Etat Indépendant du Congo – L’abominable affaire Jameson

jameson-cannibales-2659201-jpeg_1535201_660x281On ne saura jamais si James S. Jameson, héritier de la distillerie irlandaise de whiskey du même nom, s’est vraiment rendu coupable du crime monstrueux dont il fut accusé ou s’il fut victime d’une cabale ourdie par son interprète.
Nombreux furent les aventuriers sans foi ni loi et les psychopathes qui participèrent aux missions de colonisation. On se souviendra de Gaud et Toqué, au Congo français, punissant un de leurs hommes en lui enfonçant une cartouche de dynamite dans l’anus et la faisant exploser ou du général allemand Von Trotha anéantissant le peuple herero dans le premier génocide du XXème  siècle en Namibie, sans parler des milliers de mains coupées par les colons dans l’E.I.C.
Le fait-est que Jameson ait pris le temps de croquiser, en six aquarelles, le martyr de l’enfant qu’il acheta et qui fut tuée et dévorée sous ses yeux, ne plaide pas en sa faveur.

Nous remercions Albert de Côte Mateve de nous avoir alerté sur ce sujet. 

L’horrible affaire Jameson

L’horrible affaire Jameson, se réfère aux allégations prétendant que le mercenaire et colonisateur au service de Léopold II, James S. Jameson, héritier de l’empire des distilleries de whiskey Jameson, aurait acquis une fillette esclave à la seule fin de la voir dévorée par des anthropophages. Ces accusations furent portées en 1890, deux ans après les faits présumés.

Les principaux protagonistes

·         James S Jameson était l’héritier des distilleries Jameson Irish Whiskey. Le rapport du temps qu’il passa dans la colonne d’arrière garde [des troupes de H.M. Stanley] fut publié à titre posthume par sa femme et son frère dans une tentative de le défendre contre des accusations de désobéissance, de déloyauté, d’oubli des promesses, de désertion, de cruauté, de lâcheté, et même d’assassinat portées contre lui par Sir Henry Morton Stanley .

·         Assad Farran était un interprète syrien, qui a accompagna Jameson dans son voyage avec Tippu Tip. C’est Farran qui accusa Jameson.

Les autres intervenants

·         Barttelot était un officier collègue de Jameson, il était à la tête de la colonne d’arrière garde à Yamboumba dans ce qui est devenu la République démocratique du Congo. Barttelot finit par être abattu alors qu’il tentait de frapper une femme, dans le même temps Jameson mourait ailleurst de la fièvre.

·         Tippu Tip (orthographié parfois Tippoo Tip, Tippu Tib etc) était un fameux marchand d’esclaves aveugle, propriétaire de plantation et gouverneur, au service d’une succession de sultans de Zanzibar. Il accéda à la notoriété en raison son caractère impitoyable. Il devint très riche et puissant. C’était un homme redoutable.

·         Emin Pacha était un vrai gentleman du XIXe siècle; pratiquement le paradigme d’un personnage de Jules Verne. Un médecin et naturaliste, il fut nommé gouverneur de l’Equateur. A la chute du Soudan il fut assiégé..

·         Sir Henry Morton Stanley (du Dr Livingstone renommée), était au service du roi Léopold de Belgique pour installer une colonie belge, l’État libre du Congo. Stanley était l’un des chefs de l’expédition de «sauvetage» d’Emin Pacha.

Où étaient-ils?

Un des rares détails incontestés de l’épisode est le début de l’affaire. Jameson se trouvait avec Tippu Tip et son interprète Assad Farran à Ribakiba (ou Ribaruba ou Riba Riba , selon la source) aujourd’hui connu comme Lokandu, une cité de la République démocratique du Congo, au centre virtuel de l’Afrique. Ribakiba était alors le siège des négociations à propos de la rivière Lualaba, le cours supérieur du Congo. La ville était un centre important du commerce des  esclaves et de l’ivoire, une ville frontière sans lois. Les trois hommes venaient y chercher des porteurs, ils en obtinrent 400.

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Vue typique d’un poste de traite de l’Etat Indépendant du Congo en 1890

Pourquoi étaient-ils là ?

Ces hommes faisaient partie de l’expédition de secours à Emin Pacha. L’objectif déclaré de l’expédition était de levé le siège auquel Emin Pacha était soumis. De fait, il s’agissait d’une incursion expansionniste, orchestré par la royauté belge et employant des mercenaires européens dans un voyage d’exploration au cœur de  » Afrique noire « . Le roi Léopold souffrait de mégalomanie royale. Il pensait avoir besoin de vastes étendues de terres subsahariennes pour rivaliser avec d’autres monarques européens. Les hommes étaient charges d’évaluer les terres Le commandement de la colonne d’arrière-garde avait été confié à Jameson et Barttelot. Ils échouèrent lamentablement. A son retour, Sir Henry Morton Stanley ne retrouva que 60 des 271 hommes qu’il avait laissés. Les conditions de vie dans le camp ont été décrits dans tous leurs sordides détails par Farran dans ses dépositions Barttelot et Jameson déclarèrent que leur mission avait été compromise par le manque de bateaux à vapeur belges sur le Congo. Leur station était éloignée et isolée . Le roi Léopold avait promis vapeurs qui ne vinrent jamais, et l’expédition fut contrainte d’utiliser d’utiliser des bateaux démontables et transportables.L’expédition a quitta Zanzibar pour le cœur de l’Afrique le 25 février 1886 .

La déclaration sous serment de Assad Farran[i] – L’accusation

Farran a planté le décor en décrivant la cruauté et la sévérité au camp Yamboumba. Il a décrit le camp comme étant divisés en factions, se plaignant du laisser-faire des officiers commandants. Farran témoigna qu’à Ribakiba, Jameson lui confia à quel point il était désireux d’étudier la pratique du cannibalisme, qu’il croyait commune chez les indigènes. Apparemment, il avait raison, il était relativement commun. Jameson voulait assister in vivo à ce type d’acte. Il décida d’acheter un esclave pour ce but. Il paya six mouchoirs pour une fillette de 10 ans. Ce détail est considéré comme avéré. Elle fut conduite à la cabane des cannibales. L’interprète traduisit au chef : «Ceci est un cadeau d’un homme blanc, qui souhaite vous voir la manger ».La fillette fut attachée à un arbre. On l’éventra deux fois avec un coutelas. Elle chercha du regard, dans le groupe hostile qui l’entourait, une aide qui ne vint pas. La jeune fille, résignée, resta silencieuse tandis que le sang et les viscères jaillissaient de son abdomen. Lorsqu’elle mourut exsangue, elle fut dépecée par les hommes qui avaient aiguisé leurs couteaux à proximité.Farran dit comment Jameson dessina et croquisa tout au long de l’épreuve. Jameson, dit-il, plus tard sous sa tente, colorisa ses  croquis en 6 aquarelles délicates – la jeune fille étant emmené – l’éventration  et le sang qui jaillit – la dissection et la boucherie finale. Jameson soumit ces œuvres aux chefs pour approbation.

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Le seul des six croquis de Jameson dont nous ayons retrouvé la trace.

Réponse de Jameson – La Défense

Une lettre de Jameson parut dans le New York Times le 15 Novembre, 1890. Sa défense fut menée à titre posthume à travers une correspondance de sa femme avec le journal, elle s’appuyait sur une lettre qui aurait été rédigée à Stanley-Falls, le 3 Août 1888, par Jameson à l’article de la mort. Elle était adressée à Sir William McMackinnon. Curieusement, il y argumente avec des détails mineurs et des indexations qui ne furent révélées que de deux ans plus tard dans la déclaration sous serment de Farran. Ceci tend à crédibiliser la version se Farran.Jameson décrit comment il a été conduit à la maison du chef local où une cérémonie cannibale était déjà en cours. Tippu aurait proposé à Jameson d’assister à un repas cannibale. Jameson aurait refusé et aurait déclaré que ce ne pouvait pas être et qu’il ne le croyait pas. Tippu,,dit-il, lui demanda 6 mouchoirs afin de lui démontrer qu’il avait tort. À ce stade Jameson concède qu’il procura les mouchoirs. On peut se demander pourquoi il possédait ces articles, et pourquoi il fournit sciemment le règlement qui assurerait la mort d’une jeune fille. Une mort, à laquelle, affirme-t-il, il était opposé. En tout cas, toutes les narrations de l’histoire confirment que la vie d’une jeune fille valait à peine 6 mouchoirs.Jameson affirme que tout s’est passé trop vite pour qu’il puisse songer à faire des croquis, il n’aurait même pas pu y songer tant il était choqué. La dame en fait trop, à ce qu’il nous semble.Jameson à la suite accuse Assad d’avoir fraudé dans une affaire de commerce de chameaux dans une tentative à peine voilée de décrédibiliser le personnage.

La vraisemblable vérité

Les deux parties avaient beaucoup à gagner et à perdre. Sur la balance des probabilités, il peut y avoir eu une certaine vérité dans les accusations, en particulier à la lumière du portrait que Stanley dresse de Jameson, en particulier de sa morgue.Congo à l’époque était un endroit dangereux et instable[ii]. Le royaume Luba né au XVIe siècle, était victime de l’expansionnisme européen de la fin du XIXe siècle. Ce fut « La plus sombre Afrique » ​​un continent de mythes, de légendes et d’héroïsme regorgeant de dangers venant aussi bien des animaux que des hommes, une terre qui pourrait engloutir les mal préparés. Un pays dangereux, en marge de la loi. Malheureusement, ces histoires semblent avoir plus d’un grain de vérité, mais une grande partie de cette barbarie et d’intrigue était d’origine européenne, à l’appui des objectifs coloniaux. De nombreux témoignages concordent pour dire que Jameson  a bien agi de cette manière cavalière.Assad a ensuite fut contraint par Sir Francis de Winton à signer une déclaration dans laquelle il reniait sa déclaration sous serment. De Winton était l’administrateur général du Congo belge et le secrétaire de l’Expédition de secours à Emin Pacha, un homme qui avait beaucoup à perdre s’il était cru que les hommes sous ses ordres soutenaient l’anthropophagie.Toute histoire est probablement vraie.

theinquisition.eu
Traduction par nos soins

 


 

La version belge relève d’une toute autre logique. Jameson y est victimisé et le méchant est Farran Assad, comme on le verra dans cette biographie dithyrambique de 1953.

JAMESON  (James-Sligo), Officier, voyageur et artiste (Ulloa, Clockmannan, Écosse, 17.8.1856 —Bangala, Congo, 17.8.1888).

Né d’un père originaire de Dublin et d’une mère originaire du comté irlandais de Sligo, James-Sligo Jameson se passionna dès son âge le plus tendre pour l’histoire naturelle et les terres lointaines. Aussi le voyons-nous, ses études achevées et son service militaire accompli, se vouer aux voyages en naturaliste qui complète heureusement le bon dessinateur qui se révèle en lui. Colombo, Calcutta, Singapour, Bornéo, en 1877, l’Afrique du Sud, de 1878 à 1881, puis, les Montagnes Rocheuses, l’Espagne et l’Algérie le requièrent successivement. Et le mariage qu’il vient de contracter avec la fille d’un général-major des Royal Engineers, ne l’empêche aucunement, en 1887, de s’intéresser financièrement à la délivrance d’Emin Pacha et de s’engager personnellement dans le corps expéditionnaire, commandé par H. M. Stanley, qui arrachera le médecin-gouverneur à Equatoria et le conduira, en décembre 1889, à Bagamoyo et à Wissmann.

Arrivé à Banana, comme on disait alors, le 28 mars 1887, Jameson emprunte la route des caravanes en compagnie du chef de l’expédition, se trouve à Léopoldville le 21 avril, remonte le Fleuve en vapeur et se voit confier, le 28 juin, le commandement en second du Camp de Yambuya sommairement établi sur l’Aruwimi et dont le commandement en premier a été attribué à Edmund Barttelot. Stanley s’éloigne aussitôt par la sombre forêt de la plus sombre Afrique, avec Stairs, Jephson, Nelson, Parke et 384 hommes. Barttelot et Jameson ont reçu pour consigne d’attendre à Yambuya avant de rejoindre Stanley, James Rose Troup laissé à Kinshasa pour y attendre des charges attardées dans le Bas-Congo, Herbert Ward et le sous-officier de santé W. Bonny, laissés à Bolobo pour y attendre Troup, des troupes destinées à porter leur petit effectif momentané à 250 hommes et une importante caravane promise par Tippo-Tip au chef de l’Expédition. Mais ce n’est que le 11 juin 1888, après une année d’indicibles souffrances dues tantôt au climat, tantôt à une ambiance indigène encore mal connue, aux difficultés du ravitaillement, aux vols et aux désertions des hommes, aux attitudes éternellement dilatoires du Vali des Falls et peut-être aussi au caractère obscur et utopique des instructions qu’il a reçues, que le major Barttelot quittera Yambuya pour aller se faire tuer, à Banalia, par un assassin originaire du Maniema.

L’année ainsi passée par l’arrière-garde tragique au camp de Yambuya ne fut d’ailleurs aucunement une année d’inaction pour Jameson.- Si, à la différence de Barttelot, qui, à en croire Herbert Ward était vif comme le mercure et aussi agité que l’aiguille du manomètre au lâcher de la vapeur, Jameson était invraisemblablement calme et modeste et même sans prétentions, il fut pour son major le meilleur adjudant et son major le peint, comme Herbert Ward et James Rose Troup, d’une plume ensorcelée par son tempérament d’athlète sensitif et son éducation de jeune officier riche, ses préoccupations de savant et d’esthète. C’est dans les recherches du naturaliste et la consignation de ses observations en vue de l’illustration de ses futures Forschungen, que notre officier passera toutes les heures que ne lui prendront pas le service ou la maladie. Mais la maladie l’éprouvera souvent et le service le contraindra à plusieurs déplacements à la rencontre de Tippo-Tip ou de ses subordonnés. C’est ainsi notamment que vers la mi-février 1888, il accompagnera son major aux Falls d’où, après quelques jours passés auprès de Nzige, il sera envoyé, en amont des Falls, à la rencontre du Vali. Il quitta donc Sigitini en pirogue, atteignit Riba-Riba, résidence de Mohammed ben Hamis, puis, le 11 avril, Kasongo où il trouva Tippo-Tip et Muni-Katamba. Il descend de Kasongo à la suite de ces deux seigneurs, s’arrête comme eux à Riba-Riba où se produira, le 11 mai, un incident qui, rapporté par l’interprète Assad Faran, fera accuser l’officier curieux d’histoire naturelle, et l’ethnographie s’y rattache à ses yeux, et dessinateur de talent d’avoir acheté une fillette esclave pour la livrer à des anthropophages découverts parmi les askaris du Vali et dessiner à l’aise les horreurs qu’il avait provoquées de la sorte. Rentré à Yambuya, Jameson qui avait eu à se plaindre des services de l’interprète, dut pousser Barttelot à congédier ce serviteur inutile et d’ailleurs invalide. Mais peu après que la décision de rapatriement du « syrien » eut été prise, deux petits vapeurs de l’É.I.C. abordaient la rive de Yambuya, portant Van Gèle, Vankerchoven et Tippo-Tip. Le « syrien » se vengea de Jameson en dénonçant à ces hautes autorités de l’É.I.C. l’atrocité commise à Riba-Riba.

L’auteur de la présente notice a étudié longuement le dossier du drame de Riba-Riba dans une communication présentée à la Section des Sciences morales et politiques de I’I.R.C.B. le 15 mars 1948 (Cf. Bull, des Séances de l’I. R. C. B. XIX, 1948, 2, pp. 307-339). C’est qu’en effet si Stanley et après lui quelques uns des historiens du Congo ont fait leurs, sans grande discussion, les propos accusateurs d’Assad Faran, un enquêteur de la valeur morale de Van Gèle, celui-là même qui fut, sans doute, saisi de la plainte de Farran et permit à celui-ci de rentrer avec lui en Europe, n’a jamais rien dit ni écrit qui pût faire soupçonner qu’il était convaincu du sadisme de Jameson et de la sincérité de son accusateur levantin. D’autre part, dès qu’il fut au courant des accusations portées par cet accusateur contre son adjudant-major, Barttelot eut soin d’en avertir, en Angleterre, le frère de l’accusé pour qu’il pût le défendre et cette défense a fait l’objet d’un émouvant plaidoyer fraternel publié en tête des Forschungen de l’officier, plaidoyer dans lequel André Jameson fait état d’une rétractation consentie par Assad Farran. L’auteur de cette notice se permet de renvoyer le lecteur qu’intéresserait la question, à la communication dont la référence précède et intitulée : A propos d’un texte du Baron Charles Liebrechts.

Barttelot assassiné, Jameson, laissant le commandement du camp de Banalia à Bonny, regagna les Stanley-Falls pour y faire juger par un Conseil de guerre l’assassin de son chef. Il apprit alors les reproches adressés par Assad Faran à Barttelot et à lui-même. Il fit part de sa découverte au père de Barttelot, lui promettant de défendre la mémoire de son fils. Il en fit part aussi à Mrs Jameson et à Sir William Mac Kinnon, président londonien de la Emin-Pacha-Relief-Expédition, assurant bien qu’il allait se défendre et produire ses témoins •aux autorités belges. C’est le sept août que se tint le Conseil de guerre saisi de l’assassinat de Barttelot. Le Conseil, présidé par Hanneuse, jugea, condamna et fit exécuter l’assassin, le munyema Sanga. Le lendemain même, Jameson échouait dans son dernier effort pour gagner Tippo-Tip à ses vues d’avenir et apprenait que Ward se trouvait à la station des Bangala, où Barttelot l’avait dépêché avant de mourir et qu’il était porteur d’instructions de nature à l’intéresser. Jameson décida de se porter à la rencontre de son émule en études et en art. Il quitta donc les Falls le 9 août, « croqua » encore, le 10, l’attitude éminemment plastique d’un des ses pagayeurs et accosta, le 16 août, à la rive d’Iboko pour y mourir le lendemain dans les bras d’Herbert Ward.

A tout prendre, James Sligo Jameson avait été un galant et vaillant officier. Stanley lui même quand il lui reprochera par écrit les faits de Riba-Riba, invitera cet officier à lui fournir sa version de ces faits et assurera, que cette version pourrait le faire changer d’avis. Mais cette version, suivant laquelle l’officier fut victime d’une farce sinistre de Tippo-Tip lui même, Stanley ne la connaîtra que par les Forschungen, en 1891.

Naturaliste, Jameson avait fait quelques découvertes intéressantes. Elles ont fait l’objet d’une notice de R. Bowlder Scharpe, membre de la société linéenne et attaché au British Museum, que l’éditeur des Forschungen à publiée en annexe à l’ouvrage de Jameson.

Quant au dessinateur, son talent, à en juger par les illustrations des Forschungen n’était pas inférieur à la finesse d’observation du naturaliste.

25 mai 1953
J. M. Jadot.

Mouvement géographique, Brux., Années 1888, 1889, 1890 et 1891, passim; Wauters, A. J., Stanley au secours d’Emin Pacha, Brux,, Institut national de Géographie, 1889, passim ; Werner, j. R,, A Visit to Stanley’s rear guard at Major Barttelot’s Camp, Edimbourg et Londres, Watson Blackwood and Sons, 1889 ; Stanley, H. M,, Dans les Ténèbres de l’Afrique centrale, Recherche, délivrance et retraite d’Emin-Pacha, Paris Hachette, 1890, I, p. 42 et ad tabulam Ward Herbert, My life with Stanley’s rear Gard, London, Chatto et Windus, 1890, passim., Troup J. R,, With Stanley’s rear column, London, Chapman et Hall, 1890, passim; Barttelot W. G., Journal et Correspondance du Major Edmond Musgrave Barttelot, Bruxelles, Off. de Publicité, 1891, passim; Scott Keltie, J., La Délivrance d’Emin Pacha, Paris, Hachette, 1890, pp. 27-60, 192, 195 ; Brode, Tippo-Tip, Londres, Arnold 1907, 199, 435 ; Liebrechts, baron Charles, Souvenirs d’Afrique, Léopoldville, Bolobo, Équateur, Brux.- J. Lebègue et Cie, 1909, 152, 165, 176, 177, 180, 182 ; Masoin, F., Histoire de l’État indépendant du Congo, Namur, Picard-Balon, 1912, II, 117, 221, 234, 240-242 ; Harry Gérard, Mémoires, 4 vol. Brux. Off. de Publicité, 1937-1940, II, 304; Dorothy Stanley, Autobiographie de H, M. Stanley, Paris, Pion, s. d. (1911), II, 189.

Quant à l’ouvrage posthume de J. S. Jameson, en voici la référence complète : Forschungen und Erlebnisse im Dunkelsten Africa, geschichte der Nachhut des Emin-Pacha-entsatz, Expédition, von James. S. Jameson, naturforscher des Expédition, nach dessen Tode herausgegeben van Frau J, S. Jameson, mit I Karte und 98 illustrationen nach Zeichnungen des Verfassers, Hamburg, Verlaganstallt und Druckerei Actien GeseUschaft, 1891.

[i] Toutes les thèses défendant Jameson insistent sur l’origine moyen-orientale de l’interprète, comme si ce seul fait suffisait à mettre en doute sa déclaration sous serment.

[ii] Ça n’a guère changé.