« Le Royaume Téké » Par France Zoula (AESCT SAHEL)

 

Masque Batéké 1953

Masque Batéké 1953

Le seul royaume équatorial de plaine, celui de l’U:Nko et de son peuple, reste peu connu, alors qu’il illustre un type de structure et d’histoire. Il n’y a, semble-t-il, qu’une seule grande savane en basse altitude, sous un climat équatorial (600 m) : celle des plateaux teke en grès éoliens, de 0 à 40 de latitude Sud entre 12 et 180 de longitude Est. Elle est due au déplacement vers le sud des pluies et paysages, après la fin de la dernière pluviotions africaine : ce qui était savane au sud a été regagné par la forêt quand l’équateur pluvial, qui en était la cause, reprit sa place. Le premier peuple bā:Ntu arrivé alors sur les lieux (vers 2000-1000 av. J.-C. au plus tard), avec les débuts de la métallurgie du cuivre et du fer et avec une agriculture itinérante, a maintenu, par ses brûlis, une savane sur grès perméables que, sans lui, la forêt aurait refermée sur elle-même.

Présentation :

Le royaume téké s’étend sur les hauts plateaux de l’Ogooué et du Congo. Mais on trouve aussi des Téké le long du Congo. S’il a bien existé un royaume téké plus connu sous le nom de royaume Makoko,  il n’a jamais regroupé l’ensemble des Téké.  Ces populations vivent dans un milieu naturel dur : « Ici la terre exige de l’homme sa sueur pour lui fournir une récolte périodique. » (Brazza)

Plateaux bateke

Plateaux bateke

L’habitat est dispersé. Les Batéké sont aussi des commerçants occupant une position stratégique sur les rives du Stanley Pool en amont des rapides du Congo. Le cœur du royaume est situé à Mbé, lieu de résidence du Makoko.
Le terme Makoko est un mot de la langue indigène qui signifie chef. La royauté téké était élective et le roi voyait son autorité limitée par un certain nombre de grands personnages qui étaient ses « dignitaires ». Lorsque Brazza arrive, la décadence du royaume est entamée. A la fin de la période Brazza, on ne faisait plus que des visites de courtoisie au Makoko.

Etymologie du terme TEKE

Le terme teke qui permet de designer  les anzicos aujourd’hui  est apparu entre la fin du XVI et le début du XVIIe siècle. C’est effectivement à cette époque que le continent africain et l’Afrique centrale en particulier a connu un trafic intense avec l’arrivée abondante des occidentaux au point que les anzicos échangeaient  les leurs contre les produits précieux (sel, fusil, verrerie…) venus d’occident.

L’esclavage et la traite des noirs ont connu à ce moment leurs  plus fortes montées. D’autre part, ces produits étaient acheminés en terre des anzicos par des porteurs du royaume Kongo  plus proche de la côte qui laissaient aux anzicanas le soin de les vendre autour d’eux. Or le terme « tégé » signifie vendre en Kongo et en tégé. Ainsi les ethnies voisines n’hésitèrent pas de surnommer les anzicos les tégé (les vendeurs) d’où la première explication du nom « atégé ».

La seconde explication serait liée à un oiseau que l’on nomme «katege pluriel étégé» et qui prédominait les plateaux Batéké. Une légende raconte d’un groupe de guerriers anzicos fut sauvé de leurs agresseurs par un oiseau de cette espèce. Ainsi, ils décidèrent de s’appeler désormais «atégé».

Les tégé ne se reconnaissent que sous l’appellation «otégé» au singulier et «atégé» au pluriel.

La décomposition du terme « batégé » donne la phrase suivante : BA atégé (ceux-ci sont des tégé). Le terme « Bâ » est démonstratif chez la plus part des groupes de la sous-région et n’est nullement partie entière d’un nom quelconque. Les groupes Bakongo, banzebi, bakota et bapunu par exemple se reconnaissent respectivement en kongo, nzebi, kota, et punu.

Enfin le terme « Batéké » est la forme occidentalisée de « ba  atégé ». Comme  nous venons de le dire, le terme Batéké n’a pas de sens nominatif chez les tégé. Néanmoins, nous continuerons à l’utiliser pour la forme et pour une meilleure compréhension.

Historique :

  La République sous les talons de laquelle nous avons  décidé de planter une épine  par méprise de l’histoire objective ou par pure provocation est un produit colonial français né sur le  territoire du royaume Téké qui depuis 1880 vit  une histoire plus que tourmentée  après la rencontre De BRAZZA-ILOO I à Mbé. Les Colons français l’ont plongé dans une profonde  et longue agonie. L’Etat congolais post colonial a  presque fini de l’assassiner.

Les Tio, souvent appelés Tékés (Batéké en Kikongo ou Teke selon l’orthographe africaniste), forment un peuple bantou partagé entre l’ouest de la République démocratique du Congo (ex-Zaïre), le sud du Congo et, minoritairement, le sud-est duGabon .

Les Téké sont minoritaires au Gabon, 54 000 se trouvent dans la région de la province du Haut-Ogooué. Feu le Président Omar Bongo et l’actuel président Ali Bongo sont Téké.

  • Au Congo, les Téké forment 18% de la population et se trouvent dans la région des Plateaux, de la Cuvette ouest (où ils sont appelés Mbéti et Tégué), du Niari (où ils sont nommés nzabi), de la Bouenza et la région du Pool.
  • En RDC, 267 000 Téké sont situés dans la province du Bandundu, district des Plateaux, et la ville-province de Kinshasa.

Ce royaume s’étendait de la rive méridionale du pool malebo à la NKENI au nord, et à la NDUOU, à l’ouest, jusqu’aux rives du KWA à l’est. Sa superficie était de 800000 à  90000 kilomètres carrés. Il mesurait 280 kilomètres du nord au sud et 320 kilomètres d’ouest en Est. Sa population était estimée à cent mille habitants.

Selon les mythes fondateurs, ils descendraient de Nguunu, ancêtre de la plupart des populations du sud Congo. Successeurs des pygmées dans l’occupation du Congo-Brazzaville, ils sont fondateurs du grand royaume Téké, rival du royaume Kongo. Leur roi, connu dans l’histoire sous l’appellation de Makoko, signa le 3 octobre 1880 à Mbé, capitale de son royaume, un accord avec l’explorateur français Pierre Savorgnan de Brazza.

Les Téké eurent des contacts avec les Portugais qui exploraient la région côtière à partir du XVIe siècle. Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, le royaume Téké a participé à la traite d’esclaves et au commerce entre l’Afrique, l’Europe et les colonies européennes en Amérique. Le royaume est tombé en 1880 suite au exploration de Pierre Savorgnan de Brazza pour le compte de la France quand leur roi, Illoy Ier conclut un traité, dit « traité Makoko », avec celui-ci afin de placer son royaume sous la protection de la France.

Le roi Makoko, Illoy Ier

Le roi Makoko, Illoy Ier

Le traité Makoko fut signifie le 10 septembre 1880

Organisation du royaume teke :

Dans le pays TIO, la stratification sociopolitique était en gros la même qu’aujourd’hui.

Les grands traits sont assez caractéristiques. Au sommet un chef suprême ONKOO, dirigeant du royaume en tant que représentant des ancêtres morts et symbole effectif de l’unité ethnique, nationale.

Les makoko étaient entourés de dignitaires  héréditaires. Il partage le pouvoir avec  ses grands feudataires  qui ont un département ou un ministère. Ceux-ci étaient choisis  dans les six branches familiales : impio, isou, onzala, impan, inkiri, onkonsan, mais suivant un ordre issu du matriarcat : de frère à frère et d’oncle à neveu.

Les dignitaires étaient investis de pouvoirs réels :

  • NGAELINO : dépositaire du collier d’investiture.
  • Ngaadjiyoo : fils préfère de Makoko
  • Moanga : homme de confiance de ngaelino
  • Ngassibi : gardien des objets sacrés du Makoko, en particulier du fétiche hermaphrodite incarnant l’esprit national.
  • Mutiri : gardien du bonnet du Makoko, calotte brodée, sur le côté de laquelle sont épinglées deux plumes noires retombant en arrière.
  • Ngampo : constructeur des cases de l’onkoo.
  • Ngansyemu  ou tara onkoo : père spirituel du ROI et conseiller du makoko.

Tous ces dignitaires étaient communément appelés « bana b ‘ onkoo » et jouissant d’une grande autorité.

Vie sociale :

Le royaume téké était dépourvu de division clanique. Le principe d’organisation majeur était la chefferie. Le village est l’unité sociale la plus importante. La religion est la croyance aux esprits des ancêtres qui ne sont jamais morts et qui sont là aux côtés des vivants. Quant à l’Esprit supérieur, il habite les chutes de la rivière Léfini. C’est le NKwe  Mbali qui protège le royaume et sert le Roi. Les esprits peuvent agir partout et au service de l’homme disposant d’un sanctuaire approprié.

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Vie politique :

La situation politique du royaume téké a été stabilisée une génération avant Makoko. La terre était divisée en petits domaines confiés à des chefs qui n’avaient en fait droit qu’aux tributs de la chasse et rendaient la justice. En retour, les chefs de terre reversaient un tribut aux seigneurs, et ces derniers dépendaient des grands dépendaient des grands seigneurs de la couronne. Ces derniers occupent des fonctions déterminées par rapport  au Roi. Il s’agissait soit des fonctions rituelles ou d’autres fonctions administratives. Un chef de terre pouvait changer de seigneur, à qui il payait le tribut pour sa sécurité. Cela provoquait quelques fois des conflits entre seigneurs.  Heureusement,  les guerres étaient régies de  façon à limiter des pertes humaines. Pour limiter les rivalités entre seigneurs, deux sanctions étaient prévues par la loi : ravager les cultures par les lions de NKwa Mbali provoqué  des inondations et des tornades.

Vie économique :

La société téké vivait des activités suivantes : agriculture, pêche, chasse, artisanat, et commerce.

Sur les plateaux Batéké, on cultivait du maïs, du manioc, d’arachide, du tabac et le raphia. Les cultures commerciales étaient essentiellement le tabac le tabac et le raphia. Les activités artisanales étaient la poterie, le tissage et la sculpture. Les tisserands fabriquaient des pagnes en raphia et les forgerons utilisaient du fer importé. Les produits à l’exportation étaient des esclaves et de l’ivoire. On important des tissus européens, des fusils et les poudres. Le réseau commercial a profondément  bouleversé la société. A partir du XVIIIe siècle, on ne fond plus le fer mais on achète plutôt du sel importé. A l’ouest du royaume, on utilisait les tissus raphias comme monnaie d’échange. Ensuite le tissu européen va détrôner le raphia.

La sagesse légendaire teke

« Bou oussi moussi » (depuis la nuit des temps) le peuple teke se caractérise  par sa tradition hospitalière ; sa solidarité et sa détermination pacifique qui lui fait adopter un comportement longtemps incompris et qui  a souvent été à l’origine des critiques et des attaques graves le classant

Parmi des rangs des peureux et des laxistes par différents groupes ethniques formant la nation congolaises. Il a été  méprisé pour son comportement  non agressif assimilé à l’inertie enclin à la

Soumission.  Encarté du monde politique, minimisé, caricaturé, le peuple teke a fait face aux calomnies avec beaucoup de dignités.

« Même les tekes veulent commander » est une phrase qui sonne non seulement de la provocation mais aussi le mépris. Fidele à leurs principes, le peuple teke garde le cap. Au fil des temps des choses se sont améliorées,  aujourd’hui encore le roi chef spirituel teke est plus sollicité et représente le pilier sinon la pierre angulaire dans la lutte pour la paix et contre la violence dans cette partie du territoire qui compose le monde des hommes.

La sagesse du peuple teke est devenue légendaire. Cette sagesse est basée sur les croyances ancestrales et séculaires et inspirée par la divinité qui prône le respect de l’intégrité physique et le respect des biens d’autrui. Nombreux sont des hommes d’états, d’église et même du milieu judiciaire du Congo qui font appel à cette sagesse.

A la conférence nationale en 1991, monseigneur Ernest nkombo interpelle monsieur Ganao en  ces termes : « son excellence, quand est ce que le peuple teke apprendra au congolais que nous sommes ; la sagesse qu’il incarne ».

Congo Brazzaville 1906 carte postale-N°365- cour du roi Makoko roi des Bateke

Congo Brazzaville 1906 carte postale-N°365- cour du roi Makoko roi des Bateke

Congo Brazzaville 1910 - cour du roi Makoko roi des Bateke

Congo Brazzaville 1910 – cour du roi Makoko roi des Bateke

Congo Brazzaville 1911 - cour du roi Makoko roi des Bateke

Congo Brazzaville 1911 – cour du roi Makoko roi des Bateke

Le rouge symbole du royaume teke

Le royaume teke a beaucoup de tenues vestimentaires du souverain, des dignitaires, des princes et des princesses. En effet, le rouge représente l’autre symbole du royaume. Car, le royaume a plusieurs symboles qui font à la fois son mystère et ses intrigues. Les plus connu des ces symboles est le raphia qui au fil des temps est devenus une tenue traditionnelle chez le peuple teke et exhibé

 Dans touts les cérémonies traditionnelles aussi bien des danseurs, danseuses, griots, griottes, pleureuses, souffleurs d’oliphants ; batteurs de tam-tam et autres membres de la famille teke ; contrairement au rouge qui est souvent réserve aux dignitaires, princes de sang et tous les souverains.

La couleur rouge représente  le sang  vecteur d’énergies chez les humains et qui  au même titre que le soleil dont la clarté illumine la terre entière, symbolise la raison. Elle est une couleur qui ravive le royaume, lui apporte force te vigueur. Elle représente également  la vie et l’espoir.

Comme le sang qui véhicule l’homme, le rouge éveille le royaume te le propulse. Il symbolise aussi la paix et l’harmonie, le feu et l’amour pour son prochain. On peut le contempler sur :

  • l’emblème du royaume représenté par une panthère tachetée de noir et rouge, imprimé sur un tissu d’étoffe sur un fond noir et rouge également
  • lors des funérailles de la reine le souverain est drapé d’un costume d’apparat de couleur rouge
  • le catafalque de la reine porte une sorte de ceinture faite à l’aide d’un tissu d’étoffe de couleur rouge
  • les princes de sang portent des brassards rouges
  • les princesses sont tressées avec une sorte de bandanas rouge
  • la plume de perroquet planté sur le front du souverain est de couleur rouge (lissala likou)
  • la couverture (boulou a Ngo) un autre symbole du royaume est fait des imprimés de couleurs noir et rouge
  • le pourtour des yeux du souverain est peint de couleurs rouges surtout durant les trois jours de cérémonies
  • la reine enterrée, ses fétiches sont couverts de draps rouge sur lesquels fut placée une natte en raphia
  • les fétiches du royaume sont installés sur un tissu d’étoffe  de couleur rouge
  • la couverture « mkami » est de couleur rouge

Parlons de la reine

Depuis la disparition de la reine ngalifourou, la cour royale a révisé sa copie. Désormais une reine régnera au coté d’un roi élu, ainsi, ngalifourou continuera d’exister à travers le royaume, c’est pour cela que ngassibi a occupé la place  de sa grand mère ngassié. Elle est discrète, gérant consciencieusement la fonction et les attributs qui lui incombent. Elle se partage le royal avec le roi, elle vit à ngabé et le roi a mbé. Elle est la seule à légitimer un roi, aucune personne ne peut se prétendre roi si elle  n’a pas répondu clairement à ces propos : « oui, c’est lui que je veux comme époux, c’est lui que je brandis devant les représentants de la cour royale, le  droit j’accepte de gérer les affaires des royaumes ». Elle est connue et respectée pour son franc parlé et son autorité, elle est égale à elle-même.

Communication

Tous les autorités du royaume ne communiquent qu’en teke. La langue teke est souvent taxée selon l’expression hautement congolais à du « chinois » parce que difficile à l’accès. Ecrire en teke ressemble à un parcours de combattant. Les combinaisons de voyelles sont difficiles à constituer et la prononciation diffère d’une ethnie teke à une autre. Leur alphabet est quelque peut identique au français sauf qu’il s’agit quand il y a les combinaisons des voyelles distinctes, identiques, nasalisées et des consonnes pré nasalisées (bv, pf………….)

Les rituels :

Dans le royaume teke, pendant les cérémonies d’intronisation, les danseurs se déguisent et on les appelle «  Kebe-Kebe ».

Danse Kebe-Kebe

Ils portent des raphias en forme de robe, de la tête aux pieds. Et pendant ce genre de cérémonie, il est interdit aux petits non initiés d’être là puisque les dits Kebe-Kebe sont entraînes par des esprits maléfiques.

Comment devient-on Roi téké ?

Comme les autres royautés africaines, celle du Makoko est élective ; néanmoins le choix des grands dignitaires doit porter sur un parent des précédents onkoo. L’élu doit respecter le tabou : quiconque a mangé dans sa vie un éléphant est écarté. La coutume veut que l’élu puisse se dérober à la dernière minute. Il fuit tout simplement. Le ngaelino (second du Roi) le fait rechercher et bastonner par son mwangâw (officier  d’ordonnance). Chaque fois que celui-ci le frappe, il dit : « c’est la dernière fois que nous pouvons  porter la main sur vous impunément, quand vous serez Roi vous nous aurez oubliés », l’élu entre ensuite dans une grande case construite pour l’occasion avec la future reine, sa première  femme et un de ses enfants qui porte le coussin en serge rouge rempli de charmes  « le likuba ». C’est sur ce coussin que le roi va s’asseoir durant toute l’initiation qui dure neuf jours.

Il est initié dans les moindres détails sur le plan temporel et surnaturel. Le 3jour est un jour fatidique, si le futur roi le dépasse, c’est le signe que l’esprit supérieur du royaume ainsi que ses propres ancêtres l’agréent. Sinon, il  doit mourir, tué par les esprits qui se libèrent des attributs royaux.

Chaque jour durant l’initiation, il est habillé et lavé par le Ngassibi et motiri. C’est la 2efemme qui apporte au roi et à la future reine leur nourriture, mais celle-ci est cuite sur un feu allumé par un dignitaire dans une cuisine construite pour la circonstance. Rien n’est laissé au hasard. Chaque détail est  fixé par la tradition.

Le futur roi acquiert d’autres attributs de sa puissance : des plumes rouges du NKUWO (le perroquet)  considéré comme le roi des oiseaux, des plumes mauves de l’engoulement,  une peau de lion, son bâton de commandement, un bonnet brodé et enfin le grand collier en cuivre orné de douze pointes représentant le nombre de ses grands feudataires.

Enfin le 9e jour, celui de l’investiture publique. Le roi sort en grande pompe de sa retraite à l’heure où il y est rentré. Devant le peuple assemblé, le ngaelino lui passe au cou le grand collier et lui remet tous les insignes de sa charge. Il le présente ensuite au Ngansyemu    qui proclame le nom du nouveau roi.

Conclusion

Les Téké ont, il y a fort longtemps, développé une civilisation qui est l’une des plus anciennes du bassin congolais, portée par une langue elle aussi très ancienne. De tous les royaumes qui ont marqué l’histoire de l’Afrique Noire, le royaume téké demeure certainement l’un des plus vivants dans la mémoire des peuples, par sa situation géographique au cœur de l’Afrique centrale, mais aussi par son étendue et la puissance de ses rois. Le pouvoir d’Ounko (le roi) s’étendait sur un espace immense du nord au sud du Congo. Il dépassait les limites du Gabon et l’actuel Congo Démocratique, allant de l’Angola jusqu’en Centrafrique.

France ZOULA
Association des étudiants congolais et congolais en Tunisie