COMPAGNIE MINIÈRE DU CONGO FRANÇAIS (1905-1964)

Cristaux de dioptase provenant des mines de Mindouli

Cristaux de dioptase provenant des mines de Mindouli

En A.-E.F., un des premiers minerais à attirer l’attention fut le cuivre, reconnu dans la vallée du Niari dès la fin du XIXe siècle: le contrôle des gisements de cuivre de cette région fut une des causes de la rivalité entre Brazza et les représentants de Léopold Il. Le minerai avait d’ailleurs déjà été exploité par les Africains, dont, vers 1900, une société dite «Compagnie hollandaise» s’était contentée de prendre la suite[1].

L’exploitation, limitée au gisement de Mindouli, se fit d’abord en évacuant le minerai sur Loango à tête d’homme ! La Compagnie minière du Congo français, créée en 1905 pour reprendre cette exploitation, unissait [après fin 1921] les représentants des principaux groupes d’affaires du Congo (Fondère, Guynet, du Vivier de Streel).

COMPAGNIE MINIÈRE DU CONGO FRANÇAIS
(1905-1921)

Sté an., f. le 20 juin 1905.

 

Compagnie minière du Congo français
(L’Écho des mines et de la métallurgie, 23 décembre 1909)

Cette affaire lyonnaise, constituée en 1905 par M. Planche, au capital actuel de 3.250.000 fr., va augmenter ce capital de 500.000 fr. par l’émission de 1.000 actions de 500 fr. avec 500 fr. de prime. Le siège social est à Lyon, rue de Bounel, 19, et l’objet de cette société est l’exploitation des mines de cuivre à Mindouli et à Tchinkaya.

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AFRIQUE ÉQUATORIALE MOYEN-CONGO
(Les Annales coloniales, 17 novembre 1910)

Le Moyen-Congo exportera cette année 1.000 tonnes de caoutchouc.
Mais la principale richesse de la colonie sera bientôt dans l’exploitation de son bassin cuprifère. Oui, il y a, à 120 kilomètres de Brazzaville, de grandes mines de cuivre à exploiter, et le minerai y est d’une teneur invraisemblable. L’Europe en apporte neuf tonnes à titre d’échantillon. L’exploitation de ces mines, dite de Maindouli [Mindouli], est faite par la Compagnie minière du Congo français dont le siège est à Lyon, qui pourra exporter l’an prochain 40.000 à 50.000 tonnes et a 1 D. LEVAT: «Notice géologique et minière sur le bassin cuprifère du Kouilou-Niari (Congo français)», Annales des Mines, 10e série, 1907, t. XI, Mémoires, pp. 5-65. construit pour son service un chemin de fer de 135 kilomètres.

Le minerai est actuellement transporté sur 40 kilomètres à dos d’homme, puis emprunte ladite ligne, qui, achevée, aura 165 kilomètres. On sait qu’un projet de voie ferrée de Brazzaville à Loango est à l’étude. Le minerai du bassin de Maindouli assure dès maintenant un bon fret à cette ligne.

Compagnie minière du Congo français Afrique équatoriale 1911

Action Compagnie minière du Congo français – 1911

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COMPAGNIE MINIÈRE DU CONGO FRANÇAIS
(Les Annales coloniales, 14 septembre 1912)

Nous avons indiqué récemment les comptes soumis à l’assemblée générale de la Compagnie minière du Congo français, tenue le 30 août dernier.

Il s’agit d’une Société qui exploite dans la région de Mindouli (Congo français) des gisements cuprifères d’une très grande richesse. On s’en rendra compte, lorsque nous aurons dit que le minerai mis à jour renferme dans certains cas, jusqu’à 60 et 70% de cuivre. Cette haute teneur n’a jamais été rencontrée, même dans les exploitations analogues les plus réputées.

La Compagnie minière du Congo français est d’origine récente; elle a, en effet, été constituée à Lyon en 1905, au capital modeste de 770.000 francs. Puis, au fur et mesure des travaux effectués, le fonds social fut augmenté, en sorte qu’il se trouve aujourd’hui fixé à 4 millions de francs, divisé en 800 actions de 500 francs. Il existe également 7.000 parts de fondateur ayant droit à 33% des bénéfices nets annuels distribuables. Ces titres sont traités aux Bourses de Paris et de Lyon.

Le domaine de la compagnie a une superficie d’environ 128.000 hectares; il comporte 58 permis de recherches et de puissants gisements de cuivre ainsi que de terrains aurifères. Mais l’exploitation, qui n’a été inaugurée qu’il y a un an, ne porte encore que sur 600 hectares. Cela ne veut pas dire que seule cette partie exploitée soit minéralisée; toutes les recherches effectuées ont démontré, en effet, l’existence de minerai semblable et, par conséquent, fort riche sur la plus grande partie du territoire de la compagnie.

Celle-ci a donc devant elle d’immenses réserves dont elle bénéficiera au fur et à mesure de l’accomplissement du programme d’exploitation qui est poursuivi d’une façon très prudente et très rationnelle.

Les difficultés qui se sont produites au début pour le recrutement du personnel sont aujourd’hui à peu près surmontées, grâce aux installations mécaniques auxquelles il a été procédé pour l’extraction, le concassage, le chargement, le triage et le lavage. La question de la main-d’œuvre est donc résolue et elle ne préoccupe plus du tout le conseil. D’autre part, le transport du minerai est assuré par une voie ferrée que la société a construite à ses frais et qui lui donne toute satisfaction.

La Compagnie minière du Congo français se trouve donc actuellement en excellente posture; elle a, d’ailleurs, obtenu au cours de l’exercice 1911, des résultats très encourageants. On a vu, en effet, par le bilan que nous avons publié, que les bénéfices nets s’étaient élevés à 734.702fr. 92.

Il est bon d’ajouter que ces résultats sont ceux du premier exercice d’exploitation, ce qui permet d’en espérer de bien meilleurs pour l’avenir. Le conseil, pratiquant une politique de sagesse dont on ne saurait trop le louer, a jugé bon de ne faire aucune répartition aux actionnaires et d’effectuer [affecter] la totalité de ces bénéfices à divers amortissements.

De plus, afin d’être à même de se mouvoir plus largement au point de vue financier, il a fait décider par l’assemblée extraordinaire qui, le 20 août, a suivi la réunion ordinaire, l’émission de 5.000 obligations 5%. De ce fait, l’exploitation va pouvoir être exercée sur une plus grande échelle.

En résumé, la Compagnie minière du Congo français est une entreprise intéressante au premier chef. En raison de la haute teneur de son minerai et des prix élevés du cuivre, son exploitation doit être très rémunératrice, et nous n’hésitons pas, dans ces conditions, à déclarer que ses actions et ses parts constituent un placement de grand avenir.

Le compte de profits et pertes s’établit comme suit:

PROFITS
Exploitation de la mine 807.747 40
Bénéfice sur minerai vendu 561.965 76
Factorerie: bénéfice de l’exercice 5.977 51
Escomptes et rabais 162 80
Total 1.375.853 47

CHARGES
Charges du minerai vendu 344.193 93
Comptes généraux divers 296.956 62
641.150 55
Bénéfice net 744.702 92.
Total égal 1.375.853 47

Pendant cet exercice, l’exploitation a eu encore à supporter quelques difficultés de main-d’œuvre, et les transports ont été gênés par l’insuffisance du charbon; ce à quoi on va remédier par l’emploi du pétrole pour le chauffage des locomotives.

Il n’a pas été proposé de dividende à l’assemblée, la société ayant besoin de fortifier sa situation financière. Le stock de minerai à fin décembre 1911 était évalué à 1.040.000fr, ce qui donne une belle perspective de bénéfice, étant donnés les hauts cours du cuivre.

Le dernier bilan de la Compagnie s’établit ainsi:

PASSIF
Capital-actions 4.000.000 00
Réserves:
Prime sur augmentation de capital 500.000 00
Créanciers à terme:
Société auxiliaire de mines 292.321 30
Groupe de Grenoble 842.700 00
G[ilbert] Planche 339.465 13
1.474.486 43
Créances exigibles:
Banque française de l’Afrique équatoriale 630.550 85
Conseil 23.100 00
Fournisseurs 80.437 50
Effets à payer 299.822 69
Employés 63.853 96
Comptes divers 48.566 20
Main-d’œuvre noire 6.647 66
1.152.978 86
Profils et perles:
Bénéfice de l’exercice 734.702 92
7.862.168 21

ACTIF
Immobilisations:
Immeubles au Congo 168.727 66
Matériel, mobilier 176.983 29
Valeur des concessions 506.689 00
Permis de recherches 85.402 75
Chemin de fer 4.960.432 42
Matériel de navigation 192.504 00
6.000.799 12
Réalisable et disponible:
Cautionnements 12.000 00
Espèces 63.633 43
Impôts d’actions 71.845 36
Débiteurs divers 220.630 58
Approvisionnements 72.246 30
Marchandises en magasin 70.100 90
Stock à fin décembre 1.040.000 00
1.550.456 57
Comptes à amortir:
Frais de constitution 34.388 60
Missions et études 156.476 17
Prospection en 1911 30.107 75
220.972 52
7.862.168 21

La situation de trésorerie très étroite en ce moment va se trouver suffisamment améliorée par le produit de l’émission de 5.000 obligations 5% de 500fr., votée par l’assemblée du 30 août.

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Compagnie minière du Congo français
(Les Annales coloniales, 6 février 1912)

Les 40.000 actions de 100fr., libérées et au porteur, et les 7.000 parts de fondateur de la Compagnie minière du Congo français, viennent d’être admises aux négociations de la Bourse au comptant.

Ces titres sont inscrits à la deuxième partie du Bulletin de la Cote.

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ROSETTES ET PALMES
Ont été nommés officiers d’académie
(Les Annales coloniales, 30 avril 1912)

Truc (Ernest-Louis), directeur de l’exploitation minière de la compagnie du Congo français.

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Compagnie minière du Congo français
(Les Annales coloniales, 24 août 1912)

Des comptes qui seront soumis aux actionnaires de la Compagnie minière du Congo français dans leur assemblée annuelle du 30 courant, il résulte que l’exercice 1911 se solde par un produit brut de 1.375.853 francs, et un bénéfice net de 734.703 francs.

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AU CONGO FRANÇAIS
Le travail qui s’y fait. — Déception des administrateurs
(Les Annales coloniales, 13 février 1913)

[…] Dans les mines de Djoué, les travaux et sondages suivent leur cours ainsi que les projets de travaux de railway minier Renéville-Brazzaville.

Quant à la Compagnie minière du Congo français, elle est située dans une autre circonscription, celle de Bakonko. C’est une belle affaire. Le minerai y accuse des teneurs de 60% en moyenne.

Des travaux récents ont amené à Renéville des blocs de chalcosine de plusieurs tonnes.

On n’en est pas encore arrivé à la période d’exploitation, mais l’affaire s’annonce de mieux en mieux.

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Mines
(Les Annales coloniales, 27 mai 1913)

Un seul mot encore sur l’exploitation des mines de cuivre dans la zone qui, de l’est vers l’ouest, s’étend de Brazzaville, sur une superficie d’environ 3.500 kmq. et où les principaux massifs métallifères, connus jusqu’à ce jour, se rencontrent vers Renéville, sur le Djoué. à Mindouli et M’ Boukau-Songho, près de la frontière terrestre du Congo belge.

Nombreux déjà sont les permis de recherches délivrés pour cette région.

Deux sociétés se sont fondées en vue de l’exploitation. Ce sont :

1° La Compagnie minière du Congo français, au capital de 4 millions de francs, dont le siège est à Lyon, 19, rue de Bonnel;
2° La Société des mines du Djoué, au capital de 1.200.000 francs, dont le siège social est à Paris, 64, rue de la Victoire.

Pour l’évacuation du minerai vers l’Europe, la Compagnie minière a construit une voie ferrée à gabarit réduit de 160 kilomètres reliant le centre de production à Brazzaville, port d’embarquement, où remorqueurs et chalands transportent les produits sur la rive opposée, à l’embarcadère du chemin de fer belge de Léopoldville à Matadi.

L’exportation du minerai, depuis le début, c’est-à-dire depuis 1911, s’est comptée approximativement sur 4.500 tonnes, dont la plus grosse part revient à 1912.

Ces chiffres, s’ils attestent la bonne marche de ces industries, montrent aussi les réalisations en main-d’œuvre qui, se montant à plus de deux mille ouvriers permanents, a été fournie presque exclusivement par les villages régionaux. Or, on le voit, le rayon est relativement restreint sur lequel s’est porté jusqu’à présent l’exploitation du cuivre. Il constitue néanmoins une indication précieuse pour l’avenir. Quelle source de richesses n’y a-t-il pas pour nos compatriotes lorsque, facilitant l’exportation des minerais, le railway reliera ce pays à la mer !

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UNE CANDIDATURE
(Les Annales coloniales, 21 avril 1914)

[Gilbert] Planche, entrepreneur à Lyon, qui a créé d’importantes et prospères affaires en Afrique équatoriale, est candidat à la députation dans l’arrondissement de Briançon.

Le député sortant est M. Toy-Riont, fabricant d’huiles et de savons à Marseille, réactionnaire.

Planche, qui est conseiller général dans la circonscription du canton de L’Argentière depuis plusieurs années, se présente avec le programme du parti radical-socialiste. Son succès ne pourrait que réjouir les coloniaux qui le connaissent et l’apprécient.

[Élu. Il soutient le ministère Viviani.]

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INGÉNIEURS
Officiers de l’Instruction publique
(L’Écho des mines et de la métallurgie, 7 mai 1914)

Devès (Élie), ingénieur civil, directeur des mines de Reneville (Afrique équatoriale française).

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CONGO
Une usine de cuivre à Mindouli
(L’Écho des mines et de la métallurgie, 14 mai 1914)

La Compagnie minière du Congo français a passé un contrat avec M. Ch. Fournier, duquel il résulte que M. Charles Fournier, ayant découvert un procédé de traitement métallurgique applicable aux minerais, s’engage à établir à Mindouli, à ses risques et périls, une usine pour le traitement métallurgique du minerai fourni par la Compagnie minière du Congo français.

Le traité énumère longuement les conditions dans lesquelles le minerai devra être fourni par la Compagnie minière à M. Fournier ; il stipule, entre autres choses, que la Compagnie minière paiera à M. Fournier une somme de 675 francs par tonne de lingots livrés.

Ce contrat aura une durée de 15 années, et la Compagnie minière aura la faculté d’acquérir l’usine à l’expiration de la dixième année en payant à M. Fournier une redevance déterminée.

Il résulte de ce que l’on connaît, sur le gisement, que l’on a déjà de quoi alimenter pendant quinze ans l’usine de M. Fournier.

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COMPAGNIE MINIERE DU CONGO FRANÇAIS
(Les Annales coloniales, 15 janvier 1916)

Cette compagnie a réalisé, pendant l’exercice 1914, un bénéfice net de 325.491 francs. En tenant compte du report antérieur, le total disponible ressort à 230.000 francs, contre 604.567 francs pour l’exercice précédent, dont la prochaine assemblée générale aura à déterminer l’emploi.

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COMPAGNIE MINIÈRE DU CONGO FRANÇAIS
(Les Annales coloniales, 25 mars 1916)

D’après les comptes arrêtés au 31 décembre 1914, il aurait été vendu pendant le dernier exercice social pour 1.263.777fr. de minerai, dont 855.000 provenant du stock existant au 31 décembre 1913 et 408.777 du minerai extrait pendant l’année i914. En tenant compte du minerai extrait et non vendu au 31 décembre 1914, le produit serait de 1.073.351fr. Les dépenses faites se sont élevées à 747.860fr. ce qui laisse comme bénéfice 325.491fr. et en y comprenant le solde reporté de l’exercice précédent 330.030fr. Le bénéfice en 1913 avait été de 604.567fr. 73.

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MOYEN-CONGO
La vie administrative
(Les Annales coloniales, 8 avril 1916)

Par arrêté du 12 février 1916, sont nommés membres du conseil d’administration de la colonie du Moyen-Congo, pour une période d’une année, à compter du 1ermars 1916 :
MM. Fondère, président-directeur des Messageries fluviales du Congo ; Tréchot (Henri), administrateur délégué de la Compagnie française du Haut-Congo, membres titulaires ; Babonneau*, agent général des Messageries fluviales du Congo ; Truc, directeur de la Compagnie minière du Congo français, membres suppléants.

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MOYEN-CONGO
La vie administrative
(Les Annales coloniales, 28 avril 1917)

Par arrêté en date du 26 février 1917 :
MM. … Truc, directeur de la Compagnie minière du Congo français [CMCF], sont nommés pour une période d’une année, à compter du 1ermars 1917, membres notables suppléants du conseil d’administration du Moyen-Congo.

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COMPAGNIE MINIÈRE DU CONGO ET MINES DU DJOUÉ
(Les Annales coloniales, 2 mai 1921)

L’assemblée générale extraordinaire du 4 mai de la Compagnie minière du Congo, va être appelée à examiner le projet d’absorption des mines du Djoué qui feraient l’apport de leur actif total, moyennant la remise de 65.000 actions de 100fr. de la Minière du Congo échangées, titre pour titre, contre les 60.000 actions de 100fr. et les 5.000 parts Mines du Djoué.

Les gisements du Djoué, comme ceux de la Minière du Congo, renferment de la chalcosine à haute teneur, pouvant être expédiée telle quelle, et des minerais de teneur plus faible devant être traités sur place. La fusion accroîtra le domaine de la Minière du Congo et facilitera la mise en valeur des Mines du Djoué, qui n’auront plus, au point de vue des transports, qu’à se relier par une ligne de 40 à 50 kilomètres au chemin de fer de la Minière du Congo.

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Un colonial rentre à la Chambre
(Les Annales coloniales, 9 mai 1921)

  1. Gilbert Planche, ancien député radical-socialiste de Briançon, conseiller général de L’Argentière et vice-président du Conseil général des Basses-Alpes, a été élu hier, député de ce département sans concurrent en remplacement de M. Bonniard (Victor), élu sénateur.
  2. G. Planche avait été battu avec toute la liste radicale à la majorité absolue par la liste libérale de MM. Bonniard et Noblemaire.

La moyenne de la liste libérale avait été de 9.644 voix; celle de la liste radicale, 8.902. Cette fois M. Planche est élu par 11.704 voix. On sait la place importante que tient M. Planche dans les milieux coloniaux et la part décisive qu’il a prise à la mise en valeur des mines du Congo français.

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 COMPAGNIE MINIÈRE DU CONGO FRANÇAIS
(Les Annales coloniales, 18 novembre 1921)

Les actionnaires sont convoqués en assemblée générale ordinaire pour le 26 novembre, en vue de prendre connaissance des comptes de 1919 et 1920.
Les résultats de ces deux exercices sont déficitaires. Le nouveau conseil, qui a pris la direction de l’affaire, à la suite de la démission de M. Planche et de l’absorption des Mines de Djoué, exposera aux actionnaires le programme qu’il se propose de suivre et qu’il a déjà commencé à mettre à exécution.

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CHANGEMENT DE CONTRÔLE

COMPAGNIE MINIÈRE DU CONGO FRANÇAIS
(Les Annales coloniales, 2 décembre 1921)

Démission de MM. Pellet, Ragis, Bonneton et Planche.

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UNE AFFAIRE EMBROUILLÉE
(Le Journal des débats, 3 mars 1922)

Devant la onzième chambre ont commencé aujourd’hui les débats d’une affaire fort délicate, dans laquelle était poursuivi, pour abus de confiance, M. Planche, député des Hautes-Alpes.

Planche, président du conseil d’administration de la Compagnie minière du Congo français, avait fondé, à côté de cette compagnie, une société pour l’exploitation des mines, dont les actions lui appartenaient presque en totalité et à laquelle il avait concède diverses mines. Il fit exécuter par cette société des travaux pour la construction de voies ferrées, allant de Brazzaville aux mines. Les travaux coûtèrent 88.000 francs. Il en débita la compagnie minière, mais il majora le coût de ces travaux et le porta jusqu’à 480.000 francs. Le règlement fut effectué en actions de la Compagnie minière.

Le Parquet, bien que cette compagnie n’ait point porté plainte, a renvoyé M. Planche devant le tribunal correctionnel, mais depuis, les deux sociétés ont fusionné, et le préjudice a donc disparu.

D’autre part, M. Planche proteste de son innocence. Il se plaint d’avoir été victime d’une tentative de chantage de la part de son secrétaire, M. Vazeille, qui, sur sa plainte, est en même temps poursuivi pour vol des documents sur lesquels porte l’accusation.

Me Moussait [sic: Moutet!] assiste M. Planche, Me Dufraisse se présente pour M. Vazeille.

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Un procès colonial
(Les Annales coloniales, 28 avril 1922)

La 11e Chambre correctionnelle, présidée par M. Lemercier, a condamné hier à un an de prison et 100.000 francs d’amende M. Planche, député des Hautes-Alpes.

C’est à la suite d’une plainte déposée par un groupe d’actionnaires de la Compagnie minière du Congo, dont M. Planche était administrateur délégué jusqu’en 1920, que le député des Hautes-Alpes fut inculpé d’abus de confiance. La Compagnie minière du Congo, qui a pour objet l’exploitation des mines de cuivre de Kounkounba et de Mindouli, fit effectuer en 1916, par les soins de M. Planche, la construction d’une ligne de chemin de fer ä voie étroite des mines à Brazzaville. Certains de nos confrères ont prétendu que M. Planche avait touché 480.000 francs pour la construction d’une ligne de 30 kilomètres de longueur, qui n’aurait coûté que 80.000 francs.

Or, cette voie ferrée mesure 160 kilomètres, qui, à raison de 80.000 francs pour la construction totale, donnerait 500fr. pour le prix du kilomètre, prix de beaucoup inférieur à ceux d’avant guerre, aux Colonies, même pour une voie de 0 m. 60.

  1. Planche a fait appel du jugement.
  2. Planche se fit payer par la société, pour cette construction, des frais considérables et réalisa à son préjudice des bénéfices illicites qui se monteraient ä plusieurs millions.
  3. Vazeille, ancien secrétaire de M. Planche, qui avait porté plainte contre le député des Hautes-Alpes en abus de confiance, était a son tour poursuivi, ä la requête de M. Planche, sous l’inculpation de vol de documents. Il a été condamné ä quatre mois de prison avec sursis et au franc de dommages et intérêts que sollicitait M. Planche.

Me Marius Moutet a plaidé pour M. Planche et Me Dufraisse pour M. Vazeille.

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Un acte de justice
(Les Annales coloniales, 1erfévrier 1923)

  1. Planche, député des Hautes-Alpes et entrepreneur de travaux publics, avait été, nous l’avons dit à l’époque, condamné le 27 avril dernier, par la 11e chambre correctionnelle, à un an de prison et 100.000fr. d’amende, pour abus de confiance au préjudice de la Compagnie minière du Congo, dont il avait été le président du conseil d’administration. Sur appel de M. Planche, la cour, après plaidoirie du bâtonnier Raoul Rousset, vient de prononcer son acquittement pur et simple.

Quant à M. Vazeilles, ancien secrétaire de M. Planche, et contre qui le député des Hautes-Alpes avait porté plainte pour vol de documents, la cour l’a condamné a quatre mois de prison avec sursis après une plaidoirie de Me Dufraisse.

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DANS LES BUREAUX
L’élection de M. Planche
(Les Annales coloniales, 16février 1923)

Le septième Bureau de la Chambre a validé hier à l’unanimité l’élection de M. Planche, député des Hautes Alpes, qui, bien qu’élu depuis deux ans, avait demandé à ce que le bureau ajourne sa décision jusqu’à la décision de la Cour d’appel sur le procès qu’il avait eu avec la Compagnie minière du Congo. On se rappelle que M. Planche a été acquitté, il y a quinze jours, et son calomniateur condamné.

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HIPPISME
(Les Annales coloniales, juillet 1923)

Un cheval de G. Planche en course à Enghien.

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  1. Planche est mort
    (Les Annales coloniales, 26 mai 1924)
  2. Planche, député des Hautes-Alpes, est mort à Gap, hier. Il avait été réélu le 11 mai sur la liste du Cartel des gauches. Il a succombé à une hémophtysie, conséquence des fatigues que lui avait imposées la campagne électorale. Il avait 58 ans.
  3. Planche, qui avait siégé au Parlement pendant la guerre, avait été battu le 16 novembre 1919 et réélu à une élection partielle le 8 mai 1921. Il siégeait à la Chambre au groupe radical-socialiste.
  4. Planche avait consacré avant la guerre son activité à d’importantes affaires d’entreprises et de mines en Afrique-Équatoriale Française.

COMPAGNIE MINIÈRE DU CONGO FRANÇAIS
(1921-1931)

RÈGNE DES GROUPES FAMILIAUX ACHALME ET FONDÈRE-GUYNET

 

LE DR PIERRE ACHALME
Légion d’honneur
Les Promotions des Colonies
Achalme (Pierre),
directeur du laboratoire colonial des hautes études près le Muséum d’histoire naturelle
par Jean Aytet
(Les Annales coloniales, 1erfévrier 1912)

Un colonial de Paris qui doit sa fortune à M. Clémentel. C’est en effet, un compatriote, et il y eut de grandes fêtes et de grandes joies, 1, rue Andrieux, où il habite lorsque les propriétaires de la maison et aussi du château de Maubec par Thiers (Puy-de-Dôme), apprirent que leur ami intime, le sympathique et avenant député de la 1recirconscription de Riom, devenait au mois de janvier 1905, ministre des colonies.

Jusqu’à ce jour, M. Achalme avait coulé une carrière heureuse. Étudiant de la faculté de médecine de Clermont-Ferrand, puis interne des hôpitaux de Paris, puis chef de laboratoire de la Faculté de Médecine de Paris (1899) enfin, chef de clinique à la Pitié, 1905, c’est là que M. Étienne Clémentel vint le chercher de force et après plusieurs refus, pour en faire le directeur du laboratoire colonial des Hautes Études près le Muséum d’histoire naturelle. Et le choix du député du Puy-de-Dôme fut heureux. M. Pierre Achalme, qui n’avait pas la vocation coloniale, s’adapta vite à ses nouvelles fonctions. Il apporta un zèle et une ardeur tout à fait dignes d’éloge et son œuvre a été considérée par M. Maurice Viollette, dans son dernier rapport comme très supérieure aux tentatives plutôt malheureuses de M. Dybowski à Nogent.

Ce ruban rouge récompense en outre vingt ans de bons services. C’est donc une distinction méritée.

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Morts au champ d’honneur
(Le Journal des débats, 22 juillet 1915)

L’aspirant Henri Achalme, fils du docteur Achalme, directeur du laboratoire colonial du Muséum

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Courant 1921, le Dr Achalme prend le contrôle de la Cie générale d’Outre-Mer, très impliquée au Maroc et à Madagascar. Puis il s’attaque à la Minière du Congo.

COMPAGNIE MINIÈRE DU CONGO FRANÇAIS
(Les Annales coloniales, 18 novembre 1921)

Les actionnaires sont convoqués en assemblée générale ordinaire pour le 26 novembre, en vue de prendre connaissance des comptes de 1919 et 1920.

Les résultats de ces deux exercices sont déficitaires. Le nouveau conseil, qui a pris la direction de l’affaire, à la suite de la démission de M. Planche et de l’absorption des Mines de Djoué, exposera aux actionnaires le programme qu’il se propose de suivre et qu’il a déjà commencé à mettre à exécution.

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COMPAGNIE MINIÈRE DU CONGO FRANÇAIS
(Les Annales coloniales, 2 décembre 1921)

Les actionnaires de cette société se sont réunis, à Lyon, le 26 novembre, sous la présidence de M. le docteur [Pierre] Achalme assisté de MM. Paret et Arnaud comme scrutateurs et de M. Baroud comme secrétaire.

16.803 actions étaient présentes ou représentées.

Toutes les résolutions présentées ont été adoptées à l’unanimité, notamment les comptes de l’exercice 1919 et 1920 qui n’ont fait l’objet que d’un seul vote.

L’assemblée a ratifié la nomination en qualité d’administrateur faite à titre provisoire par le conseil d’administration de MM. le docteur Achalme, [Henri] Maréchal [X-Ponts. Pdt Cie gén. des voitures (CGV), adm. Minière du Bandama (Côte d’Ivoire), etc.], [Albert] Enders et Guinet [sic: Guynet] qui resteront en exercice jusqu’à l’époque où devaient expirer les fonctions de leurs prédécesseurs respectifs et démissionnaires, MM. Pellet, Ragis, Bonneton et Planche.

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AEC 1922-296 — Cie minière du Congo français, 16, cours Lafayette, LYON.
(Siège administratif: 23, rue de Châteaudun, PARIS 9e ).

Capital. — Sté an., f. le 20 juin 1905, 12.500.000fr.en 125.000 act. de 100fr.ent. lib, dont 4.200 d’apport et 7.000 parts de fondateurs. — Divid.: 1916, 5fr.; 1917, 10fr.; 1918, 5fr.
Objet. — Exploit. de mines, en A. E. F. (Mindouli, Renéville, Tenicoumba).
Exp. — Tous les produits nécessaires pour l’exploitation des mines et voies minières.
Imp. — Minerais, concentrés, mattes et métaux. Minerais de cuivre argentifère.
Conseil. — MM. Dr. P[ierre] Achalme, présid.; G. Linière et A[lbert] Enders, admin.-dél.; A[lphonse] Fondère, W[illiam] Guynet, R[égis] Joya [entrepreneur à Grenoble], H[enri] Maréchal [X-Ponts. Pdt Cie gén. des voitures (CGV), adm. Minière du Bandama (Côte d’Ivoire), etc.], E. Rampon, admin.

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COMPAGNIE MINIÈRE DU CONGO FRANÇAIS
(Les Annales coloniales, 20 octobre 1922)

Les comptes de l’exercice 1921, qui seront présentés à la prochaine assemblée ordinaire, se traduisent par un bénéfice de 256.480 francs. Ce bénéfice vient en déduction du solde débiteur des exercices antérieurs inscrits au bilan pour 1.855.544 francs. A l’actif, les immobilisations figurent pour 7.886.735 francs, les valeurs réalisables pour 1.607.542 francs. Au passif, les réserves et amortissements s’élèvent à 2.460.589 francs, les créanciers divers à 1.773.854 francs.

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COMPAGNIE MINIÈRE DU CONGO FRANÇAIS
CAPITAL NOUVEAU:16.500.000 FRANCS
16, cours Lafayette, Lyon
Président : le Dr Pierre Achalme
(Les Annales coloniales, 5 mars 1923)

Le conseil d’administration, usant de l’autorisation qui lui avait été donnée par une assemblée générale extraordinaire des actionnaires, en date du 4 mars 1920, et dont il n’avait usé qu’à concurrence de 2 millions de francs seulement, a décidé, dans sa séance du 19 février 1923, d’augmenter le capital d’une somme de 4 millions de francs pour le porter à 16.500.000 francs par l’émission, au taux de 112fr.50, soit avec une prime de 12fr.50, de 40.000 actions de numéraire de 100 francs chacune qui devraient être libérées d’un quart au moins et de la prime, soit d’une somme totale de 37fr.50, lors de leur souscription et qui auraient jouissance à compter rétroactivement du 1erjanvier 1921.

Le capital de cette société a été successivement de 4 millions en 1909, à la fondation; de 6 millions en 1921, puis de 12 millions 500.000 francs par la remise de 6 millions 500.000 francs d’actions de 100 francs entièrement placées à la Société des mines de Djoni [Djoué] dont la Compagnie minière du Congo reprend l’actif et le passif. Le règlement de ces importants apports a été rendu définitif par acte sous seing privé, le 21 février 1923. Ces apports consistaient:1° en divers permis de recherches minières dans les régions de Renéville et de Mendouli [sic:Mindouli]; 2° en bâtiments indigènes servant à l’usage de la mine; 3° un établissement agricole à Renéville (matériel, bovins, ovins); 4° 20.000 tonnes de minerai de cuivre et de fer.

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COMPAGNIE MINIÈRE DU CONGO FRANÇAIS
(Les Annales coloniales, 25 mai 1923)

Les actionnaires se sont réunis à Lyon en deux assemblées extraordinaires.

La première, délibérant valablement, a reconnu sincère et définitive l’augmentation du capital de 4.000.000 de francs autorisée par une assemblée extraordinaire du 4 mars 1920 et décidée par le conseil d’administration le 23 février dernier. Le capital est donc actuellement de 16.500.000fr. divisé en 165.000 actions de 100 francs chacune.

La deuxième, qui avait pour objet différentes modifications similaires, n’a pu valablement délibérer, faute de quorum.

Néanmoins, à titre officieux, après avoir déclaré la séance levée, le docteur Achalme, président du conseil, a répondu, à la satisfaction générale, aux questions posées par les actionnaires. Il en ressort que la Compagnie minière du Congo poursuit depuis un an et demi une marche ascendante et toujours meilleure.

* * *

Depuis le 25 mai, les 65.000 actions nouvelles de 100 francs, libérées et au porteur, n° 60.001 à 125.000, de la Compagnie minière du Congo français sont admises aux négociations de la Bourse, au comptant.

Ces titres sont inscrits à la première partie du Bulletin de la Cote, sous la même rubrique que les actions anciennes.

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COMPAGNIE MINIERE DU CONGO
(Les Annales coloniales, 6 juillet 1923)

Les titres de cette société vont être introduits à la Bourse de Marseille.

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Minière du Congo
(Le Journal des finances, 1erfévrier 1924)

La part Minière du Congo, que nous indiquions à 950 francs dans notre dernier numéro, s’est avancée à plus de 1.300 francs pour finir à 1.250, l’action’a progressé de son côté de 119 à 133, en retard par conséquent sur le mouvement de hausse de la part.

Il est intéressant de noter que les travaux entrepris ont donné des résultats extrêmement satisfaisants au point de vue de la richesse du minerai, dont la teneur s’établit à 54,18% de cuivre, soit 542 kilos de métal à la tonne, auxquels s’ajoute le chiffre exceptionnel de 1.945 grammes d’argent par tonne de minerai.

En 1922, le tonnage de minerai exploité a atteint 582.826 kilos, vendu 1.306.262fr.95, soit sur un prix de base dépassant 2.000 francs la tonne.

Plus de 1.000 ouvriers sont actuellement employés par la Compagnie. Un matériel neuf de chemin de fer, tracteur, wagons, etc., vient d’être expédié à la mine, et une extension graduelle de la production paraît désormais bien assurée.

Ajoutons que l’action Minière du Congo a valu en 1912 jusqu’à 480 francs, alors que l’affaire était loin d’être dans une situation aussi favorable qu’actuellement.

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«Parlementaire et financiers»
Journal officiel, 18 février 1924)

Planche (Gilbert), deputé des Hautes-Alpes: Compagnie minière du Congo [français (CMCF)]; Société spéciale pour l’exploitation des mines, Société industrielle de construction.

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L’Afrique équatoriale française
par Charles Debierre,
sénateur du Nord, membre des commissions des finances et des affaires étrangères.
(Les Annales coloniales, 16 juin 1924)

[…] Le cuivre se trouve dans les gîtes de M’Boko-Sougho et de Mindouili. Les gisements de minerais de cuivre occupent une superficie de 4.000 kilomètres carrés. Leur exploitation a commencé depuis quelques années. Cette exploitation se développera intensivement lorsque le chemin de fer de Brazzaville à la côte aura été exécuté. D’autres exploitations de cuivre existent à Renéville, à 60 kilomètres de Brazzaville. Les gisements connus exploitables de minerais de cuivre au MoyenCongo sont ceux de Loudima, de M’Boko-Songho (cuivre avec fer, plomb et argent), de Loutété-Louvizi (plomb filonien et recristallisé, cuivre, manganèse, fer, zinc, magnésium), et de Djoué (groupe également très complexe).

La concession minière de Mindouli a donné 1.900 tonnes en 1911, 1.465 en 1914 et 600 seulement en 1916. Dans les échantillons de minerai de la région de Mindouli, le cuivre (métal) entre pour 50 à 70%. […]

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Compagnie minière du Congo
(Le Journal des finances, 8 août 1924
)

Les comptes de l’exercice écoulé ont été approuvés par l’assemblée ordinaire du 24 novembre, qui a voté l’affectation des 50.000 francs de la réserve spéciale à l’amortissement partiel du solde débiteur du compte de profils et pertes, ainsi ramené à 586.058fr.

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En Afrique équatoriale
(Le Journal des débats, 18 mars 1925)

Au cours d’un voyage d’inspection dans la zone du chemin de fer en construction de BrazzavilIe à l’océan, M. le gouverneur général Antonetti a pris d’importantes décisions en vue de faciliter les relations de la colonie avec l’océan, pour remédier à l’engorgement du chemin de fer de Matadi à Kinshassa. Un accord conclu avec la Compagnie minière du Congo français qui exploite les mines de Mindouli va permettre de joindre la voie de 0 m. 60 que possède cette compagnie à celle qui servait au ravitaillement des chantiers du Brazzaville-Océan côté Brazzaville.

On organisera ainsi d’ici quelques mois une voie ferrée provisoire de 170 kilomètres de long, partant de Brazzaville et se dirigeant vers l’Atlantique.

Cette voie donnera accès vers l’ouest, dans la vallée du Niari, à peu de distance de son débouché dans la plaine du Niari moyen.

D’autre part, du côté de Pointe-Noire, la plate-forme du Brazzaville-Océan, construite sur 60 kilomètres, sera prochainement équipée avec la voie définitive et prolongée par une voie étroite de 40 kilomètres de long destinée au ravitaillement des chantiers de tête du Brazzaville-Océan. Entre le terminus de cette voie ferrée issue de Pointe-Noire et le terminus ouest de la voie étroite issue de Brazzaville, il n’y aura plus qu’une lacune de 290 kilomètres a peine, située dans les plaines du Yangala et du Niari. M. Antonetti a prescrit de relier ces deux terminus par une route praticable aux camions automobiles et dont la construction vient d’être commencée.

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L’Afrique équatoriale française
(Les Annales coloniales, 24 octobre 1925)

Cuivre. — Dans la partie du Moyen-Congo qui va être traversée par le chemin de fer Brazzaville-Océan, l’ A.-E. F. recèle les gisements cuprifères les plus importants de nos colonies. Leur exploitation a été entreprise depuis plusieurs années dans les régions de M’Boko-Songo et de Mindouli, donnant lieu à un mouvement d’exportation encore faible, mais qui pourra devenir considérable après l’achèvement de la voie ferrée.

La zone des gisements de cuivre de cette région occupe une superficie de 4.000km2.

D’autres exploitations de cuivre existent à Renéville, à 60 km. environ au nord de Brazzaville.

Dans les régions du Niari et du [?], le cuivre est très souvent associé au [.], à l’argent, au zinc, sous forme de minerais sulfurés (chalcosine, galène, etc.).

A l’est du sillon de la Louvisi occidentale, affluent de gauche du Niari, le cuivre est l’élément dominant; à l’ouest, le fer et le plomb prédominent.

Les seuls gîtes exploités sont ceux dits des «Terres Noires» colorées par des matières organiques et des oxydes de manganèse. La teneur en minerai de cuivre des terres noires est très variable.

Depuis longtemps, les indigènes se sont consacrés à l’exploitation du cuivre en creusant des puits pour extraire le minerai.

La première société pour l’extraction des minerais de cuivre fut créée le 1erjuin 1905 sous le nom de «Compagnie minière du Congo français Il qui exploite effectivement la mine de Mindouli depuis 1909.

Une deuxième société, dite «des Mines du Djoué», fut constituée le 10 août 1910.

Depuis, les sociétés de Mindouli et du Djoué ont fusionné en une seule, la «Compagnie minière du Congo français» qui, en 1923. a porté son capital à 16 millions et demi.

La voie étroite de 180 km. déjà existante sert à centraliser, sur le port fluvial de Brazzaville, les minerais qui y sont embarqués pour être exportés par la voie du Congo belge, alors que, plus tard, ils sortiront directement par une voie française avant l’embarquement.

Ce sont les trois ruptures de charge actuelles qui paralysent l’exploitation de la Compagnie minière. Après 1930, ils seront chargés sur place et amenés directement sous palan à Pointe-Noire.

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COMPAGNIE MINIÈRE DU CONGO FRANÇAIS
(Les Annales coloniales, 28 novembre 1925)

L’assemblée générale présidée par M. Linière, en remplacement de M. Achalme, président du conseil, absent, a eu lieu le 20 novembre, à Lyon. Elle a approuvé les comptes de l’exercice 1924, faisant ressortir un solde bénéficiaire de 722.854fr.05.

L’assemblée a décidé de répartir de la façon suivante ce solde bénéficiaire: 1° 5% à la réserve légale, 36.142fr.73; 2° 580,051fr.30 aux amortissements des pertes antérieures; 3° 100.060fr.M en amortissement, à due concurrence, du compte frais d’augmentation de capital et fusion Djoué.

Les actionnaires ont ratifié la nomination, comme administrateur, de M. Daniel Guynet, en remplacement de M. William Guynet père, démissionnaire, et renouvelé leur mandat à MM. Régis Joya et Georges Linière, administrateurs sortants.

Le rapport du conseil signale qu’au 1erjanvier 1922, les portes antérieures s’élevalent à 1.805.543fr.93; le passif obligataire était de 1.563.500fr.et le découvert en banque, de 815.572fr.87; au total, 4.234.018 francs 80.

En contre-partie, on trouvait une réserve spéciale de 500.000 francs et aussi une évaluation manifestement inférieure à la réalité des installations et approvisionnements en Afrique. Aussi, tout en restant dans les limites d’une extrême prudence, le conseil avait cru devoir proposer un redressement d’actif de 699.975fr.83. Ce redressement ramenait le vide à combler à 3.584.640 francs 97.

L’usine de traitement des minerais secondaires à été mise en marche et donne maintenant des produits marchands. Le stock de ces minerais secondaires portés aux inventaires pour une même somme depuis de nombreux exercices, va donc pouvoir prendre enfin sa valeur réelle. Ce qui n’était pas encore le cas au 31 décembre 1924.

Le président a déclaré officieusement qu’une augmentation de capital était à l’étude, augmentation qui ne lésera en aucune façon les droits des actionnaires.

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Compagnie minière du Congo français
(Le Journal des finances, 8 janvier 1926)

L’assemblée générale extraordinaire des actionnaires s’est réunie. Elle a rendu définitive, à l’unanimité, l’augmentation de capital de 8.500.000 francs par l’émission de 85.000 actions de 100 francs, émises à 117fr.50; le capital, de ce fait, sera porté à 25 millions de francs. L’assemblée générale a également voté les modifications aux statuts qui sont la conséquence de cette augmentation de capital.

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COMPAGNIE MINIÈRE DU CONGO FRANÇAIS
(Les Annales coloniales, 15 janvier 1926)

Les actionnaires de la Compagnie minière du Congo français sont informés que le versement du deuxième quart, soit 25 francs par action, sur les actions nouvelles, faisant partie de la dernière augmentation de capital est appelé pour le 30 janvier et que le versement des troisième et quatrième quarts (soit 50 francs par action) est appelé pour le 25 février.

Il est rappelé qu’en application de l’article 14 des statuts les versements en retard sont passibles d’un intérêt de retard au taux de 6% l’an.

Les versements devront être effectués:
soit à Paris, à la Banque commerciale africaine, 52, rue Laffitte;
soit à Lyon, au Crédit du Rhône, 23, rue Neuve;
soit dans les Banques où les actionnaires ont déposé leur souscription.

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 COMPAGNIE MINIÈRE DU CONGO FRANÇAIS
(Les Annales coloniales, 31 août 1926)

Les comptes de cette société pour l’exercice 1925, qui seront présentés à l’assemblée du 8 septembre, se soldent par ua brut de 3.166.720 francs, contre 2.158.944fr.en 1924. Les bénéfices nets ressortent à 942.484 francs, contre 722.851 francs, après déduction des charges diverses et de 581.886 francs d’amortissements, contre 150.845 francs l’an dernier. Le conseil aurait l’intention de proposer à l’assemblée de répartir cette année un dividende brut de 5% au capital ancien de 16.500.000 francs, les parts ne recevant pas encore de rémunération. L’an dernier, en effet, les bénéfices avaient été affectés à l’apurement du reliquat déficitaire antérieur et au premier amortissement des frais d’augmentation du capital et d’absorption de Djoué D’après le bilan au 31 décembre 1925, l’actif disponible est passé de 960.962 francs à 2.182.918 francs. Les valeurs réalisables ressortent à 7.899.102fr., contre 7.189.581 francs; le portefeuille ne figure plus dans ce chiffre que pour 1 franc. Total de l’actif disponible et réalisable: 16 millions 777.662 francs, contre 8.00.543fr.

Les créances à court terme accusent 2 millions 317.155 francs, contre 2.080.319 francs. Les amortissements ont été répartis en diminution de différents postes des immobilisations, mais en raison de travaux neufs, aménagements et installations, l’ensemble du chapitre «immobilisations» est encore de 12.229.990 francs, contre 12.409 716fr.à fin 1924.

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Informations financières
COMPAGNIE MINIÈRE DU CONGO FRANÇAIS
Siège social: 18, cours Lafayette, à Lyon
Assemblée générale ordinaire du 9 septembre 1926
(Les Annales coloniales, 13 septembre 1926)

 Rapport du conseil d’administration

L’exercice 1925, dont nous vous rendons compte aujourd’hui, a été marqué principalement par l’installation et la mise en marche de l’usine d’essais et par l’augmentation de capital.

Cette dernière opération ne fut décidée et réalisée qu’après réussite du procédé d’enrichissement de nos minerais secondaires.

Une usine beaucoup plus importante est en cours d’édification; sa mise en marche aura lieu courant 1927.

Au cours de l’exercice, 628 tonnes de minerais marchands ont été expédiées, produisant une recette de 2.626.265fr. 45.

Les difficultés des transports n’ont pas permis des expéditions plus importantes.

Ces difficultés ont également gêné l’envoi du matériel d’installations et des réapprovisionnements. En 1925, les conditions se sont améliorées.

Le matériel, tant terrestre que fluvial, est maintenu en bon état d’entretien.

Nous avons continué les études, les recherches et les aménagements du gîte.

La partie exploitée assure pour l’exercice 1926, une production régulière en minerais marchands et d’usine.

Le recrutement de la main-d’œuvre est toujours difficile. Le développement de notre entreprise en est forcément gêné. Nous espérons que l’administration voudra bien examiner favorablement nos suggestions relatives à l’organisation de centres indigènes.

L’exploitation du chemin de fer est en déficit de 71.578fr. 66; c’est le résultat de l’interruption du service occasionné par des réparations à la passerelle du Djoue, ainsi qu’à la voie détériorée par des tornades.

L’augmentation de la valeur du minerai d’usine en stock provient des extractions nouvelles.

Notre participation dans une société de carbonisation [la Carbonisation industrielle] a eu pour but, vous vous en souvenez, de nous assurer au mieux le combustible nécessaire. Nous estimons qu’il convient maintenant d’amortir cette immobilisation indépendante de la valeur proprement dite du gisement.

La somme de 560.000 francs qui figure au passif, représente la prime d’émission diminuée des frais d’augmentation de capital, payés en 1925.

Les bénéfices nets de l’exercice s’élèvent à 942.464fr. 24.

Nous vous proposons d’employer la somme de 825.000 francs à la distribution d’un coupon de 5 francs brut, sous déduction des impôts dus par les actionnaires, aux 165.000 actions anciennes.

Cette mesure, une fois décidée par vous, mettra les 250.000 actions constituant le capital de la société sur le même pied: jouissance 1erjanvier 1926.

Nous vous proposons donc l’emploi suivant des bénéfices :

Bénéfices nets, amortissements déduits 942.424 24
Réserve légale 5% 47.124 21
Reste 896.360 03
Intérêt de 5fr. aux 165.000 actions anciennes 825.000 00
Reste à nouveau 70.360 03

Nous vous rendons compte que des opérations commerciales de fournitures ont été effectuées entre notre société et La Carbonisation industrielle.

Votre conseil d’administration s’est adjoint M. Adrien Josse [président de la Banque commerciale africaine], désirant faire profiter votre société de sa grande expérience des questions financières et coloniales. Nous vous demandons de ratifier ce choix.

Vous aurez à nommer pour l’exercice 1926 un commissaire des comptes et un commissaire adjoint.

Le conseil d’administration.

Après lecture du rapport des commissaires aux comptes, il est passé au vote des résolutions, qui toutes ont été adoptées à l’unanimité.

Le dividende de 5% brut ressortant net à:
4fr. 10 en nominatif;
1fr. 17 au porteur;
sera payable dès le 15 septembre 1926.

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1927: le Dr Achalme, qui a ajouté à son palmarès un siège dans les mines de Bou-Thaleb et de Garn-Alfaya au Maroc, jette son dévolu sur le Portugal :

Compagnie minière de la Ribeira [Portugal] (Le Journal des finances, 13 mai 1927)

[…] Les mêmes personnalités qui ont assuré la prospérité industrielle, financière et boursière de la Compagnie minière du Congo, des Mines du Blaymard [Lozère], de la Compagnie Générale d’Outre-Mer accordent aujourd’hui leur patronage à la Compagnie minière de la Ribeira dont les actions viennent d’être introduites sur le marché an cours de 257.

[…] Conseil d’administration : M. le docteur Achalme, président de la Compagnie minière du Congo français, de la Société des Mines de Blaymard, de la Compagnie Générale d’Outre-Mer, PRÉSIDENT; Jacques Achalme, administrateur de la Compagnie minière du Congo français, de la Compagnie Générale d’Outre-Mer, etc., ADMINISTRATEUR-DÉLÉGUÉ; Lucien Bénard, administrateur des Mines du Blaymard, ADMINISTRATEUR.

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Minière du Congo français
(Le Journal des finances, 2 juin 1927)

Les porteurs de parts Minière du Congo vont recevoir satisfaction ou tout au moins des satisfactions fort appréciables.

On sait que les statuts ont été à l’origine mal rédigés. Les porteurs de parts ont longuement discuté avec le conseil d’administration sur le sens exact des mots «apport de concessions» mis, paraît-il, au lieu et place des mots «apports des concessions».

Une assemblée générale extraordinaire des actionnaires a corrigé l’expression en litige, mais les porteurs de parts n’ont pas été convoqués pour approuver la correction. Ils ont eu beau jeu pour continuer à prétendre que l’apport de concession fait l’année dernière par la Minière du Congo à l’Afrique minière équatoriale* sans qu’ait été demandé l’accord des porteurs de parts qui ont droit à 50% de l’actif net en cas de liquidation, était parfaitement nul.

Il fallait mettre un terme au conflit et éviter tout appel aux tribunaux.

Le conseil d’administration de la Minière du Congo, usant des droits qu’il tient des statuts, a donc décidé de réunir l’assemblée générale des porteurs de parts qui peut délibérer valablement après la deuxième convocation quel que soit le nombre des titres représentés.

Le conseil d’administration proposera aux porteurs de parts d’accepter dans toute augmentation de capital ou création de filiale un droit de souscription à 33% du montant à souscrire, 67% étant réservés aux actionnaires. Les parts seraient en outre divisées en sixièmes.

Voilà encore de nouveaux éléments d’activité pour le marché de la part Minière du Congo: les perspectives vers le Katanga, la nécessité de grosses augmentations de capital ultérieures, la division des parts sont de très beaux atouts pour soutenir et pousser encore en avant ce titre de grande spéculation.

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Minière du Congo français
(Le Journal des débats, 11 juin 1927)

La date de l’assemblée des porteurs de parts est fixée au 21 juin. L’ordre du jour comporte la division des parts en sixième ou en dixième, l’autorisation de mettre ces titres au nominatif, la ratification de l’article 40 des statuts, la ratification des accords avec l’Afrique minière Équatoriale*, les conditions de la participation des parts aux émissions futures de la société et de ses filiales.

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Afrique minière équatoriale*
(Le Journal des débats, 9 juillet 1927)

L’assemblée extraordinaire tenue le 6 courant a approuvé le rapport du commissaire charge d’apprécier les apports consentis à la société par la Minière du Congo français, moyennant attribution de 25.250 actions de 100 francs et de 2.000 parts nouvelles. L’assemblée a vérifié, en outre, la sincérité de l’augmentation du capital contre espèces (80.000 actions nouvelles de 100 francs) et constaté la création des 4.000 parts nouvelles (dont 2.000 sont laissées à la disposition du conseil). Le capital est ainsi définitivement porté à 12 millions et le nombre des parts à 6.000. ———

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UNE COMBINAISON INGÉNIEUSE
(Le Journal des finances, 17 février 1928)

La part Minière du Congo, dont nous avons ici même indiqué fréquemment le ressort spéculatif, vaut 20.050. Elle a été négociée à 8.800 au plus bas au début de 1927.

Il est évident que l’ordre du jour de l’assemblée générale extraordinaire convoquée pour le 24 février, suffit à expliquer en grande partie la hausse rapide de plus de 3.000fr., enregistrée pendant ces dernières semaines.

Le conseil demandera, en effet, à cette assemblée, l’autorisation de porter le capital de 25 à 50 millions, mais pour l’instant, il compte n’user de cette faculté que jusqu’à concurrence de 8 millions, dont 5 millions d’actions ordinaires et 3 millions d’actions de priorité.

Le territoire de la Minière du Congo recèle beaucoup de cuivre et aussi de l’argent, de l’étain, du zinc, du plomb. Les Belges désireraient mettre la main sur ce cuivre, en vue de la constitution d’un consortium du cuivre africain, que domineraient très largement les intérêts belges.

Les Américains, qui connaissent également l’importance des réserves cuprifères de la Minière du Congo, pourraient vouloir, de leur côté, s’assurer le contrôle de la Société afin de ralentir ses efforts, de maintenir son exploitation en veilleuse et de ne point être gênés par ses produits sur le marché.

L’émission que l’on prépare, de 3 millions de francs en actions de priorité, a donc pour but d’assurer dans l’affaire la prédominance des intérêts français. Ces titres seront souscrits par la Compagnie de l’Afrique minière équatoriale, filiale de la Minière du Congo, et la Minière du Congo, de son côté, souscrira des actions de priorité de l’Afrique minière équatoriale.

La combinaison est fort ingénieuse.

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Action Compagnie minière du Congo français - 1928

Action Compagnie minière du Congo français – 1928

MINIERE DU CONGO
(Le Journal des débats, 30 mars 1928)

On nous mande de Lyon:

L’assemblée extraordinaire du 28 mars a autorisé le conseil a porter le capital de 25 à 50 millions. La première tranche de l’augmentation du capital, soit 8 millions, sera réalisée par l’émission, à 200fr., de 50.000 actions ordinaires de 100fr. et de 30.000 actions B de 100fr., a vote plural, qui seront émises au pair.

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ÉMISSIONS EN COURS
Minière du Congo français
(Le Journal des finances, 14 avril 1928)

Émission au prix de 200 francs, de 50.000 actions ordinaires nouvelles de 100 francs, jouissance janvier 1928, La souscription, ouverte du 17 avril au 7 mai inclus, est réservée à concurrence de 25.000 aux actionnaires et de 7.000 aux porteurs de parts, à raison de 1 action nouvelle pour 10 actions anciennes, et de 1 action nouvelle pour 1 part, à titre irréductible. Les actionnaires et porteurs de parts pourront, en outre, souscrire à titré réductible. Les souscriptions sont reçues contre remise du coupon n° des actions et n° 6 des parts, à la Banque de l’union parisienne et à la Banque commerciale africaine.

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MINIÈRE DU CONGO FRANÇAIS.
(Le Journal des débats, 20 juin 1928)

Pour 1927, les produits bruts ont atteint 3 millions 794.404fr.contre. 4.067.973fr.en 1926.

Déduction faite des charges et de 383.816fr.d’amortissement contre 617.024fr.précédemment, les bénéfices nets ressortant à 1.303.871fr.contre 1.337.738.fr.

Le conseil proposera à l’assemblée un dividende de 5%, égal à celui de 1926.

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Minière du Congo
(Le Journal des finances, 10 août 1928)

La Compagnie minière du Congo français a été fondée en 1905 par un groupe lyonnais, au modeste capital de 770.000fr.Celui-ci devait naturellement être augmenté à plusieurs reprises par la suite. Elle a pour objet l’exploitation d’une mine de cuivre à Mindouli (Congo français), d’une autre mine de cuivre à Tchiukaya (Congo français); la subrogation dans les bénéfices et les charges des permis dans la région de Bouenza; la recherche, la reconnaissance et l’exploitation de tous gîtes cuprifères pouvant se trouver dans le Congo français sur la rive gauche du Niari. Depuis sa création, la Compagnie a encore étendu son actif minier, entre Renéville et ses concessions les plus à l’ouest s’étendent maintenant sur plus de 200 kilomètres de long, avec entre les concessions dès maintenant délimitées, des régions où les prospections révéleront certainement des gîtes intéressants.

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Jusqu’ici, le centre de Mindouli est le seul exploité; il contient trois sortes de minerais: 1° de la chalcosine (sulfure de cuivre, répartie en nodules dans une gangue calcaire, et contenant 30, 40 et même 60% de cuivre, et 2 à 4 kilos d’argent à la tonne; 2° des calcaires contenant de la chacolsine plus disséminée, accusant une teneur de 20 à 25% de cuivre et 1.500 grammes d’argent à la tonne; 3° des terres noires dont la masse est très importante et contenant de 2 à 5% de métal. Ajoutons que ce gisement se présente en surface et est en partie exploitable à ciel ouvert. Techniquement, il serait difficile d’en trouver l’équivalent; la moyenne des teneurs des formidables gisements du Katanga est de 7% et est considérée comme exceptionnelle; de très grandes mines américaines, comme l’Utah Copper, ayant une exploitation tout à fait rationnelle et moderne, traitent des minerais contenant moins de 1% de cuivre.

Il est trop tôt pour parler de tonnages reconnus; il est infiniment probable qu’il existe des richesses minérales considérables justifiant des dépenses d’établissement très élevées. À Mindouli, sur une superficie de quelques hectares, on a pu obtenir le chiffre de 750.000 tonnes de minerai suffisamment reconnu, et le gisement n’est limité d’aucun côté. A Renéville, quelques travaux de surface ont permis d’évaluer un tonnage voisin de 100.000 tonnes. Ces chiffres ne sont que des indications provisoires et les travaux en cours augmenteront dans d’énormes proportions les réserves de minerai reconnu.

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Malheureusement pour la Minière du Congo, ses gisements sont dans une région à peine ouverte à la civilisation. Mindouli est situé entre la Pointe-Noire, sur l’océan Atlantique, et Brazzaville, qui est reliée à l’Atlantique par le chemin de fer belge Matadi-Léopoldville et par le cours du Congo inférieur. Il y a 325 kilomètres de Mindouli à Pointe-Noire et 160 kilomètres de Mindouli à Léopoldville. La Minière du Congo alla au plus rapide, et en attendant que soit construit, par la colonie, le chemin de fer qui reliera directement Brazzaville à l’océan par Mindouli (l’achèvement demandera encore quelques années) construisit elle-même un chemin de fer à voie étroite sur Brazzaville qui lui coûta 5 millions et fut terminé en 1911.

L’expédition de minerais put alors commencer, mais celle-ci ne laisse pas d’être très compliquée: il y a un premier transbordement sur la rivière Djoué pour embarquer le minerai sur le chemin de fer minier; puis, nouveau transbordement à Brazzaville à travers le lac Stanley pour gagner la ligne belge de Léopoldville-Matadi. Le transport par voie ferrée jusqu’à l’océan représente ainsi 550 kilomètres. Ces manipulations du minerai sont longues et onéreuses: près de 700 francs à la tonne ! Le résultat est que la mine, dans les conditions actuelles, ne peut vendre que du minerai d’une teneur supérieure à 30%. Cela changera évidemment le jour où sera construite la ligne directe Mindouli-Léopoldville. Le gouvernement de l’Afrique équatoriale a émis, l’année dernière, un emprunt de 300 millions à cet effet, mais l’achèvement dos travaux n’aura pas lieu avant 1931 ou 1932.,

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Impatients sans doute de montrer la richesse de la mine, les dirigeants de l’affaire, à l’époque, se bornèrent à expédier les minerais les plus riches, ceux de chalcosine, sans se préoccuper de créer une installation à demeure pour le traitement des autres: méthode inadmissible, risquant de compromettre l’avenir de l’exploitation au prix de faciles succès boursiers (la chalcosine ne se trouvant que dans une proportion de 2,50%). Après deux années apparemment satisfaisantes, la période des avatars commença et, à la suite d’incidents plus ou moins scandaleux en 1923 (plaintes d’actionnaires en abus de confiance contre le président; condamnation, puis acquittement de ce dernier), le conseil d’administration fut modifié; parmi les nouveaux venus se trouvait le docteur Achalme, président du conseil des Mines du Blaymard, qui est encore aujourd’hui le président de la Minière du Congo.

Le nouveau groupe décida de reprendre l’exploitation sur une base rationnelle. «Il faut, déclara le président, cesser absolument de faire la chasse à la chalcosine. Au cours de l’exploitation logique, s’il s’en trouve — et il y en a — elle n’échappera pas.»

On commença alors la construction d’une usine de traitement des terres noires capable de traiter 50 tonnes par jour pour fournir 5 tonnes de concentrés à 50%; cette usine, achevée en 1925, a donné d’excellents résultats et la capacité doit en être portée cette année à 200 tonnes. Quant aux calcaires contenant de 25 à 30% de cuivre, un four de grillage va être construit.

Naturellement, ces travaux ont nécessité des dépenses de capitaux assez importantes, mais les résultats ne tardèrent pas à s’en ressentir:

Capital Report antérieur Résult. de l’exercice Divid. et tantième
1922 6 000 000 -1.599.063 + 497.747
1923 16 500 000 -1.216.027 – 187.767
1924 16 500 000 – 536.052 + 723.855
1925 25 000 000 néant +1.527.370 + 70.380
1926 25 000 000 + 70.380 +1.337.738 1 250 000

 

Pour l’exercice 1927 dont les résultats viennent d’être connus, les produits bruts ont atteint 3.794.404fr.contre 4.087.273fr.en 1926, cette légère diminution étant due à la faiblesse du marché du cuivre, et ne traduisant en aucune façon un ralentissement de l’extraction. Déduction faite des charges et de 383.816fr.d’amortissement contre 617.024fr.précédemment, les bénéfices nets ressortent à 1.303.871fr.contre 1.337.738 francs.

Depuis la clôture de l’exercice, une assemblée extraordinaire a autorisé le conseil à porter le capital de 25 millions à 50 millions, et une première tranche de 8 millions d’actions de 100 francs, dont une partie à vote plural, a été émise. Étant donné la richesse de l’actif à mettre en valeur et la confiance que l’on peut placer dans le nouveau conseil, l’éventualité de nouvelles émissions d’actions au cours des prochaines années ne doit pas effrayer les porteurs.

Le capital est donc actuellement représenté par 330.000 actions de 100 francs nominal; il existe, en outre, 7.000 parts de fondateur ayant droit à 33% des superbénéfices. Ces dernières offrent évidemment un intérêt spéculatif peu commun, puisque, avec le chiffre actuel du capital, elles ont droit à 27fr.25 par franc attribué aux actions en sus du dividende statutaire de 5 francs; lorsque le capital sera de 50 millions, elles auront droit à plus de 40 francs par franc de superdividende. On pouvait même espérer que la proportion serait encore susceptible de croître davantage, mais le conseil d’administration ne semble pas vouloir augmenter indéfiniment le capital et préfère avoir recours à la création de filiales pour mettre son domaine en valeur. Les porteurs de parts ayant protesté et manifesté l’année dernière l’intention de se grouper pour défendre leurs droits à bénéficier de la fraction de bénéfice qui devrait leur en revenir, un compromis a été établi par lequel on leur accorde 30% des avantages réservés aux actionnaires dans la constitution de filiales.

La vogue spéculative des parts depuis quelques années dépasse les espoirs les plus hardis: valant moins de 500 francs en 1922 et moins de 1.000 en 1925, elles ont atteint 19.200 en 1927 et valent actuellement 16.150. Ce cours correspond cependant sensiblement à celui des actions, qui est de 342: pour un dividende de 20 francs aux actions, avec un capital de 50 millions, les parts ne recevraient pas moins de 600 francs.

Aux cours actuels de Bourse, la capitalisation globale ressort à près de 225 millions. Ce n’est pas tellement exagéré, si l’on songe à la capitalisation d’autres affaires minières à l’avenir infiniment plus incertain. Un tiens, dit-on, vaut mieux que deux tu l’auras; la Bourse admet tous les raisonnements, mais pas celui-là; et, dans le cas de la Minière du Congo, la spéculation n’a peut-être pas tort d’admettre que des centaines de millions, qu’il faudra sans doute beaucoup d’énergie et de patience à conquérir, valent bien quelques liasses dans un coffre-fort. Un fait est certain: c’est que les intéressés — surtout les porteurs de parts — manifestent une confiance extraordinaire dans l’affaire et ne se dessaisissent pas de leurs titres aux cours actuels. L’avenir dira s’ils ont raison.

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COMPAGNIE MINIÈRE DU CONGO FRANÇAIS
(Le Journal des finances, 18 août 1928)

La Minière du Congo, qui s était tombée à 330, repart à 345, tandis que la part continue à progresser de 15.775 à 16.100. L’assemblée extraordinaire du 3 août a définitivement ratifié l’augmentation du capital de 25 à 30 millions, par création de 50.000 actions de 100 francs, dont 30.000 B à vote plural. L’assemblée a également approuvé le rapport du commissaire sur les avantages particuliers accordés aux actions B, ainsi que l’attribution à la Société de l’Afrique minière équatoriale d’un droit de préférence à la souscription de ces actions B.

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COMPAGNIE MINIÈRE DU CONGO FRANÇAIS
(Le Journal des finances, 12 octobre 1928)

L’action Minière du Congo fléchit à 347, tandis que la part s’établit à 16.200, en progrès sur son cours précédent. Cette société recevra 7 millions en actions d’apport sur le capital de 26 millions de francs de la société Congo-Mines qui va être, paraît-il, incessamment constituée; l’Union minière financière coloniale [UMFC] devant recevoir de son côté 4 millions d’actions d’apport. Le solde de 15 millions serait souscrit à concurrence de 5 millions par l’Union minière financière [UMFC], 4 millions par la Banque de l’union parisienne, 3 millions par la Minière du Congo et 3 millions par l’Afrique minière équatoriale. Il serait créé 15.000 parts, dont 12.000 seraient attribuées par part égale à chacune des trois sociétés:Union minière, Union minière du Congo et Afrique minière équatoriale, le solde de 3.000 parts restant à la disposition du conseil. Il est vraisemblable que les société coloniales susvisées rétrocéderont probablement à leurs actionnaires un droit de souscription au pair à ces nouveaux titres, mais seulement après la constitution de l’entreprise.

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Compagnie minière du Congo français
Société anonyme au capital de 88.000.000 de francs
SIÈGE SOCIAL:16, cours Lafayette, LYON
ADMINISTRATION:103, rue Saint-Lazare, PARIS
(Les Annales coloniales, 19 novembre 1928)

LES MINES DE MINDOULI

Légende: Ensemble des Usines de la M’Vouvou à Mindouli

Le minerai exploité dans les mines de Mindouli se présente d’une manière générale sous trois formes:

1° La chalcosine qui se rencontre dans la zone minéralisée en lentilles plus ou moins importantes; cette chalcosine titre environ 60 à 70% de cuivre et est exportée directement;

2° Le carbonate de cuivre ou malachite qui se rencontre également en masses d’inégales grandeurs, avec une teneur moyenne de 40 à 42%, est exporté aussi directement;

3° La terre noire, qui comprend toute la masse du gisement, est une terre siliceuse renfermant un peu de manganèse et du fer à l’état d’oxyde; elle contient du cuivre disséminé en cristaux isolés ou en veinules dans toute sa masse. Ce cuivre est tous forme de chalcosine de carbonates et de silicates complexes.

Cette terre noire, dont la teneur de cuivre varie entre 6 et 20%, est traitée à l’usine de concentration.

Cette usine reçoit la terre noire sur une trémie qui la distribue à un trommel débourbeur-classeur qui la répartit sur des appareils de broyage et sur d’autres trommels classeurs d’où elle se rend aux appareils de concentration, bacs à pistons et tables Ferraris.

L’usine, qui peut traiter environ 50 tonnes de terre noire dans les 24 heures, est entraînée électriquement; la force motrice est produite par une petite centrale installée avec un moteur Otto à gaz pauvre.

Le schéma du traitement du minerai est le suivant:

1
La Compagnie minière installe actuellement une usine de concentration beaucoup plus puissante, capable de traiter environ 200 tonnes de terre noire par 24 heures. Elle est basée sur le même principe que la petite usine de 50 tonnes.

Elle sera également entraînée électriquement à l’aide d’une centrale à gaz pauvre beaucoup plus importante, environ 600 C.V., en construction actuellement, et qui distribuera l’énergie non seulement à l’usine de 200 tonnes, mais à tous les services de la mine.

Les usines de concentration récupèrent environ les 50% du cuivre contenu dans les terres noires; les 50% manquants se trouvent dans les rejets qui sont accumulés pour être traités plus tard par un procédé chimico-électrique actuellement à l’étude.

Le cuivre est récupéré sous trois formes:

1° Les concentrés de chalcosine qui titrent 60 à 65% sont ensachés et exportés directement;

2° Les concentrés de carbonate qui titrent 40% et 45% sont également ensachés et exportés directement;

3° Les mixtes composés en partie par des carbonates et des silicates complexes de cuivre titrant entre 22 et 26 sont stockés pour être traités, probablement l’année prochaine. par fusion au four réverbère;

4° Les rejets titrant entre 5 et 7% sont composés uniquement de gangue et de silicates complexes de cuivre et sont également stockés pour être traités plus tard par le procédé chimico-électrique dont il est parlé plus haut.

L’ensachage des concentrés d’usine et du minerai marchand de la mine n’est que provisoire. La C.M.C.F. compte, dès que son réverbère sera installé, fondre tous ses produits marchands pour les exporter sous forme de lingots titrant au minimum 90% de cuivre.

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Afin d’assurer le ravitaillement de son personnel européen et indigène, la C.M.C.F. cultive, à l’aide d’ un tracteur, de nombreux hectares de terrain qui produisent du riz, du maïs, du mil, de la canne à sucre. Les plantations de bananes, de palmiers à huile et de café sont en partie déjà productives et en voie d’agrandissement.

Elle fait également de l’élevage et ses troupeaux de bœufs et moutons sont des plus prospères et uniques au Moyen-Congo qui passe pour réfractaire à l’élevage du bétail, ayant la réputation d’être infecté par la mouche tsé-tsé propagatrice de la maladie du sommeil. Les pâturages de la C.M.C.F. sont situées sur de hautes vallées peu boisées, bien aérées où la mouche tsé-tsé est inconnue.

L’effort fait par la C.M.C.F. au Congo français est considérable; ce coin perdu dans la brousse qu’était Mindouli est devenu un centre industriel, qui pourrait prendre une grande importance et subvenir à lui seul à la consommation française du cuivre si l’Administration de la Colonie et son Gouvernement voulait y mettre du sien en lui facilitant le recrutement de la main-d’œuvre dont elle a besoin pour ses exploitations. Mais tel n’est pas le cas, la main-d’ceuvre disponible dans la région est réquisitionnée par l’Administration pour les travaux du chemin de fer, la construction des routes automobiles et le portage. Seul lui est accordé un contingent de 400 hommes qui est complété à environ 1.200 travailleurs par des volontaires indigènes du Congo belge dont la frontière est voisine. Pour permettre à la C.M.C.F. son extension rationnelle, il lui faudrait un minimum de 5.000 travailleurs indigènes et il serait de l’intérêt national, pour supprimer nos marchés de cuivre à l’étranger, qu’une aide efifcace lui soit donnée dans ce sens par l’Administration du Congo français.

CONSEIL D’ADMINISTRATION

le Dr Pierre Achalme, président;
M. Adrien Josse [pdt Banque commerciale africaine], vice-président;
M. Albert Enders, administrateur-directeur général;
M. Jacques Achalme, administrateur;
M. Alphonse Fondère, administrateur;
M. Jules Fribourg, administrateur ,:
M. Daniel Guynet, administrateur;
M. Régis Joya [entrepreneur, Grenoble], administrateur;
M. Édouard Julhiet [ingénieur-conseil, prof. École TP], administrateur;
M. Jacques Lemoine, administrateur.

COMITÉ DE DIRECTION

  1. le Dr Pierre Achalme, président;
    M. Albert Enders, membre;
    M. Alphonse Fondère, membre.
    M. Charles Couchet, directeur en Afrique.

COMMISSAIRES DES COMPTES

  1. J. Priez.
    M. Martini.

Rapport du conseil d’administration
présenté à l’assemblée générale ordinaire du 11 août 1928

Messieurs,

L’exercice 1927, dont nous avons l’honneur de vous rendre compte, a été consacré en grande partie à l’établissement d’une usine industrielle de traitement des terres noires et au développement de la mine de Mindouli.

Le port de Matadi ayant été fermé par suite de la fièvre jaune, le matériel destiné à l’usine de traitement n’a pu arriver à temps et il ne nous a pas été possible de la mettre en marche à l’époque prévue; c’est là un retard de plusieurs mois que nous n’avons malheureusement pu éviter.

Au cours de l’exercice, 1.000 tonnes environ de produits marchands ont été expédiées sur l’Europe, produisant une recette de 4.096.596fr.84; le résultat de cet exercice a été à ce point de vue sensiblement le même que celui de l’exercice précédent.

Le recrutement de la main-d’œuvre indigène est toujours une question fort difficile qui continue à paralyser l’essor de notre compagnie; les mesures prises par notre direction d’Afrique pour le ravitaillement des indigènes portent leurs fruits et un meilleur rendement est obtenu à la mine.

Le commissaire des comptes vous donnera lecture de son rapport analysant le bilan que nous vous soumettons et qui motive les explications suivantes:

Au cours de l’exercice, comme vous le savez, notre compagnie est intervenue dans la reconstitution de la Société Afrique minière équatoriale*, et vous verrez au bilan, sous la rubrique «Portefeuille-titres», l’évaluation des titres qui nous ont été remis par cette société.

Cela nous a amenés à diminuer notre compte Concessions travaux et études de 1.025.000 francs, et de constituer une provision pour Concessions et travaux de recherches de 1.500.000 francs.

Le poste Chemin de fer a été diminué du prêt de matériel que nous avons fait à la Colonie au chemin de fer Congo-Océan, mais la contrepartie figure sous la rubrique Prêt de matériel Congo-Océan.

Les bénéfices de l’exercice s’élèvent à 1.303.871fr.24 qui, avec le report de l’exercice 1926, représentent un solde disponible de 1.395.082 44

Nous vous proposons l’emploi suivant des bénéfices:
Rés. légale 65.193 56
5% au capital 1.250.000 00
Soit au total 1.315.193 56
Report à nouveau. 79.888 88 1.395.082 44

Le dividende sera payable, à partir du 1er octobre 1928, contre le coupon n° 12.

Nous vous rappelons, que durant l’exercice 1927, vous avez été convoqués en assemblée générale extraordinaire pour modifier nos statuts et les mettre d’accord avec l’assemblée générale des porteurs de parts de la compagnie et décider de la division des parts.

Par anticipation sur l’exercice 1928, nous avons le regret de vous faire connaître que la fièvre jaune a de nouveau fermé le Port de Matadi, ce qui a entraîné pour nous des retards dans l’achèvement de l’Usine de traitement et dans l’expédition de nos produits.

D’autre part, la presse financière ayant devancé les décisions du conseil d’administration, nous croyons devoir vous informer que celui-ci a jugé opportun pour les intérêts de la compagnie de s’intéresser à la constitution de la «Société Congo-Mines» et de lui faire apport d’un permis d’exploitation n° 8 «Mine de Renéville».

Le conseil a décidé de souscrire à une part de l’augmentation de capital qui sera mise en grande partie à la disposition des porteurs de titres de votre compagnie, dans les conditions conformes à l’article 6 des statuts.

Deux de vos administrateurs, MM. Jules Fribourg et Daniel Guynet, sont arrivés en fin de mandat; ces administrateurs sont rééligibles et le conseil les représente à vos suffrages.

Vous aurez également à nommer pour l’exercice 1928 un commissaire aux comptes et un commissaire suppléant et à déterminer leurs honoraires. Nous représentons à vos suffrages, MM. Joseph Priez et Martini, qui sont rééligibles.

Conformément à la loi du 24 juillet 1867, nous vous rendons compte qu’aucune opération commerciale n’a été effectuée par notre compagnie et ses administrateurs.

Après lecture du rapport de votre commissaire, nous vous demanderons de bien vouloir voter les résolutions nécessaires.

LE CONSEIL D’ADMINISTRATION.

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(Le Journal des finances, 12 octobre 1928)

L’action Minière du Congo [CMCF] fléchit à 347, tandis que la part s’établit à 16.200, en progrès sur son cours précédent. Cette société recevra 7 millions en actions d’apport sur le capital de 26 millions de francs de la Société Congo-Mines qui va être, paraît-il, incessamment constituée; l’Union minière Financière Coloniale devant recevoir de son côté 4 millions d’actions d’apport. Le solde de 15 millions serait souscrit à concurrence de 5 millions par l’Union minière et Financière, 4 millions par la Banque de l’union parisienne, 3 millions par la Minière du Congo [CMCF] et 3 millions par l’Afrique minière équatoriale*. Il serait créé 15.000 parts, dont 12.000 seraient attribuées par part égale à chacune des trois sociétés: Union minière [UMFC], Union minière du Congo [CMCF] et Afrique minière équatoriale, le solde de 3.000 parts restant à la disposition du conseil. Il est vraisemblable que les société coloniales susvisées rétrocéderont probablement à leurs actionnaires un droit de souscription au pair à ces nouveaux titres, mais seulement après la constitution de l’entreprise.

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Minière du Congo
(Le Journal des finances, 20 janvier 1929)

Actions et parts Minière du Congo n’ont pour ainsi dire pas partagé la fermeté du compartiment cuprifère au cours de ces dernières semaines. La raison en est, semble-t-il, que les cours actuels anticipent déjà sensiblement sur l’avenir, puisque les actions valent 325fr.pour un dividende fixé en 1927 à 5fr., et les parts 17.310fr., bien qu’elles n’aient jusqu’ici été rémunérées qu’une fois, en 1916, par une répartition de 15fr.54.

Mais ici les raisonnements habituels ne sont pas de mise. Sans aller jusqu’aux exagérations dont les affaires du Congo belge ont donne l’exemple, il faut, dans le cas présent, faire une large part au potentiel même de l’affaire.

On sait que la Minière du Congo, dont l’exploitation avait été mal gérée dans ses débuts, les dirigeants se bornant à exploiter les minerais riches en vue de réaliser de faciles succès boursiers, a été reprise en 1923 par un groupe sérieux, qui a à son actif, entre autres, les Mines du Blaimard. Les bénéfices, insignifiants en 1924, ont été en 1925 de 1 million 527.370fr., en 1925, de 1.337.733fr., et en 1927 de 1.337.738fr.Ce n’est encore qu’une période préparatoire. «L’exercice 1927, disait le dernier rapport, a été consacré en grande partie à l’établissement d’une usine industrielle de traitement, et au développement de la Mine de Mindouli.» La fermeture du port de Matadi, par suite de la fièvre jaune, a retardé les arrivages de matériel et l’ouverture de l’usine, qui a dû avoir lieu vers la fin de 1928. Ce n’est donc qu’au début de cette année que la société pourra commencer à produire sur place son métal, alors qu’elle devait jusqu’ici expédier son minerai jusqu’à la côte.

L’économie réalisée sur les frais de transport sera considérable, puisque ceux-ci atteignent 700fr.à la tonne Par suite, la mine n’a pu vendre jusqu’ici que des minerais, exceptionnellement riches — 30% à la tonne !

La construction de la ligne de chemin de fer Matadi-Léopoldville, dont l’achèvement est prévu pour 1931 ou 1932, fera faire un nouveau pas à l’exploitation. S’il est encore trop tôt pour donner des prévisions, que le temps se chargerait de démentir, il semble que l’on entrevoit déjà le moment où la société produira 30.000 tonnes de concentrés, représentant 15.000 tonnes de cuivre. Aux cours actuels du métal rouge, et d’après le prix de revient probable, on pourrait escompter un bénéfice de l’ordre de 25 millions au moins, quitte à voir mieux par la suite.

Tel n’est pas là cependant l’attrait immédiat de l’affaire au point de vue boursier. La Minière du Congo, n’est actuellement qu’au capital de 33 millions, le conseil étant autorisé à le porter à 50 millions. Il usera très vraisemblablement de celte autorisation, et songera peut-être prochainement à en demander une nouvelle. C’est tout au profit des parts, qui ont droit à 33% des bénéfices; pour un dividende de 20fr.aux actions avec un capital de 50 millions (et cette hypothèse n’a rien que de plausible), les parts ne recevraient pas moins de 600fr.

En outre, la Minière du Congo s’est intéressée à plusieurs affaires minières nouvelles au Congo. Elle a créé, en 1926, l’Afrique minière équatoriale en lui apportant des concessions; elle a souscrit une tranche du capital de la Société Congo-Mines à sa constitution, et va en rétrocéder une partie à ses actionnaires et porteurs de parts. Pour ces derniers, il peut en résulter des droits de souscription intéressants à exercer et, pour la société, des bénéfices avantageux sur son portefeuille Ajoutons enfin que le marché de la part va se trouver stimulé par ia division des titres, qui va être opérée incessamment.

La technique financière ou — plus exactement — boursière dont la Minière du Congo commence à faire usage nécessite une forte confiance en son avenir et en même temps une grande habileté. Ces conditions, que d’aucuns estiment acquises, peuvent évidemment justifier les cours actuels de l’action et surtout des parts, mais c’est une spéculation qui peut ne pas convenir à tous les tempéraments et à tous les portefeuilles.

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COMPAGNIE MINIÈRE DU CONGO FRANÇAIS
(Le Journal des finances, 3 mai 1929)

Les actionnaires et porteurs de parts ont, du 25 avril au 31 mai inclus, un droit à la cession, au pair, d’un certain nombre d’actions A de 100 francs de la Société Congo-Mines, à raison d’une action A Congo-Mines pour onze actions A ou pour une part Minière du Congo, à titre irréductible.

Les demandes sont reçues, contre remise du coupon n° 13 des actions A el du coupon n° 8 de parts.

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COMPAGNIE MINIÈRE DU CONGO FRANÇAIS
(Le Journal des finances, 22 juin 1929)

L’action Minière du Congo n’abandonne que quelques francs à 390, tandis que la part revient à 17.700. Les produits bruts ont atteint 3.794.40 francs en 1927 contre 4.067.973 francs en 1926.

Déduction faite des charges et de 383.816fr. d’amortissement contre 617.024fr. précédemment, les bénéfices nets ressortent à 1.303.871 francs contre 1.337.738 francs. Le conseil proposera à l’assemblée un dividende de 5%, égal à celui de 1926. Les divers chapitres du bilan n’appellent aucune remarque particulière, en dehors des modifications résultant de la cession de divers éléments de l’actif, comprenant un permis d’exploitation, faite à l’Afrique minière équatoriale*.

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COMPAGNIE MINIÈRE DU CONGO FRANÇAIS
(Le Journal des finances, 18 août 1929)

La part Minière du Congo s’inscrit à nouveau en réaction à 5.000, d’autant plus sensible au recul des bénéfices de l’exercice écoulé, que ses cours escomptaient déjà largement un avenir qui paraît encore assez reculé

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Cie minière du Congo français
(L’Écho des mines et de la métallurgie, 10 octobre 1929)

Par suite de diverses fâcheuses circonstances, le chiffre des expéditions de minerai de cuivre riche de la société a été un peu inférieur en 1928, 698 t. seulement.

L’usine de traitement mécanique de Mindouli a été mise en marche il y a quelques mois; on peut considérer que, dès maintenant, elle est à peu près au point pour fournir une production régulière.

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COMPAGNIE MINIÈRE DU CONGO FRANÇAIS
(Le Journal des finances, 23 juillet 1930)

L’assemblée extraordinaire du 21 juillet, pour augmentation du capital de 33 à 55 millions et autorisation au conseil de le porter ultérieurement à 100 millions, a été remise, faute de quorum, au 11 août.

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COMPAGNIE MINIÈRE DU CONGO FRANÇAIS
(Le Journal des finances, 1eraoût 1930)

La part Minière du Congo se maintient à 3.035; l’action a été traitée en dernier à 135. Une assemblée extraordinaire est convoquée le 11 août pour statuer notamment sur l’augmentation du capital de 33 millions à 55 millions, et l’autorisation à donner au conseil d’élever ultérieurement le fonds social jusqu’à 100 millions. Un permis général de recherche relatif à une grande zone dans le bassin du Mari a été définitivement attribué à la Société d’explorations minières équatoriales dont l’augmentation de capital a été entièrement réalisée par les sociétés du groupe de la Minière du Congo et un groupe financier industriel constitué par la Banque de l’union parisienne.

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Société coloniale franco-allemande
(Le Journal des finances, 22 août 1930)

S’agit-il de M. Jules Fribourg, qui figure au conseil de la Minière du Congo, ou de M. Pierre Fribourg, qui administre, entre autres sociétés, la Financière du Congo* [c’est Jules (et non Pierre) Fribourg qui adm. la Financière du Congo frs], les Cultures tropicales en Afrique et la Compagnie soudanaise?

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Cie minière du Congo français
(Les Annales coloniales, 17 novembre 1930)

La réalisation de titres du portefeuille a produit un bénéfice de 3.249.775fr. auquel s’adjoignent 398.878fr de report antérieur.

Réduction faite des frais généraux et d’exploitation et d’amortissement, l’exercice se solde par une perte de 1.385.595fr. contre un bénéfice net de 320.304fr. en 1928.

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COMPAGNIE MINIÈRE DU CONGO FRANÇAIS
(Le Journal des finances, 12 décembre 1930)

Émission et introduction en Bourse de 220.000 actions ordinaires A de 100 francs, parlant le capital à 55 millions de francs.

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Début 1931: égarée dans une mirifique tannerie bernoise, Alpina, enregistrant des déconvenues à Madagascar et au Maroc, la Cie générale d’Outre-mer se résout à la dissolution anticipée. La Banque de l’Union parisienne prend le pouvoir à la CMCF.

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Action Compagnie minière du Congo français - 1936

Action Compagnie minière du Congo français – 1936

(Le Journal des débats, 6 mars 1936)

On annonce la mort du docteur Pierre Achalme, ancien chef de clinique des hôpitaux de Paris, directeur de laboratoire à l’école des Hautes-Etudes, officier de la Légion d’honneur. Le docteur Achalme était l’auteur de nombreux travaux scientifiques.

Mfouati et son gisement minier. © Pointe-Noire Magazine

Mfouati et son gisement minier.
© Pointe-Noire Magazine

COMPAGNIE MINIÈRE DU CONGO FRANÇAIS
(1931-1964)

Augmentation de capital
Compagnie minière du Congo français
(Les Annales coloniales, 26 février 1931)

Capital porté de 33.000.0000 à 55.000.000 francs par émission de 220.000 actions ordinaires nouvelles de 100 francs nominal, émises au pair de 104 francs. Sur ces 220.000 actions nouvelles, 80.000 sont laissées à la disposition du conseil et le solde de 140.000 est réservé: 112.600 aux anciens actionnaires A et B à raison d’une action nouvelle pour trois anciennes; 23.000 aux porteurs de parts à raison de deux actions par part.

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COMPAGNIE MINIÈRE DU CONGO FRANÇAIS
(Le Journal des finances, 27 février 1931)

Émission, au prix de 104 francs, de 220.000 actions A nouvelles de 100 francs, jouissance janvier 1931, sur lesquelles 140.000 sont réservées d’ici au 14 mars inclus, à titre irréductible, savoir:1° 112.000 aux actionnaires, à raison de 1 action A nouvelle pour 3 actions anciennes

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MINIÈRE DU CONGO FRANÇAIS
(Les Journal des débats, 18 juillet 1931)

Les comptes de l’exercice 1930, qui seront soumis à l’assemblée ordinaire du 30 juillet, font ressortir une perte d’exploitation de 1.533.452 francs contre 1.209.786 francs pour l’exercice précèdent.

Compte tenu des frais généraux et divers, et après affectation de 2.071.507 francs aux amortissements, le déficit s’établit à 4 millions 984.115 fr., portant le solde débiteur total à 6.369.710 francs.

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MINIÈRE DU CONGO FRANÇAIS
(Les Journal des débats, 30 juillet 1932)

Le bilan de l’exercice 1931, quia été présenté à l’assemblée du 28 juillet, ne comporte qu’un compte de profits et pertes restreint se soldant un déficit de 26.296 fr., en raison du caractère particulier de cet exercice au cours duquel aucune exploitation et, par suite, aucune vente de produits n’ont été effectuées

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AFRIQUE MINIÈRE ÉQUATORIALE CONGO MINES
(Les Annales coloniales, 14 septembre 1932)

AG le 30/9 à 10 et à 11 h, 19, rue Blanche.

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COMPAGNIE MINIÈRE DU CONGO FRANÇAIS
(Les Annales coloniales, 31 décembre 1932)

Nous avons signalé que cette société se proposa d’absorber l’Afrique minière Équatoriale* et la Congo-Mines. La Compagnie minière du Congo français (C.M.C.F.) commencerait par réduire son capital de 1/3, soit 55 millions à 36.060 millions), puis le réaugmenterait d’une somme égale, en vue de la rémunération des apports des deux sociétés absorbées. Ainsi, avec un capital ramené à son montant actuel, de 55 millions, elle rassemblerait désormais tout l’actif du groupe. Nous croyons savoir que les proportions d’échange, qui ont été établies en tenant compte des diverses considérations devant intervenir, notamment de la situation industrielle et financière et des possibilités d’avenir particulières à chacune de ces trois Sociétés, sont les suivantes:
2 actions C.M.C.F. nouvelles pour 3 actions C.M.C.F. anciennes; 1 action C.M.C.F. nouvelle pour 2 actions Afrique minière équatoriale; 1 action C.M.C.F. pour 6 actions Congo-Mines. Les porteurs de ports des Sociétés absorbées recevraient des parts nouvelles C.M.C.F. (à raison de 1 pour 3 parts Afrique minière (à raison de 1 pour 3 parts Afrique minière équatoriale et 1 pour 10 parts CongoMines) , créées en proportion de l’accroissement d’actif de la Compagnie. Nous croyons savoir que, à la réalisation des opérations projetées, est lié un apport de capitaux frais qui permettrait la poursuite des recherches en Afrique.

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COMPAGNIE MINIÈRE DU CONGO FRANÇAIS
(Le Journal des débats, 11 juillet 1933)

Les comptes qui ont été approuvés par l’assemblée tenue hier à Lyon, ne présentent ni profit ni pertes, l’année écoute n’ayant comporté ni exploitation ni vente.

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AFRIQUE ÉQUATORIALE FRANÇAISE
Encore aucun chemin de fer d’intérêt général
(Les Annales coloniales, 6 septembre 1933)

[…] La seule voie ferrée qui relie la côte à l’intérieur est le chemin de fer belge de Matadi à l’embouchure du Congo à Kinchassa (Congo Belge).

Les travaux du chemin de fer Brazzaville-Océan ont été commencés en 1921 et atteignent actuellement 40 kilomètres du côté de la côte et autant du côté de Brazzaville. Les travaux avancent normalement.

Une ligne de chemin de fer Decauville appartenant à la Compagnie minière du Congo français part de Brazzaville et atteint Tchikoumba, soit un parcours de 175 kilomètres environ. […]

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CHAMBRE SYNDICALE
DES AGENTS DE CHANGE
Radiations de la Cote
(Le Journal des débats, 27 décembre 1934)

A partir du 1er février, les valeurs suivantes cesseront d’être négociables à la Bourse: actions 0 anciennes de 250fr. du Comptoir Lyon Alemand; actions A anciennes de 100fr. (teinte verte) de la Compagnie minière du Congo français; actions B anciennes de 500fr. de la Société Aux Trois Quartiers; actions anciennes de 250fr. (teinte verte) de la Grande Maison de Blanc; actions A de 100fr. de la Société Afrique minière Équatoriale* (en liquidation).

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CIE MINIÈRE DU CONGO FRANÇAIS
(Les Annales coloniales, 13 juillet 1935)

Les produits divers de l’exercice 1934, dont les résultats seront présentés à l’assemblée ordinaire du 26 juillet à Lyon, s’élèvent à 251.923 francs contre 332.169 francs pour l’exercice précédent, et seront affectés aux amortissements avant bilan. L’exercice ne comporte donc pas encore de compte de profits et pertes, la société n’ayant pas repris son exploitation au cours de 1934.

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MINIÈRE DU CONGO FRANÇAIS
(Les Annales coloniales, 20 mars 1936)

A partir du 19 mars, les 20.000 actions nouvelles de 100 fr., libérées et au porteur, numéros 530.001 à 550.000, provenant de l’échange des actions B seront admises aux négociations au Parquet, au comptant, sous la même rubrique que les 530.000 actions précédemment dites A.

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MINIÈRE DU CONGO FRANÇAIS
(Le Journal des débats, 24 juin 1936)

Par suite de la vente d’un stock de minerai, les comptes de l’exercice 1935 font apparaître un bénéfice brut de 1.207.633 fr. qui a servi à couvrir 535.878 fr. de frais de vente et de transport et dont le solde, soit 671.755 francs, a été affecté à divers amortissements. En définitive, le bilan au 31 décembre ne présente ni profit ni perte.

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MINIÈRE DU CONGO FRANÇAIS
(Les Journal des débats, 9 juillet 1936)

L’assemblée ordinaire du 7 juillet a approuvé les comptes de l’exercice 1935. Durant l’exercice, l’activité a été ralentie; toutefois, il a été procédé à la vente d’un stock de minerais riche se trouvant sur le carreau de la mine de Mindouli. Le bénéfice de cette vente a été employé à divers amortissements soldant exactement le compte pertes et profits. Depuis le début de l’exercice 1936 a été commencé l’équipement d’un petit gisement de plomb appartenant à la compagnie dont les circonstances générales ont conduit à décider la mise en exploitation.

L’assemblée extraordinaire tenue à l’issue a décidé l’absorption du Consortium minier Congo Niari, ainsi que la réduction du capital de la Compagnie minière du Congo français à 30.800.000 francs. —

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CIE MINIÈRE DU CONGO FRANÇAIS
(L’Écho des mines et de la métallurgie, 20 juillet 1936)

On sait que cette société a jadis absorbé ses filiales l’Afrique minière équatoriale et Congo-Mines, pour confier ensuite la gestion de l’ensemble au Consortium Congo-Niari. Aujourd’hui, par un apport-fusion, elle résorbe ce consortium après avoir réduit, son propre capital de moitié, soit 27.500.000 fr. et l’avoir ensuite augmenté de 3.500.000 pour rémunérer les apports.

Cette société n’a pas encore repris son exploitation de minerai de cuivre, mais elle va mettre en valeur un petit gisement de plomb à M’Fouati.

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MINIÈRE DU CONGO FRANÇAIS
(Les Journal des débats, 30 juillet 1936)

L’assemblée extraordinaire du 28 juillet a approuvé le rapport du commissaire nommé par l’assemblée extraordinaire du 7 juillet, sur l’apport-fusion fait par le Consortium minier Congo-Niari. L’assemblée a constaté la réalisation définitive de l’apport-fusion ainsi que de l’augmentation de capital qui en est la conséquence.

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MINIÈRE DU CONGO FRANÇAIS
(Les Journal des débats, 29 juillet 1937)

L’assemblée du 26 juillet a approuvé les comptes de l’exercice 1936 se soldant par un bénéfice brut de 1.472.293 francs affecté comme l’an dernier aux amortissements.

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Société Minière du Congo français
(Le Journal des finances, 26 novembre 1937)

L’assemblée ordinaire, tenue à Lyon le 26 juillet, a approuvé les comptes de l’exercice 1936 qui n’a pas encore comporté d’exploitation; les recettes, qui se sont élevées à 1.472.293 francs, ont, comme précédemment, été affectées à des amortissements divers.

Le bilan reflète l’incidence des réductions de capital ayant accompagné la fusion réalisée l’an dernier, avec le Consortium minier Congo-Niari. Des allégements ont ainsi pu être effectués sur les différents postes de l’actif.

L’assemblée a réélu M. Pierre Lion, administrateur, et ratifié les nominations faites à titre provisoire par le conseil, de MM. Edgar Sengier [SGB/Union minière HautKatanga] et Charles Letondot [Bq un. parisienne (BUP)].

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MINIÈRE DU CONGO FRANÇAIS
(Les Annales coloniales, 26 septembre 1938
)

L’assemblée du 16 septembre a approuvé les comptes de l’exercice 1937 et décidé d’affecter le solde créditeur, soit 2.058.255 fr., aux amortissements.

En ce qui concerne l’avenir, le rapport indique que la compagnie reprend, dès maintenant, l’étude des gisements de plomb et zinc déjà reconnus à proximité de celui de M’Fouati, où l’exploitation de ces deux métaux, actuellement en cours, est rentable.

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(Suret-Canale (Jean), L’Afrique noire (1900-1945), Paris, Éditions sociales, 1962)

La Compagnie minière du Congo français créée en 1905, continue à expédier de Mindouli, par son chemin de fer Decauville et par le chemin de fer belge KinshassaMatadi, au prix de trois transbordements, 400 à 800 tonnes de minerai de cuivre par an.

Vers 1929, la perspective de la mise en service du Congo-Océan, auquel le minerai de cuivre doit fournir un des éléments essentiels de son trafic local, vaut aux gisements du Niari un regain d’intérêt.

Une série de sociétés intéressées au cuivre se constituèrent à cette époque (Congo-Mines: 1929; Consortium minier Congo-Niari: 1929; Compagnie des mines du Niari: 1931).

Au moment même où le Congo-Océan créait des possibilités d’évacuation, l’exploitation fut arrêtée (1935). Certains évoquent l’action des intérêts belges contrôlant le cuivre du Katanga, qui auraient renfloué financièrement la Minière du Congo français et en auraient pris le contrôle afin d’empêcher cette production concurrente de prendre place sur le marché; d’autre invoquent l’exiguïté du gisement et la chute des cours. De fait, on avait écrémé le gîte en exploitant le minerai le plus riche, la chalcosine:celui-ci épuisé, l’exploitation exigeait le traitement sur place des minerais complexes et plus pauvres des «terres noires», traitement qui se heurta à de sérieuses difficultés techniques. Au total, 14.000 tonnes de minerai avaient été extraites, bien peu de chose.

Le cuivre fut relayé par les minerais de plomb et de zinc de M’Fouati (près de Mindouli), exploités par la même société dont les rendements annuels varièrent considérablement suivant la conjoncture (1938 : 5.000 tonnes de minerai de plomb et, pour première fois, 1.512 tonnes de minerai de zinc).

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AEC 1951-546 — Cie minière du Congo français (C.M.C.F. ), 31, rue Paul Chenavard, LYON.
Siège admin.: 9, rue Chauchat, Paris (9e ).
Capital. — Société anon., fondée le 20 juin 1905, 93.150.000fr. en 372.000 act. de 250fr. libérées. Parts de fondateur : 21.263.
Dividendes 1947, act. 35fr., part 166fr. 02; 1948, act. 70fr. part 420fr. 03.
Objet. — Exploitation de gisements de minerais de plomb et de zinc dans la région du Niari, à 175 kilomètres environ à l’ouest de Brazzaville.
Exp. — Concentrés de plomb, zinc.
Conseil. — MM. Pierre Lion [X-Mines. Réorganise la CMCF au début des années 20, probablement pour le compte de la BUP dt son père Louis était adm.], présid.- dél.; André Darde, admin.-dir.; Armand Dupeyrat [CGEM], Robert Gascuel, Daniel Guynet, Charles Letondot [BUP], Philippe [Livry-]Level [député], Edgar Sengier [Union minière (Belgique)].

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[Desfossés 1956/569]

Lion (Pierre)(X, 1896-1977)[fils de Louis (BUP), repr. BUP, puis (1947) Schneider. Père de Robert (CDC)][x/00], 416 (Tram. + élec. Shanghai), 432 (Transp. urbains+ruraux), 568 (Ass. minière), 569 (pdt Minière Congo frs), 653 (Vieille Montagne), 881 (v.-pdt Métallurgique Normandie), 943 (Ateliers+chantiers de F), 946 (Forges et ch. Gironde), 957 (repr. Schneider depuis 1952 au Groupement indus. sid.), 1039 (Saviem), 1527 (Potasas ibericas).
Darde (André), 560 (adm.-dir. Minière Congo frs).
Dupeyrat (Armand)(ép. Lucile Pittié)[xx/00], 541 (pdg Continentale Edison), 569 (Minière du Congo frs), 935 (v.-pdt CGEM), 1243 (Électro-céramique), 2233 (Gaumont).
Gascuel (Robert), 569 (Minière du Congo frs).
Guynet (Daniel)[ x/0 ][desc. du concessionnaire W. Guynet], 569 (Minière du Congo frs).
Letondot (Charles)[0 /x0][BUP], 122 (Banque des pays de l’Europe centrale), 137 (dg Banque de l’Union parisienne), 223 (pdg Bq hypo. fr.-argentine), 361 (Tanger-Fez), 416 (Tramways et éclairage élec. de Shanghai), 540 (Centrale p. l’industrie), 569 (Minière du Congo frs), 1044 (Mécano), 1126 (Chausson), 1342 (Gaz et eaux), 1743 (Sté française p. le comm. avec les colonies et l’étr.), 2013 (Primistères).
Livry-Level (Ph.)* [ x /00](1898-1960)[député MRP 1945-51], 569 (Min. Congo frs), 1108 (RNUR), 1375 (Bozel-Malétra), 1440 (Centr. dynamite), 1443 (Gén. expl.), 1935 (Mumm), 2237 (Pathé).
Sengier (Edgar), 213 (dir. hon. SGB), 569 (Minière du Congo frs), 570 (Minemet), 610 (pdt cté permanent Un. min. Ht-Katanga), 897 (Électro-Câble).

Bénéfices nets (KF) Dividende total
1942 899
1943 104
1944 720 3 396
1945 5 282 5 674
1945 15 337 15 144
1947 16 846 16 973
1948 40 599 34 801
1949 26 652 33 186
1950 27 440 22 553
1951 41 970 33 274
1952 12 732 13 098
1953 11 000 11 119
1954 11.286 10 376

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Action Compagnie minière du Congo français - 1960

Action Compagnie minière du Congo français – 1960

Suret-Canale, Afrique et capitaux :

La Compagnie minière du Congo (ex-Compagnie minière du Congo français) qui exploitait le plomb et le zinc de M’Fouati, a été dissoute en 1964, les gisements étant épuisés.

 Source : entreprises-coloniales.fr

[1] D. LEVAT: «Notice géologique et minière sur le bassin cuprifère du Kouilou-Niari (Congo français)», Annales des Mines, 10e série, 1907, t. XI, Mémoires, pp. 5-65.