Garcia II du Kongo, roi de 1641 à 1660

D. Garcia II Afonso, ou Nkanga a Lukeni a Nzenze a Ntumba en kikongo,manikongo du royaume du Kongo de 1641 à 1660.

D. Garcia II Afonso, ou Nkanga a Lukeni a Nzenze a Ntumba en kikongo,manikongo du royaume du Kongo de 1641 à 1660.

Nous remercions Jean-Michel Nzikou qui, en postant l’image ci-dessus, nous a poussé à en savoir plus sur ce roi. [Source Wikipédia]

Origine

Nkanga a Lukeni a Nzenze a Ntumba était le second fils de la princesse Lukeni, fille de la princesse Nzenze, elle même fille d’Anna Ntumba troisième fille du roi Alphonse Ier du Kongo. Avant d’accéder au trône il était connu sous le nom de Garcia Okimbaku, nommé marquis de Kiowa par Alvare V et duc de Mbamba par son frère.

Règne

Garcia II Afonso succède à son frère âiné Alvare VI premier roi du Nlaza Kanda et règne sur le Royaume du Kongo du 23 janvier 1641 à fin 1660.

Le nouveau roi contracte une alliance avec les Hollandais, qui, en 1641, occupent Luanda. En avril 1645, Garcia II fait la guerre au comte de Soyo, D. Daniel da Silva1 mais il est vaincu le 29 avril. À la fin de juillet1646, l’armée du roi de Kongo, qui comprend une troupes de 300 à 400 métis subit une nouvelle défaite de la part du Soyo qui se considère désormais comme une principauté quasi indépendante.

Après la réoccupation de Luanda reprise au Hollandais, le 15 août 1648, le roi Garcia II est sous la menace d’un conflit avec les Portugais. Il envoie des ambassadeurs négocier et un traité de paix est conclu en 1649à Luanda. Garcia II est contraint pour faire oublier son attitude hostile d’abandonner sa souveraineté sur l’île de Luanda et de renoncer à tout commerce direct indépendant avec les Hollandais et les Espagnols. Il doit par ailleurs accepter une clause qui sera ultérieurement lourde de conséquences et qui prévoit que « le roi du Kongo s’engage à donner à la couronne du Portugal les montagnes dans lesquelles on dit que se trouvent des mines d’argent ». En 1654, du fait de la non observation des clauses de ce traité par le roi Garcia, la guerre faillit encore éclater.

Le 25 mai 1645 arrivent au Kongo des missionnaires Capucins (5 italiens et espagnols) avec un mandat de la « Congrégation de la Propagande de la Foi », fondée par le Pape Grégoire XV en 1622. Par une lettre àRome du 5 octobre 1646 le roi réclame l’envoi d’un nouveau contingent de missionnaires. Le Saint-Siège donne son accord et au total c’est une trentaine de capucins opéreront au Kongo. Durant quelques années le roi se montre favorable. Un premier conflit intervient en 1651, lorsque le roi est déçu dans son espoir d’obtenir l’appui de Rome pour réaliser son dessein de rendre la royauté héréditaire dans sa propre famille et de supprimer l’élection. C’est à cette époque qu’il expulse de son fief son neveu D.Pedro nommé duc de Nsundi en 1648.

En 1654 l’accord entre le Roi et les Capucins est rompu, lorsque le Père Hyacinthe de Vetralla2, lui fait des reproches pour « son inconduite et les superstitions qu’il pratique ». Garcia II tente alors de perdre les Capucins auprès des Portugais en les accusant d’être des agents de l’Espagne. Garcia II signe finalement la paix avec les portugais en 1657 sans rien concéder que le paiement d’une indemnité de guerre.

Postérité et famille

Après avoir écarté du trône et fait exécuté son fils aîné Alphonse (Dom Afonso) il a comme successeur son second fils le roi Antoine Ier du Kongo.

Une de ses filles Dona Ana épouse le futur roi Pierre III de Bula.

Une de ses sœurs est la Reine Ana Afonso de Leão.

Notes et références

  1.  Comte de Soyo de 1641 à 1650
  2.  H. Brugiotti, Capucin italien, Préfet de la Mission au Kongo de 1650 à 1657, il retourne en Europe et meurt à Rome en 1659

Sources

  • (en) Anne Hilton The Kingdom of Kongo Clarendon Press 1985 Fig 1 p. 86 & Fig 2 p. 132.
  • (en) K. Thornton John. « The Kingdom of Kongo, ca. 1390-1678. The Development of an African Social Formation ». dans : Cahiers d’études africaines. Vol. 22 N°87-88, systèmes étatiques africains. p. 325-342.

Liste des Manikongo du Kongo

 Les Rois (ou Empereurs) du Kongo (Mintinu mia Kongo en kikongo); Manikongo est une déformation de Mani a Kongo. « Mani » est l’un des titres portés par un responsable administratif au Royaume Kongo. On peut ainsi parler de Mani a Kongo, Mani Soyo, etc. (celui qui gouverne, gère : des verbes manina/manisa : celui qui tranche, au sens de fixer/décider). L’appellation courante était et est encore Ntinu (roi : au sens de celui qui a la responsabilité du bien-être du peuple), ou bien Ntotila (celui autour de qui sont réunis des peuples, ou l’empereur dans une certaine mesure). C’est pourquoi l’on parle de Kongo dia Ntotila (le Kongo réunifié, ou le Kongo du roi ou l’Empire de Kongo). Sauf exception, les Ntinu a Kongo étaient élus par les anciens parmi les membres éligible des 12 clans Kongo.

Avant le xive siècle

  • vers 320 Nsasukulu a Nkanda (prophète)
  •  ?
  • vers 420 Kodi Puanga (prophète)
  •  ?
  •  ?
  • vers 520-530 Tuti dia Tiya (prophète)
  • jusque vers 690 Nimi a Lukeni

À partir de 1370

Kwilu kanda

Nkanga a Mvika kanda

Kwilu kanda[modifier | modifier le code]

Mpanzu kanda

Nlaza kanda

Période d’anarchie

À Mbanza São Salvador

À Kibangu : Agua Rosada

À Nkondo

À Mbamba Lovata

À Mbula

Réunification

Rois vassaux du Portugal

Rois titulaires

Sources

  • (en) & (de) Peter Truhart, Regents of Nations, K.G Saur Münich, 19841988 (ISBN 359810491X), Art. « Costal States / Küstenstaaten », p. 238-240.
  • (en) Anne Hilton The Kingdom of Kongo Clarendon Press 1985 Fig 1 p. 86 & Fig 2 p. 132.