Archives de l’Afrique Équatoriale Française (Brazzaville)

Escalier archives

Aux indépendances, les archives du gouvernement général de l’AEF ont été divisées en deux ensembles : les archives dites de souveraineté et les archives dites de gestion, suivant le modèle établi par la convention contractée en Indochine en 1950 entre Bao Daï et la France.

À la différence des archives de l’AOF, intégralement laissées à Dakar en 1960 d’un commun accord entre la France et le Sénégal, les archives de l’AEF sont conservées entre Aix-en-Provence (Archives nationales de l’Outre Mer, ANOM) pour les archives de souveraineté et Brazzaville pour les archives de gestion (Archives nationales du Congo). Toutefois, la ligne de partage n’est finalement pas aussi nette car des archives qualifiables de souveraineté (comme certains documents du cabinet du gouverneur général) s’avèrent conservées à Brazzaville.

Les archives Nationales du Congo se sont dotées d’un site internet à l’initiative de deux historiens spécialistes de l’Afrique, Jean-Pierre Bat (CNRS-Institut des mondes africains) et Vincent Hiribarren (King’s College London), en accord et avec le concours des Archives nationales du Congo en la personne de Raoul Ngokaba (directeur des Affaires administratives et financières à la direction générale du patrimoine et des archives) et en la personne de Brice Owabira (directeur des Archives nationales du Congo), et de l’Institut français de Brazzaville en la personne de Richard Mouthuy (conseiller de coopération à l’action culturelle et directeur de l’Institut français).

Dans l’attente de la construction d’un bâtiment définitif, les archives ont déménagé sur un site temporaire en 2012 installé au Centre de Formation et de Recherche d’Art Dramatique (CFRAD), derrière le Conseil Économique et Social à Brazzaville.

En voici l’adresse : https://archivescolonialesbrazzaville.wordpress.com/

3