Petite histoire du sucre de Nkayi

La première sucrerie de la SIAN à Nkayi

En 1947, la famille Vilgrain, propriétaire et gestionnaire des Grands Moulins de Paris, effectue ses premiers investissements en Afrique. Jean Vilgrain, à la tête du groupe, achète une concession de 12 000 hectares au Congo avec la famille de betteraviers français De Wulf. Cet achat permet la création d’une minoterie (spécialité de la famile Vilgrain qui dirige alors les Grands Moulins de Paris), d’une huilerie d’arachide et d’une sucrerie qui voit le jour à Jacob (Nkayi). La SIAN (Société Industrielle et Agricole du Niari) est fondée.

L’usine de Jacob, l’une des plus importantes d’Afrique centrale, a été construite près de la gare, et elle traite la canne produite dans une zone de plus de 200 km2 autour de la ville. Après l’Indépendance du Congo en 1960, l’entreprise poursuit ses activités.

Entre 1947 et 1970, plusieurs minoteries et sucreries seront créées au Cameroun, au Gabon, en Côte d’Ivoire, au Tchad et au Burkina Faso

En 1970, la SOMDIAA est créée afin de mutualiser les expertises techniques acquises et d’initier de nombreux projets industriels en Afrique en partenariat avec les États et des investisseurs privés : minoterie, sucreries de cannes, alimentation animale, élevages, produits industriels…

Mais en 1971, au Congo, sous le régime d’inspiration marxiste, elle est nationalisée.

Au début des années 1980, on crée la deuxième usine. Mais la production de sucre a chuté considérablement et l’impact socio-économique se fait sentir, ainsi la croissance démographique de Nkayi se ralentit.

Au début des années 1990, la SOMDIAA, alors dirigée par… Jean-Louis Vilgrain, s’intègre au processus de privatisation et reprend en 1991 l’ancienne sucrerie SIAN qui devient alors la SARIS Congo.

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