plaire à son supérieur.

GOUVERNEMENT GENERAL DE L’A.E.F.
Gendarmerie Nationale
Détachement d’A.E.F.
Section du M.-Congo
Brigade de Pte-Noire

Pointe-Noire, le 24[1] Mars 1947

C O M P T E – R E N D U

De l’adjudant CHRISTIAN[2] Cdt de la brigade de gendarmerie

Au sujet installation poste gendarmerie à M’VOUTI

– x – x – x –

 

Référence :        Note n° 71/X[3] du Cdt détachement gendarmerie d’A.E.F., en, date du 14 Février 1947 et arrêté XXX[4] du 13 mars 1947.

Consécutivement à l’arrêté XXX[5] du 13 mars 1947au sujet de l’installation du poste de gendarmerie de la subdivision de M’VOUTI à DIMONIKA, Monsieur le Chef de la Région du Kouilou m’a fait remarquer que l’installation de ce poste était précédemment prévue pour le P.K. n°102 et à manifesté sa surprise au sujet de cette décision allant à l’encontre des projets antérieurs.

Monsieur l’Administrateur en Chef, m’a chargé de  me rendre au P.K. 102, à M’VOUTI et à Dimonika, pour voir sur place la question du logement.

Au P.K. 102 la question peut être résolue immédiatement par la location d’un bâtiment appartenant au C.F.C.O. près de la gare. A Dimonika, il n’existe actuellement, aucun logement de disponible.

  1. VIGOUREUX a engagé une correspondance, au reçu d’un Télégramme Officiel su service des Mines de Brazzaville annonçant l’arrivée, pour le 7 Mars 1947, d’un gendarme à Dimonika. Il signale, entre autre, qu’il ne peut recevoir de gendarme actuellement. Qu’il ne possède aucun logement. D’autre part, Monsieur Vigoureux m’a signalé au cours d’un entretien, et a signalé à Brazzaville par correspondance qu’il ne désirait plus voir s’installer un poste de gendarmerie à Dimonika, mais plutôt au P.K. 102 comme [prévu][6] précédemment par les autorités régionales.

La majorité des exploitations de la subdivision que j’ai vus, les 24 et 25 courant, est unanime à demander l’installation du poste de gendarmerie au P.K. 102 et non à Dimonika. Le P.K. 102 est du reste le centre de la subdivision.

Du point de vue « Service en général » l’installation du poste à Dimonika, ne donnerait que des déceptions, le rendement serait presque nul au sujet répression du vol d’or, par contre, elle ne manquerait pas d’entrainer une certaine méfiance parmi les ouvriers indigènes de cette exploitation.

Au P.K. 102, des avantages sérieux existent ;

  • L’écoulement de l’or volé se fait par ce point, soit qu’il provienne de Dimonika, soit d’ailleurs, car certains indigènes spécialisés dans la recherche d’or, travaillent ailleurs, et vendent leur produit en fraude dans cette région.
  • Il y a également le contrôle des trains , actuellement journaliers entre Dolisie et Pointe-Noire, ou Fourastié et Pointe-Noire (Trains mixtes, ou de pierres et gravier). Contrôle qui serait impossible avec une installation à Dimonika.
  • Surveillance des exploitations, autres que cette de Dimonika (voir S.A.E., THOUYET, FEVRIERY, OUVRAED, BATIGNOLES, Exploitations forestières M. VIGOUREUX, etc.) installées au P.K. 102 et 72.

Conclusion : le P.K. 102 est donc mieux désigné que le centre de Dimonika, pour l’installation du dit poste de gendarmerie, et c’est également l’avis des autorités régionales.

Destinataires :

  • Le Chef de la Région du Kouilou à Pointe-Noire
  • le Chef du détachement de gendarmerie d’A.E.F. à Brazzaville

Notes :

[1] Déchiffrement incertain

[2] Idem

[3] Illisible

[4] Idem

[5] Idem

[6] Mot manquant