Armand Vigoureux, fondateur de Dimonika vu par R.O. Manot

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Michel Romanot est incontestablement « l’inventeur » de l’or du Mayombe, auquel aucun spécialiste ne croyait. C’est en travaillant sur le chantier du chemin de fer Congo-Océan qu’il découvrit en 1927 ses premières paillettes dont toute la colonie se gaussa faisant de leur découvreur un pauvre type et un perdant. Pourtant il s’obstina des années durant jusqu’à démontrer l’exactitude de ses prévision. Parmi ceux qui crurent en lui Armand Vigoureux fut sans conteste celui qui lui permit de financer son rêve avant d’être lui-même pris par la fièvre du métal jaune. Sous le nom de Michel R.o. Manot, il publia plus tard dans L’aventure de l’or et du Congo-Océan ses aventures africaines. Il ne manqua pas d’y dire son admiration pour Armand Vigoureux.

En voici la quintescence.

En revenant au 102[1], je rencontre dans le train une jeune femme que je crois reconnaître. C’est, en effet, une personne que j’ai vue toute jeune chez M. François, mécanicien à Léopoldville. Présentations : c’est bien la fille de M. François ; elle est maintenant mariée à M. Vigoureux, Directeur de la Comuélé[2] à Pointe-Noire. Je promets de lui rendre visite lorsque j’irai à Pointe-Noire. Je lui donne une petite pépite qu’elle a toujours conservée.[3]

Armand Vigoureux est un commerçant trentenaire. Il est probable que la pépite offerte à son épouse ait attiré son attention. C’est avec intérêt qu’il reçoit Michel Romanot.

Je fais ma première visite à la Comuélé et fais la connaissance de M. Vigoureux ; Je prends avec lui un engagement pour obtenir des avances sur l’or que je lui remettrai et qu’il fera vendre. La commission sera légère. La Banque, en effet, veut maintenant se faire rembourser rapidement.[4][5]

L’accord commercial que Romanot a passé avec la Comuélé lui permet de poursuivre ses prospections et son exploitation, la période des vaches maigres est terminée.

L’or est maintenant vendu à la Comuélé dont le directeur, M. Vigoureux, fait des avances avant expédition en Belgique car, en France on n’en veut pas ! Un journaliste Monmarson, a fait une demande d’achat au Ministre. Celui-ci à refusé de le faire acheter par la Banque de France : « L’opération serait sans aucun profit pour le vendeur autant que pour le Gouvernement. » (Lettre de M. Marius Moutet à M. Monmarson.)

J’ai maintenant avec Vigoureux, en plus de mes rapports d’affaires, des relations amicales. Vigoureux, qui désire voir comment on extrait l’or, est invité à passer quelques jours à la Lombé. [6]

En mars 1937, Vigoureux et sa femme vinrent faire une visite à la Lombé. C’était un jour de clean-up (nettoyage des caisses ayant ramassé l’or pendant un certain temps) qui se pratiquait tous les quinze jours. C’était une quinzaine de belle production. M. Vigoureux fut tellement enthousiasmé de voir tant d’or et de si belles pépites qu’il me proposa de faire louer mes permis par sa société. L’affaire fut conclue quelque temps après, et la Comuélé envoya, par avion, un prospecteur, M Naturalis, un ancien chasseur de buffles, qui avait logé du côté de Ditali pendant la construction du chemin de fer. La convention devait prendre effet à partir du mois d’août ou septembre 1937.

En attendant que Vigoureux ait son personnel, les exploitations continuaient à la Lombé. …/…[7]

Après l’arrivée de M. Naturalis, M. Vigoureux vint à la Lombé et on décida de placer ce prospecteur vers le kilomètre 112, à quatre heures de marche à l’intérieur de la brousse. Nous fîmes une tournée afin de chercher un nouvel empalement, pour ouvrir des placers dans la région de la gare de Girard.

Vigoureux eut là son premier aperçu de ce qu’était la prospection, et nous arrivions un soir, harassés de fatigue, à la Lombé, mais contents de ce que nous avions vu. Cela changeait un peu les habitudes de Vigoureux qui avait toujours vécu dans les centres. Depuis, il devint un broussard hors-ligne.[8]

Vigoureux ayant reçu deux autres prospecteurs, MM. Allard et Nandrin, prit possession des permis et construisit le camp de la Kibouka, sur les bords de la Loukénéné.[9]

Vigoureux fit venir un agent M. Randetti, jeune marié, qui s’installa dans l’ancienne case de Cuguini à la Lombé. Sa femme, jeune et très jolie, était déjà une broussarde ; elle venait d’une région où la Comuele coupait du bois. Ce fut d’elle qu’un gorille tomba amoureux et le montrait quotidiennement en s’amusant au pied d’un bananier. Lorsque les Randetti déménagèrent, le gorille les suivit à Kibouka où Vigoureux avait construit un camp. Ce fut là qu’on l’abattît. Son crâne est toujours en bonne place chez Vigoureux.[10]

J’avais réalisé une petite fortune ; j’avais acheté un pâté de maisons à Pointe-Noire et commencé de construire, à Dolisie, divers bâtiments, en dehors de ma propriété personnelle. Les frais d’entretien étaient assez élevés et les loyers n’arrivaient pas à payer le tout. En outre, une intense activité de prospections absorbait la totalité des redevances que me donnait Vigoureux. Il fallait donc obtenir d’autres recettes.[11]

Romanot part alors prospecter au Gabon

Mais à Mouila[12], je reçois un télégramme qui me rappelle à Dolisie. Vigoureux a de très gros ennuis avec sa société. Il a déjà englouti 500.000 francs et ne trouve pas d’or. Ses prospecteurs sont formels. « Il n’y a presque rien dans la région du Mayombe, disent-ils. C’est uniquement de l’or sporadique. »

Il faut donc revenir à Dolisie et au Mayombe pour régler cette affaire. Dès mon arrivée, je conviens avec Vigoureux que la redevance à me payer, qui était de 10% sur la production, sera ramenée à 5%. En même temps, je lui dis que, s’il veut une grosse production, puisqu’il a des capitaux, il n’a qu’à exploiter la Loukénéné. L’or vaut maintenant 25.000 francs le kilogramme ; la main d’œuvre et les vivres sont relativement bon marché, surtout pour lui qui est commerçant.

Enfin tout s’arrange et je repars pour le Gabon. …/…[13]

Mission terminée Romanot revient à Dolisie. Les résultats obtenus par Armand Vigoureux l’impressionnent et renforcent l’amitié qu’il lui porte.

J’arrive enfin à Dolisie. J’y apprends que Vigoureux a fait des tentatives d’exploitation de la Loukénéné, en face du camp de la Tchibouka, et qu’il a sorti 10 kilos dans le mois. Mes prévisions sur cette rivière étaient donc parfaitement fondées.

Vigoureux, qui est un grand travailleur, se révèle aussi un organisateur d’une rare compétence. Il jette un pont sur la Loukénéné et entreprend un travail formidable de détournement de la rivière. Pendant plusieurs mois, il obtiendra des résultats merveilleux qui seront la récompense de son entêtement.[14]

Un agent de Vigoureux, M. Dussart, qui avait un penchant pour une jeune fille nommée Dominique, donna le nom de « Dimonika » à la première rivière riche qu’il rencontra. C’est là l’origine de ce nom, et non l’ancien nom indigène, comme on l’a prétendu. C’est d’autant plus exact qu’il n’y avait pas eu âme qui vive dans cette région depuis plus de cinquante ans. Il semble qu’il n’y en avait d’ailleurs jamais eu, le seul village que nous ayons connu, à part l’ancien Tchicoungoula, était le hameau de Voula, sur la piste du col N’Tiétié.[15]

M. David, de l’Equatoriale des Mines, avait déclaré dans un rapport à sa société, qu’il n’y avait rien d’intéressant dans le Mayombe. Vint un géologue, M. Delhaye, ingénieur belge des Mines, homme d’une soixantaine d’années, vérifier les prospections David et établir un rapport. J’ai sous les yeux ce rapport. Il concluait qu’il n’y avait pas grand-chose dans ces permis. Fait plus grave, il déclarait m’avoir vu verser de l’or dans une batée et le lui montrer ensuite, en déclarant que je venais de le sortir de la rivière. Enfin, il ajoutait que, le jour où on trouverait plus de 50 kilos d’or dans le Mayombe, il était disposé à donner 100.000 francs à celui qui le prouverait. Or, on avait déjà sorti 35 kilos. La C.E.M. ne leva pas l’option et je restai libre de mes permis. Depuis, j’ai sorti 1.500 kilos d’or sur 20 kilomètres carrés de permis et on n’a pas encore touché au reste, soit plus de 1.000 kilomètres carrés. De plus entre Menneret, Vigoureux et les autres petits exploitants, 5 tonnes d’or alluvionnaire, sont sortis du Mayombe sud, sans compter les permis Menneret de Kakamoéka où, certains mois, on tirait 20 à 22 kilos, et autant chez Vigoureux. Et nous ne parlons ici que d’alluvions ; il n’est pas tenu compte de la Loémé qui nécessite de gros travaux de dragage. La Loémé, à elle seule, prospectée hâtivement et rien que sur ses flats et les parties accessibles à la main, a été évaluée comme contenant plus de mille tonnes de réserve.[16][17]

En dépit de ces déclarations péremptoires, plus personne ne prend plus Romanot pour un illuminé et un looser. Ses résultats commencent à attirer les convoitises et l’administration corrompue tient à tirer le plus grand profit du travail des miniers.

Depuis le décret Mandel de juillet, on ne donne plus de permis suivant la priorité de demande, mais seulement des permis généraux attribués par décret du Ministre. Je m’entends alors avec Vigoureux pour entreprendre une vaste campagne d’études de tout le Mayombe. Nous déposons une demande de permis général de recherches sous le n°1. Menneret déposera le n°2, pour la région de Kakamoéka. Ainsi le Mayombe sera partagé entre deux grands permis, le Sud du Kouilou à Vigoureux-Romanot et le Nord à Menneret. …/…[18]

Au Mayombe, aucun permis ne sortait encore, pas plus celui de Menneret que celui de Vigoureux-Romanot. Avant le décret Mandel, si le droit d’inventeur en matière de mines n’existait pas, il y avait au moins un droit de priorité au premier occupant. LE décret minier de 1933 stipulait que le titulaire de l’Autorisation Personnelle avait droit à un certain nombre de permis de recherches ; on les lui accordait obligatoirement, à la priorité de la demande. Autrement dit, une personne ayant prospecté une région ans laquelle elle avait trouvé quelque chose d’intéressant posait un piquet-centre lui donnant droit à 100 kilomètres carrés autour de ce point. Le permis lui était accordé automatiquement s’il avait été le premier à poser le piquet. Si ses recherches lui avaient permis de trouver un gisement exploitable, il faisait transformer son permis, qui était d’ailleurs renouvelable trois fois pour deux ans, en un permis d’exploitation. Le prospecteur était donc sûr, dans une certaine mesure, que son travail ne serait pas vain. Il avait dépensé de la peine et de l’argent en recherches, mais il était certain qu’il aurait son permis et qu’il pourrait l’exploiter, en tirer un profit, et rentrer dans ses débours.

Avec le système des permis généraux, il n’en était plus de même. Une personne ou une société déposait une demande de permis. Cette demande partait au Ministère qui, seul, était compétent pour l’accorder ou le refuser. Le solliciteur devait justifier sa demande pour une région donné, en fournissant dans son dossier les résultats des prospections qu’il avait pu opérer et la réserve approximative de métal qu’il avait pu trouver.

Or, il arriva, et de cela nous avons les preuves, que des dossiers furent communiqués à des tiers. Ainsi, sur le permis général Romanot-Vigoureux, trois demandes furent déposées pour le même périmètre.[19]

1939, la guerre s’approche, la France le sait et a besoin de fonds. Le nouveau gouverneur général, Boisson est chargé d’en trouver au Moyen-Congo, il compte bien en profiter en personne.

Quelques jours après son arrivée à Brazzaville, le gouverneur Général Boisson[20] vint prendre contact avec le département du Niari à Dolisie. Il me fit appeler et je m’empressais d’aller le voir à la résidence.

Nous eûmes un long entretien dont ressortirent les conclusions suivantes : La Défense nationale avait besoin de beaucoup d’or ; le Gouverneur me demandait de faire en sorte que la production soit intensifiée chez tous les miniers. Je lui objectai que, la saison des pluies approchant, il y aurait des difficultés d’exploitation notamment au Mayombe. Les permis généraux demandés par Monneret et moi, bien qu’ils portassent respectivement les n° 2 et 1, n’avaient pas encore été attribués. Boisson parut étonné que depuis un an, il n’y eut pas de résultat. Il promit d’écrire au  Ministre et de lui demander de laisser exploiter dans certaines têtes de rivière du permis général, en attendant la signature des décrets.

Boisson va à Pointe-Noire, harangue les commerçants, parle de la guerre et des besoins de fonds pour la Colonie. Il déclare notamment : « Je saurai où trouver de l’argent. » Il a prouvé par la suite qu’il savait où le trouver, sans se soucier de savoir s’il s’agissait de moyens légaux.

Vers le 20 décembre, il arrive à la gare de Dolisie. Une cinquantaine de blancs y sont rassemblés avec l’Administrateur, M. Raymonnencq, et le Gouverneur du Gabon, M. Masson. Je me tenais à l’écart. Boisson me fait appeler et me dit, devant toutes les personnes présentes, que le Ministre avait répondu à sa demande de laisser exploiter dans les permis généraux à Menneret et à Romanot-Vigoureux, et qu’il était parfaitement d’accord. « J’attends des explications, car le Ministre, en donnant son accord, n’a pas précisé sous quelle forme l’exploitation doit se faire. »

« En tout cas », dit Boisson « l’accord de principe existe ; vous pouvez donc commencer à vous installer et éventuellement, comme vous l’a écrit précédemment le Chef de Service des Mines, préparer vos exploitations. Je vous confirmerai, en rentrant à Brazzaville. »

Immédiatement, pour ne pas perdre de temps, je me rends au 102 et je donne toutes Instructions à Oustry et Lajugie. Ces derniers vont aussitôt sur le permis général et entament la construction d’un camp à Banza. Ils font transporter les appareils de lavage et une partie de la main-d’œuvre y est transférée. L’entreprise avait engagé un nommé Robichon, ancien Congolais, pour remplacer provisoirement les agents mobilises. A l’arrivée d’Oustry et de Lajugie. Il devait quitter les exploitations ; on Ie conserva cependant quelque temps à Banza pour surveiller les travaux préparatoires. Lorsque ceux-ci furent terminés, au début de février 1940, Robichon fut réglé et libéré. Il protesta énergiquement, en disant qu’il ne voulait pas s’en aller. On apprit plus tard qu’il était allé à Pointe-Noire trouver un des concurrents ayant demandé le permis général ;  avec l’aide de cette tierce personne. ll avait envoyé une lettre au Ministre, expliquant que je m’étais approprié un million d’or extrait illicitement de la Matadi. Cette lettre au Ministre déclencha une série de poursuites contre tous les miniers du Moyen-Congo et même du Gabon. Vigoureux, Février, Menneret, Massé, Marty, moi-même et bien d’autres furent traduits en correctionnelle pour extraction illicite d’or. Mais les vrais fraudeurs ne furent jamais inquiétés. Depuis la guerre, l’or provenant des exploitations était remis à la Colonie et on avait plus le droit de le remettre à d’autres acheteurs que l’Etat.

Lorsque Panazza comparut devant le Tribunal, qui lui reprochait d’avoir vendu de l’or à des tiers, il déclara en pleine audience : « C’est exact, Monsieur le Président. J’ai vendu de l’or à d’autres que l’Etat. Mais j’en ai vendu surtout à vous et à de hautes personnalités que vais nommer…» On suspendit aussitôt la séance. Mais on sut  trouver d’autres griefs contre lui pour le condamner.[21]

Vigoureux fut traduit en justice comme tant d’autres et s’en tira avec 275.000 francs d’amende. On peut se demander pourquoi, mats il fallait de l’argent à Boisson et il en avait trouvé ainsi, lui, une véritable mine d’or.[22]

Après l’armistice, le Congo est le symbole de la France libre et Brazzaville sa capitale. Les miniers offrent 50% de leur production à l’effort de guerre et contribueront largement à financer l’armée de l’ombre qui résiste en métropole. Romanot s’engage même dans la libération du Gabon qui soutient Vichy.

Mais les aventuriers affluent dans une ruée vers l’or dont ils ne savent rien tant bien même sont-ils capables d’acquérir des permis à travers la corruption.

Des prospecteurs circulaient maintenant dans tout le Mayombe. Vigoureux alla s’installer à la Dimonika et entreprit la construction d’une route automobile depuis Pounga jusqu’a la Mission Catholique. Thomas s’occupa de la construction de cette route, travail extrêmement difficile. Il fallait monter constamment pour atteindre le plateau de la haute Loukénéné. Cette route très accidentée aboutit au camp de la Dimonika par une série de lacets dont les derniers sont d’un pittoresque à faire frémir tous ceux qui ne sont pas habitués a circuler sur ce genre de routes.

Vigoureux, organisateur hors ligne, secondé par sa femme, fit de ce coin du Mayombe une véritable cité avec des bâtiments en matériaux définitifs ; les maisons des Blancs sont des villas de tous styles et sa propre maison est un véritable bijou arrangé avec un gout sûr et sobre.

Les travailleurs sont logés dans des maisons en maçonnerie. Ils out la lumière électrique et l’eau et n’avaient jamais connu un pareil confort que beaucoup de Blancs voudraient avoir. Il existe là des ateliers, une centrale électrique, des magasins, un cinéma, etc.

La mentalité du noir ayant évolué à rebours, tous ces bienfaits n’empêchèrent pas Vigoureux de connaitre des grèves et des difficultés sans nombre avec sa main-d’œuvre.

Il agrandit son domaine minier, au fur et à mesure que des permis étaient abandonnés par leurs titulaires. Beaucoup d’entre eux, en effet, s’étaient figure qu’ii suffisait de prendre un permis pour ramasser des richesses, alors que le métier de prospecteur est un des plus pénibles qui soient. Il faut coucher souvent à la belle étoile. Ce qui est merveilleux en saison sèche, mais bien différent lorsque viennent les tornades. Il faut marcher constamment dans l’eau pour faire les sondages. II faut gravir des montagnes lorsqu’il s’agit de passer d’un bassin de rivière à un autre. [23]

La fin de la guerre récompense mal ceux qui ont fait tant pour financer la résistance.

Puis, le gouvernement créa les permis forestiers dans le Mayombe ; se superposant à presque tous les permis miniers. D’où impossibilité matérielle de se procurer le bois nécessaire aux exploitations. Il m’était même interdit de pénétrer sur les chantiers de bois, sous prétexte que je n’avais droit qu’au sous-sol.

Sur une protestation des miniers, on donna raison aux forestiers. Vigoureux se débrouilla pour prendre des permis forestiers dans ses propres permis miniers et souffrit beaucoup moins de la concurrence de main d’œuvre qui commençait à se faire sentir au Mayombe. En effet les forestiers faisaient de la surenchère et payaient les manœuvres n’importe quel prix.[24]

Ici s’achèvent les références à Armand Vigoureux dans l’ouvrage de Michel R.O. Manot.

[1] Point kilométrique 102 du CFCO depuis l’origine à Pointe-noire, aujourd’hui la localité « les Sarras ».

[2] Ste Commerciale & Miniere de l’Uele (Comuele), société anonyme belge créée à Bruxelles en juin 1919

[3] Michel R.O. Manot L’aventure de l’or et du Congo-Ocean. P. 191 (1935)

[4] Op. cit. P. 192 (janvier 1936)

[5] Romanot a contracté de gros crédits bancaires.

[6] Op. cit. P. 207-208 (fin 1936)

[7] Op. cit. P. 212-213 (1937)

[8] Op. cit. P. 216-217 (1937)

[9] Op. cit. P. 221 (1937)

[10] Op. cit. P. 218 (1937)

[11] Op. cit. P. 237 (1938)

[12] Gabon.

[13] Op. cit. P. 230 (1938)

[14] Op. cit. P. 234-235 (1938)

[15] Op. cit. P. 238 (1938)

[16] Op. cit. P. 204-205

[17] Vigoureux est-il toujours employé par la Comuélé ?

[18] Op. cit. P. 234-235 (1939)

[19] Op. cit. P. 242-243 (1939)

[20] Pierre François Boisson (19 juin 1894-20 juillet 1948) est nommé gouverneur général de l’ Afrique-Équatoriale française (AEF) du 3 septembre 1939 au 28 août 1940. S’étant déclaré fidèle au maréchal Pétain, il est renommé à la tête de l’AOF du 25 juin 1940 au 13 juillet 1943. En AEF Félix Eboué le remplace.

[21] Op. cit. P. 244-248 (1940)

[22] Op. cit. P. 256-257 (1940)

[23] Op. cit. P. 256-257 (1940)

[24] Op. cit. P. 278 (1945)