Psychanalyse de la rumeur au Congo

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Rumeur et Calomnie sont étroites parentes, la seconde n’étant que la fille maléfique de la première. Beaumarchais dans Le Barbier de Séville en a magistralement illustré le processus de diffusion : « D’abord un bruit léger, rasant le sol comme hirondelle avant l’orage, pianissimo murmure et file, et sème en courant le trait empoisonné. Telle bouche le recueille, et piano, piano vous le glisse en l’oreille adroitement. Le mal est fait, il germe, il rampe, il chemine, et rinforzando de bouche en bouche il va le diable ; puis tout à coup, on ne sait comment, vous voyez calomnie se dresser, siffler, s’enfler, grandir à vue d’œil ; elle s’élance, étend son vol, tourbillonne, enveloppe, arrache, entraîne, éclate et tonne, et devient, grâce au Ciel, un cri général, un crescendo public, un chorus universel de haine et de proscription. Qui diable y résisterait ? »[i]

Rumeur birds

« La rumeur »

in Dictionnaire général du Congo-Brazzaville par Philippe Moukoko (L’Harmattan 1999)

Elle [la rumeur] est véhiculée par Radio-trottoir ou constitue elle-même la Radio-trottoir.

Généralités

« La tradition orale, qui est une source historique ignorée souvent du sociologue, est mieux que la simple rumeur (« Radio-trottoir  » ) pour documenter [sic] sur les origines du président Ngouabi ». Ainsi écrit dans L’histoire sanglante du Congo Brazzaville le grand historien Théophile Obenga en page de présentation de ses livres portant sur le Congo. Malgré les termes vagues de l’énonciation, cette phrase est destinée à Rémy Bazenguissa-Ganga. Dans son ouvrage intitulé Les voies du politique au Congo, le brillant sociologue s’était partiellement appuyé sur la « Radio-trottoir » pour constituer la biographie de Marien Ngouabi. D’après cette rumeur, Ngouabi serait né « d’un père inconnu » ou « de l’union d’une femme Kouyou et d’un homme kongo », matsouaniste forcé à l’exil à Owando. Ce qui vaut au sociologue cette timide remarque de l’historien, par ailleurs hagiographe de Marien Ngouabi[ii]. Au fond, cette assertion rend parfaitement compte de l’intérêt mitigé que suscite ce mode d’expression populaire. Pourtant, Radio-trottoir comme moyen par lequel s’infiltrent des rumeurs emprunte certaines de ses caractéristiques à la tradition orale. « Affectueusement » appelée par les européens du Moyen-Congo « histoires de nègres », « rumeurs de masses » au temps du socialisme congolais (Marien Ngouabi), ou encore des « campagnes d’intoxication » par Sassou Nguesso, Radio –trottoir a accru son emprise sur les populations congolaises parce qu’elle supplée à la langue de bois de la classe dirigeante, sublime les frustrations populaires et invente un imaginaire politique exigeant. Ainsi elle apparaît généralement comme un mode de contestation sociale du politique au même titre que la sape, le prophétisme de Wiliam Yoka, la transformation des sigles ou le football brazzavillois. C’est dans ce sens que s’explique cet aveu d’impuissance de Marien Ngouabi qui affirmait dans son discours du I8 mars I973 destine aux responsables de la C.S.C. “Nous devons…reconnaître la faiblesse de notre mécanisme de propagande qui laisse toute latitude à “radio-trottoir” de mener une campagne mensongère, destructrice au niveau des masses, de spéculer autour des erreurs commises par des chefs du Parti et autour des erreurs du pouvoir”. Sans être considérée dans cette optique, la rumeur est reprise dans les écrits des analystes politiques (Wagret, Desjeux, Gruénais, Bazenguissa, etc), dans les essais des hommes politiques (Pascal *Lissouba, Guy Menga) et dans les journaux sérieux (Jeune Afrique, Marchés Tropicaux, etc.).  Même le livre de Théophile Obenga contient une rumeur supplétive. L’historien se satisfait beaucoup plus d’elle que de la version officielle dans l’affaire Roch Ngazadi (remplaçant de Matsocota mort dans un curieux accident de la circulation).

Phénomène urbain (Pointe-Noire, Dolisie, Nkayi, etc.) plutôt que simplement brazzavillois, la rumeur se répand “à la vitesse de l’électron”. Ainsi, sous le régime de Marien Ngouabi, c’est elle qui annonça très vite la mort de Franklin Boukaka en février 1972 alors que les autorités révolutionnaires tentèrent de l’occulter durant des jours. Un an auparavant, Marien Ngouabi découvrit un cas de “sabotage” de “l’impérialisme” grâce aux rumeurs “…Il manque des médicaments, des produits pharmaceutiques. On l’apprend par les rumeurs de masses. Et lorsqu’on vérifie, on découvre que cela dure depuis longtemps !”. De même, sous le régime de Sassou Nguesso, la Radio-trottoir prédisait dès le début des travaux du Comité central (12ème session, avril 1983) l’exclusion de Florent Tsiba pour pratiques fétichistes et diffusion de tracts. Le 30 avril, le ministre de l’information fut effectivement exclu sous le grief “d’inconséquence idéologique”. A contrario, Radio-trottoir se trompe souvent lorsqu’elle manque d’esprit critique ou s’obstine à voir le pouvoir dans une situation de fin. Par exemple, lors des coups d’Etat, elle se range radicalement du coté des putschistes. En 1972, la rumeur prétendait que Diawara était l’homme “le plus fort en karaté de tout le Congo” et qui “dormait sur les arbres”. De même, Pierre Anga se voyait doté de qualités physiques extraordinaires. Il était un tireur d’élite, paraissait plus fort que Sassou Nguesso et les autres membres du C.M.P. En outre, il avait le don d’ubiquité et, en cas de danger, il pouvait “disparaitre par magie”. Les deux rebelles furent néanmoins tués. En 1988 et 1989, anticipant la chute du régime socialiste de Sassou Nguesso, le Tout-Brazzaville se réjouissait d’avoir constaté des signes d’amaigrissement sur le visage du président, preuve qu’il avait contracté le SIDA – sa vie sexuelle étant considérée comme frivole – et que sa mort était inéluctable… 10 ans plus tard[iii], Sassou est toujours en  vie et s’est fait de nouveau « l’homme fort » du Congo.

Par sa nature et sa portée, la Radio-trottoir est éminemment un phénomène d’ordre politique peu intéressant pour le journaliste, parce qu’elle lui vaudra des procès en diffamation. Par contre, elle se révèle utile pour le chercheur en sciences humaines qui veut écrire une histoire des mentalités congolaises ou pour le politologue qui cherche à comprendre la nature des rapports existant entre les gouvernés et les gouvernants ou l’influence de l’imaginaire populaire sur la vie politique. En l’absence d’une “rumeurologie politique », on peut ici distinguer cinq types de rumeurs et exposer les forces ou les messages qu’elles sous-tendent, la confirmation des faits rapportés n’étant pas le but recherché.

Rumeur supplétive

Elle consiste à remédier à la carence des autorités judiciaires dans la mise en œuvre des responsabilités en matière de détournement des deniers publics ou d’assassinats politiques comme si le peuple refusait l’idée d’irresponsabilité des hommes politiques pourtant contraire à l’inconscient collectif national. En effet, pour le Congolais, il y a toujours une main qui agit ou un esprit qui maudit dans tout échec ou tout homicide. C’est pour cette raison que Pascal Lissouba et les membres du groupe de Mpila sont considérés comme les instigateurs des assassinats de I965. Sassou Nguesso et Yhombi-Opango sont rendus responsables de la mort de Marien Ngouabi. De même, le premier se trouve au centre de l’affaire des enfants de Moukondo. En fait, la rumeur supplétive est beaucou plus proche de ce que Sony Labou Tansi appelait, dans un autre contexte, le “provisoire définitif », puisque le peuple se montre toujours curieux de connaître la vérité, montrant par la que ce qu’il raconte dans la rue ne constitue que des hypothèses, préférables au silence des autorités ou aux mensonges diffusés par la presse gouvernementale partisane.

Rumeur hétérophobe

D’origine politicienne, elle tend à créer la phobie chez une ethnie envers une autre, à créer l’hystérie générale, la crainte de l’autre ethnie pour inciter les intéressés à se défendre. En I959, les hommes politiques ont poussé les partisans de Youlou à s’armer en leur parlant d’une imminente descente des MBochi de l’Alima, prêts à secourir ceux de Poto-Poto. De même en I993. les partisans de Bernard ‘Kolélas soutenaient que tous les ressortissants du « Grand ‘Niari » détenaient des armes de guerre dès les premières heures des tueries et des expulsions de Bacongo, alors qu’en réalité ils se sont massivement armés après celles-ci. Dans l’un et l’autre cas, il y a eu une manipulation de la part des hommes politiques. Cette rumeur-intoxication a, chaque fois, entraîné le Congo dans une guerre ethno-politique. A contrario, Marien Ngouabi traîna Martin M’Béri devant la Cour révolutionnaire de justice en I970 lorsque le régime découvrit chez lui des tracts prêts a être distribués stipulant que les “Nordistes » s’apprêtaient à éliminer les « Sudistes » des postes de responsabilités politiques. Sur le même grief, Stéphane Bongho, kouyou comme Marien Ngouabi. fut condamné à I0 ans de prison lorsqu’il voulut organiser un  groupe de défense ethnique en prétendant l’imminence d’un coup de force des “Sudistes » (Claude Emest Ndalla et Ange Diawara).

Rumeur magico-réaliste

L’expression “réalisme magique » est empruntée à Tchichellé Tchivela. Elle est utilisée dans la critique littéraire pour désigner certains aspects de l’œuvre de Sony Labou Tansi. En l’espèce, elle rend souvent compte de l’inquiétude d’un peuple livré à la dérive du pouvoir politique avec lequel tout lien affectif est rompu. Entre dans ce schéma l’affaire des enfants de Moukondo dont les corps découverts démunis d’organes génitaux auraient servi d’adjuvant au pouvoir politique de Sassou Nguesso. De façon plus prosaïque, le frère de Pierre Anga, Kake Anga, certifiait à la Conférence nationale que le sexe de son frère avait été coupé et conservé à la présidence de la République à des fins mystiques. Les militaires jadis proches de Denis Sassou Nguesso — redevenus lors de la deuxième bataille de Brazzaville ses alliés — expliquèrent devant les conférenciers comment “Papa Bonheur” avait introduit le désordre dans leurs ménages. Ces informations qui étaient des rumeurs bien avant la Conférence nationale tendaient à soutenir que “l’homme des actions concrètes” dominait mystiquement les membres de sa “cour” par des rapports sexuels qu’il avait eus avec leurs femmes. Par ailleurs, l’affaire de l’accident de « ‘Mvoungouti mettait en exergue les sacrifices humains susceptibles de renforcer un pouvoir à la dérive.

Par leur caractère hypothétique et surtout dérisoire, les politologues congolais ou français ne les ont jamais étudiées ni mesuré leur effet. Or, ces rumeurs qui s’appuient sur un arrière-fond social millénaire avaient affaibli dès I988 l’autorité politique de Sassou Nguesso. Associées au marasme économique et aux conséquences de la chute de l’empire soviétique, elles contribuèrent largement à la contestation sociale de son régime.

Rumeur-propagande

L’opinion publique à qui elle est destinée ne la considère pas comme telle. Tantôt elle sert à vénérer un homme politique, tantôt à le rabaisser selon les enjeux escomptés. Déjà au Moyen-Congo, les hommes politiques proches de Félix Tchicaya utilisaient en 1945 cet artifice pour tenter d’acquérir les voix des matsouanistes. Ils affirmaient que Félix Tchicaya avait rencontré Matsoua (mort depuis 1942) à Paris et que ce dernier l’avait investi de sa confiance. De même, en 1956 Fulbert Youlou séduisit les Téké à l’approche des élections en laissant courir “le bruit que la reine [Ngalifourou] à ses derniers moments l’avait fait appeler pour recevoir les derniers sacrements”. Dans l’autre sens, Gambali, homme politique du M.S.A. et modeste patron de bar de Poto-Poto, avait refusé de suivre la politique de son parti politique en présentant sa candidature aux élections. L’organe de propagande du M.S.A. répliqua “en faisant répandre le bruit que le vin vendu par Gambali… était empoisonné”, et qu’il « avait passé un contrat avec un entrepreneur des pompes funèbres pour fournir de la clientèle à ce dernier…”. Gambali fut au bord de la faillite, car ses clients « rumeurisés” arrêtèrent de fréquenter son bar. Plus récemment, les “bruits” concernant le candidat Pascal Lissouba avançaient en I991 que celui-ci payait la bourse des étudiants congolais en France, ou qu’il était sur le point d’obtenir le prix Nobel dans les années 60. Ces rumeurs favorables agrémentées par les propos du candidat (petite Suisse) firent de lui un milliardaire et l’homme providentiel. Ce qui contribua largement à son succès électoral. Après que les passions se sont calmées, il apparaît que “le professeur des professeurs” n’était ni l’homme providentiel puisqu’il a plongé le Congo dans une situation catastrophique, ni un milliardaire dans la mesure où son seul et bel appartement parisien n’a été acheté que récemment avec les deniers publics. Comme l’atteste aussi la part financière prise par les entrepreneurs brazzavillois,  y compris l’affairiste « ‘Otto M’bongo dans le financement de sa campagne électorale de 1992.

Rumeur événementielle

Elle correspond justement à observation faite par le journaliste Jean-Bapltiste Placca ou par les politologues africanistes Emile Le Bris et Patrick Quantin selon laquelle “la rue congolaise est…la plus politisée d’Afrique”. Mais de quelle politisation s’agit-il ? Celle fondée sur la rumeur. Par ce moyen, le peuple cherche à comprendre, à interpréter, a trouver un fil conducteur entre les informations diffusées par Radio-Congo et R.F.l., Africa n°1 et encore celles rapportées par des colporteurs. A l’évidence, les Congolais n’appréhendent pas les événements de la même manière selon qu’ils sont lettrés ou illettrés, partisans ou adversaires du régime en place, ou selon qu’ils vivent à Bacongo ou à Ouenzé ou à l’intérieur du pays. Etat de l’opinion publique à un certain moment. cette rumeur peut avoir les caractéristiques des autres catégories. inoffensive quand elle s’appuie sur des faits de moindre importance, redoutable lorsqu’elle a un contenu hétérophobe ou magico-réaliste. A titre d’exemple, Marien Ngouabi mit fin en I969 à une rumeur mettant en avant la déportation de Félix Mouzabaltani à ‘Owando et son supplice en menaçant d’arrêter et juger les colporteurs s’ils n’apportaient pas de preuves. En I988, l’hystérie d’une catastrophe écologique dans la région du Kouilou alimentée par de folles rumeurs fondées sur des informations les poussa les autorités congolaises à sortir de la réserve en limogeant instigateurs de cette affaire (déchets toxiques).

Dans la société congolaise actuelle où les  aspirations populaires ont toujours été étouffées par des appétits personnels de l’élite au pouvoir, la rumeur constitue le moyen par lequel les populations exercent un regard sur la vie et l’élite politiques congolaises. Cependant, il n’est pas certain qu’elles en gardent le monopole, puisque pour arriver à ses propres fins cette élite propage aussi des rumeurs par la diffusion des tracts. Ces influences réciproques contribuent à l’affaiblissement ou à la valorisation de certains hommes politiques, à l’engagement des populations dans des guerres ethno-politiques. En outre, elles créent souvent des tensions politiques très vives qui confèrent à l’environnement socio-politique congolais des caractéristiques archaïques et baroques.

La rumeur, fille des sociétés politiques anciennes

La rumeur est une survivance des traditions des royautés congolaises. Ce fait a été remarqué dès le XVème siècle au royaume de Joâo 1er, ou les Kongo firent courir le bruit suivant lequel les Blancs étaient les esprits des ancêtres qui ressuscitaient après leur séjour passé dans l ‘au-delà. Au royaume de Ma Loango, les rumeurs laissaient entendre que le roi était très puissant. Personne ne devait le voir, ni le toucher. Celui qui se retournerait à son passage devait trouver la mort. Au royaume de Makoko, Jan Vansina a relevé une rumeur selon laquelle Brazza serait l ‘esprit du père d ’Ilo [Makoko], réincarné dans un corps d’européen. ” Ces rumeurs qui avaient pour fonction de justifier le cours des événements tiraient leur force et leur caractéristique (croyances aveugles, attributs divins conférés au roi, l’absence d’esprit critique, etc) des traditions orales. Ainsi, la rumeur n’est pas le propre de l’environnement politique actuel.

Bibliographie

  • Théophile Obenga, L ‘histoire sanglante du Congo-Brazzaville, Présence Africaine, 1998. p 99. 65. 140
  • Jan Vansina, op cit. Les Africains. Tome X. p.p. 171—173.
  • Citations de Marien Ngouabi, in Vers la construction d’une société socialiste en Afrique, Présence Africaine, 1975, p. 99, p. 278
  • Rémy Bazenguissa-Ganga, Les voies du politique au Congo, Karthala. I997, p. l3l, p. 324-.325, l’ouvrage fourmille de plusieurs autres rumeurs sur la préparation d’un coup d’Etat en I968,
  • Dominique Desjeux, Le Congo est-il situationiste ? Le mois en Afrique n° l5. I980, p 26. Sur la libération de Lissouba par Sassou Nguesso
  • Marc-Eric Gruenais, La fin d’une pseudo-démocratie. Politique Africaine, n° 68 décembre I997. spécialement p 12b. note 4. Rumeur concernant les embauches des proches de Pascal Lissouba dans la Fonction publique. voir Marc-Eric Gruenais, op cité, note de bas de page n°7 sur la radiation de Florent Tsiba.
  • Jeune Afrique, Les ambitions en baisse, n° l l67 du 18 mai I983. p.44. Sur l’annonce de la mort de Boukaka.
  • Africasia, I972, n°62 (censuré au Congo). p. 11 Sur le conflit entre Sassou et Mokoko,
  • Pascal Lissouba. Les fruits de la passion partagée. Odilon Media. I997. p. 160. Sur l’implication des amis militaires de Ngouabi dans son assassinat,
  • op. cit, p l09 Sur le coup d’Etat de Mokoko et l’affaire du D.C. I0 d’U.T.A.,
  • Guy Menga, La transition escamotée, l’Harmattan. I993, p. 125, p. 26. Rumeur concernant André Matsoua,
  • Jean-Michel Wagret. Histoire et sociologie politiques de la République du Congo (Brazzaville), op. cit., p.p.84-85, Gambali (p.p. l90-l9l), Youlou (p. I97).
  • Concernant les tracts de Martin M‘Béri (Marchés Tropicaux, 27 mars 1971), de Bongho Nouarra (26 septembre 1970, p.p 2807-2808)
  • Sur Pierre Anga et Diawara (Bazenguissa. op cit. p. 291. P.128 note de bas de page n°22),
  • Concernant Mouzabakani (Marchés Tropicaux du 27 décembre 1969, p. 3505).
  • Rumeurs ayant contribué au succès électoral de Lissouba, in Grégoire Ndaki, Crises, tractations et conflits politiques au Congo-Brazzaville, L’Harmattan. I997, p. p. 26-27.
  • Rumeur mettant en avant la préparation d’un coup Etat par Jean Marie Michel Mokoko, Patrick Quantin, Congo . Transition démocratique et conjoncture critique, p.p. 154, in Jean Daloz et Patrick Quantin, éds, Transitions démocratiques africaines, Karthala. 1997. Rumeurs-propagande relatives aux identités téké, beembé et pygmée respectivement de F. Youlou Massamba-Débat et Pascal Lissouba…, in Jpseph Tonda, in Politique Africaine, n° 72, décembre 1998,
  • Les deux Congos dans la guerre, p.p 55-56. La dernière citation est celle d’Émile Le Bris et Patrick Quantin (Les Barricades sont-elles constitutionnelles ? Politique Africaine, n°49, décembre 1992
  • Jean-Baptiste Placca écrit : “ce pays dont le peuple est l’un des plus politisés d’Afrique (Jeune Afrique, 7 octobre 1987, p. 33).
  • Voir l’étude de Martin Granel, qui est un excellent compte-rendu de la rumeur à travers la presse congolaise. Mais, elle ne présage pas “une rumeurologie politique” in E.Dorier Appril. A.Kouvouama, Christophe Appril, Vivre à Brazzaville. Karthala, novembre 1998, p.p. 149-170

[i] Éloge de la calomnie – Beaumarchais – Le barbier de Séville, II-8

[ii] La vie de Marien NgouabiRémy Bazenguissa-Ganga – Présence Africaine 1977

[iii] Ce texte date de 1999

Nous avons emprunté cet article à l’excellent ouvrage de Philippe Moukoko 

DICTIONNAIRE GÉNÉRAL DU CONGO-BRAZZAVILLE

Première synthèse de l’histoire générale du Congo-Brazzaville partant des origines (XVe siècle) jusqu’à l’époque contemporaine, ce dictionnaire comprend 511 entrées portant sur les faits politiques, économiques, socio-culturels, les aspects mythologiques, géographiques. Il englobe aussi des notes bibliographiques à la fin de chaque entrée et des anecdotes historiques rendues dans des encadrés. En outre, il rassemble des annexes (cartes géographiques), une chronologie générale et deux index.

ISBN : 2-7384-8222-8 • novembre 1999 • 440 pages

Prix éditeur : 38 € 36,10 €