La Parole est à Monsieur le Député Jean Félix-Tchicaya. Interventions à l’Assemblée Nationale 1945 – 1959


C’est devant une assistance très largement dominée par la descendance de Jean Félix-Tchicaya, que l’ouvrage « La Parole est à Monsieur le Député Jean Félix-Tchicaya. Interventions à l’Assemblée Nationale 1945 – 1959 » a été présenté le 24 février 2015 au public ponténégrin par son éditeur monsieur Mawawa et, hélas en l’absence de son initiateur Serge Jean-Félix Tchicaya, petit-fils du député.Monsieur Mawawa, assez mal documenté, à voulu présenter davantage l’homme Jean Félix-Tchicaya que l’œuvre qu’il a éditée. Dommage car son discours était empreint d’erreurs et de contre vérités. L’assistance, tout en louant l’intérêt de l’ouvrage, a relevé en particulier les erreurs de datation du titre, Jean Félix-Tchicaya n’ayant siégé qu’à partir de 1946. Il était en outre trop malade pour continuer à le faire en 1959.

Ce livre est supposé n’être que le premier que la maison d’édition Paari, compte publier sur le sujet. Nous nous étonnons que le premier ouvrage n’ait pas été une biographie. De fait nous avons là une succession de transcription de discours totalement sortis du contexte dans lequel ils ont été prononcés. Nous ne savons pas davantage quels ont été leurs impacts. Hors le talent d’orateur du député, nous ne pouvons juger de rien à leur lecture.

Espérons que la prochaine parution sera plus à même de nous satisfaire.

Texte de la 4ème de couverture :

Ce livre contient les discours et interventions du député Jean Félix-Tchicaya à l’Assemblée nationale, à Paris, entre 1945 et 1959.

Dans la tradition française du débat parlementaire, les règles du jeu politique font l’objet d’un large assentiment. Or le paradoxe de la présence des députés africains à l’Assemblée nationale vient du fait qu’elle inscrivait une sorte d’exception qui alors réalisait la promotion de la différence. Et c’est de la tribune de cette Assemblée, à l’adresse du Président du Conseil désigné (M. Guy Mollet), au cours de la Séance du 6 mars 1951, que Jean Félix-Tchicaya déclare :

« C’est en donnant à ces populations l’assurance que rien ne sera fait pour attenter à leurs droits de citoyen, à leur ardent amour de la liberté, que vous les trouverez toujours aussi résolues aux côtés de tous les républicains et de tous les démocrates de France. »

Il s’agit bien d’une parole politique, dite dans une instance démocratique, et qui affirme l’exercice de la critique du système. Elle permettra entre autres, l’adoption de mesures qui contribueront à corriger les excès du système colonial, comme l’abolition du travail forcé.

Tout au long des interventions de Jean Félix-Tchicaya à l’Assemblée nationale, il apparaît que son discours marque une volonté de reconnaissance, mais aussi d’affirmation de la personnalité politique des colonies. A travers ce discours au contenu politique et militant avéré, Jean Félix-Tchicaya s’affirme comme un acteur qui s’inscrit dans la perspective d’une identité discursive reconnue. Celle-ci fonde le rapport qui donne sens à ce discours comme parole politique émise dans un cadre approprié, en l’occurrence l’Assemblée nationale.

Son discours fait de Jean Félix-Tchicaya un des précurseurs du mouvement d’émancipation de l’Afrique Noire. Il a posé avant l’heure, les termes du développement de l’AEF en général, ainsi que de la modernisation du Moyen Congo en particulier, en insistant notamment sur l’indépendance énergétique, avec des projets de loi sur les barrages hydroélectriques du Kouilou, et de la Loufoulakari.

La Parole est à Monsieur le Député Jean Félix-Tchicaya
Interventions à l’Assemblée Nationale 1945-1959
Auteur : Jean Félix-Tchicaya
Folio : 212 pages, Format : 148mm*220 mm
Date de parution : 24 janvier 2015
Prix Public T.T.C. : 20 €
ISBN : 2-84220-085-5